La Suisse doit s'habituer à un nouveau rythme. [Keystone]
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Le nombre de cas de Covid-19 en Suisse avoisine les 10'000

- Selon les données cantonales disponibles le 25 mars à 14h30, 10'530 personnes ont été testées positives en Suisse. Parmi elles, 148 sont décédées. Les chiffres de l'OFSP, qui se basent seulement sur les déclarations reçues et saisies jusqu'au matin, dénombraient eux 9765 personnes touchées.

- Les entreprises pourront solliciter les crédits cautionnés par la Confédération dès jeudi. Le taux d'intérêt sera nul jusqu'à 500'000 francs, puis au taux de 0,5% jusqu'à 20 millions. Un montant de 20 milliards de francs d'aide est prévu pour le programme gouvernemental.

- Trois avions ramenant en Suisse plus de 500 touristes helvétiques bloqués à l'étranger en raison de la crise provoquée par le nouveau coronavirus ont atterri mardi et mercredi à Zurich. Les vols provenaient du Costa Rica, du Maroc et de la Colombie.

- Le Conseil fédéral n'a pas imposé de confinement général, mais rappelle qu'il faut rester à la maison (en particulier si on est malade ou âgé de 65 ans ou plus). Il appelle à ne sortir que si on doit aller travailler (télétravail pas possible), aller chez le médecin ou à la pharmacie, faire les courses ou aider un proche.

Suivi assuré par RTSinfo.

21h50

Lettre ouverte pour la réouverture du poste frontière de Bizzarone

Maires et syndicalistes de la région de Côme (I) demandent dans une lettre ouverte la réouverture du poste frontière de Bizzarone. Les frontaliers souffrent chaque jour de la décision unilatérale de la Suisse de fermer ce passage secondaire, écrivent-ils.

La première série de fermetures des petits postes frontières entre le Tessin et la Lombardie avait déjà provoqué d'immenses bouchons. La fermeture de Bizzarone a achevé d'excéder les travailleurs italiens actifs en Suisse. Cela touche en première ligne le personnel soignant qui travaille au service de la population suisse, dit la lettre.

Les frontaliers italiens sont la "colonne vertébrale du Tessin" et ne méritent pas d'être traités de cette façon.

21h20

Augmentation des violences conjugales liée au confinement

En raison du risque d'augmentation de la violence conjugale liée au confinement, le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes a mis sur pied une task force avec les cantons. Son objectif: rappeler qu'il y a une tolérance zéro face à la violence conjugale.

>> Pour en savoir plus: Les spécialistes craignent une augmentation des violences conjugales liée au confinement

21h00

Questions/réponses sur le Covid-19: revoir le direct sur RTSinfo et sa page Facebook

RTSinfo a proposé mercredi soir un nouveau direct pour tenter de répondre aux questions que se pose le public sur l'épidémie de coronavirus qui touche la Suisse et le monde.

Le professeur Didier Pittet, chef du service d’infectiologie aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), et Alexandra Calmy, responsable des consultations VIH au service des maladies infectieuses des HUG, ont répondu aux questions des internautes, avec Aurélie Coulon, journaliste à l'Actu TV à Genève, et Darius Rochebin.

>> Revoir l'émission complète:

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus

20h40

L'équipe suisse de foot chante pendant la pandémie

Au repos bien malgré eux en raison de la pandémie de coronavirus, les internationaux helvétiques de football ont choisi de pousser la chansonnette en reprenant "Imagine", de John Lennon.

Après une introduction du capitaine, Stefan Lichtsteiner, plusieurs joueurs comme Yann Sommer et Ricardo Rodriguez et même l'entraîneur Vladimir Petkovic se muent en chanteurs le temps d'un clip.

Les internationaux ont fait un don à l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) pour l'achat de matériel de protection et d'urgence nécessaire au personnel médical.

19h20

Trafic routier diminué dans le canton de Vaud

La crise du coronavirus a des effets sur le trafic routier. La mobilité individuelle a globalement baissé de l'ordre de deux tiers depuis la mi-mars sur le tronçon Morges - Ecublens de l'autoroute A1 dans le canton de Vaud, pendant la journée et toutes directions confondues.

Selon des comptages, ce tronçon dénombrait un trafic total de 96'000 véhicules au 3 mars. Mardi, ils étaient 34’250, soit une diminution "importante de 65%", a déclaré Denis Froidevaux, chef de l'Etat-Major cantonal de conduite lors d'un point de presse.

19h00

Hausse des dénonciations

La dénonciation augmente en période de pandémie. Ainsi, sur les réseaux sociaux, les personnes âgées qui sortent s'aérer, en respectant l'autorisation, sont pointées du doigt, voire se font vertement critiquer.

>> Ecouter l'interview de Cornelia Hummel, professeure associée de sociologie à l'Université de Genève, dans Forum:

La dénonciation augmente en période de pandémie, l’interview de Cornelia Hummel (vidéo) [RTS]
La dénonciation augmente en période de pandémie, l’interview de Cornelia Hummel (vidéo) / Forum (vidéo) / 4 min. / le 25 mars 2020

18h50

Coronavirus et soins palliatifs en EMS

Comment prendre en charge les patients très âgés, atteints du Covid-19 et qui ont déclaré ne pas vouloir d'acharnement thérapeutique pour leur fin de vie? Ce ne sont ni les soins intensifs, ni l'intubation, en cas d'aggravation de leur état de santé qui leur sera recommandé, mais les soins palliatifs. Et les EMS sont en première ligne.

La Société de soins palliatifs gériatriques vient d'édicter des recommandations. Elle rappelle notamment l'importance de connaître les souhaits des résidents si leur état venait à s'aggraver.

Les médecins estiment qu'une partie des résidents d’EMS touchés par le COVID 19 peuvent être soignés et guéris sur place. Mais le taux de mortalité augmentant fortement avec l'âge, la stratégie dans plusieurs cantons est de déployer des équipes de soins palliatifs mobiles pour ne pas engorger les soins intensifs. Mais aussi parce que la plupart des résidents préfèrent décéder à l’EMS, plutôt que dans un hôpital.

L'approvisionnement en morphine et en traitements sédatifs pour soulager les douleurs a été renforcé sous l'égide des pharmacies cantonales.

>> Pour en savoir plus, écoutez l’interview de la doctoresse Eve Rubli Truchard, gériatre membre de la chaire des soins palliatifs du CHUV dans l’émission Forum:

La difficile prise en charge des personnes âgées attentes du coronavirus, l’interview d’Eve Rubli Truchard (vidéo) [RTS]
La difficile prise en charge des personnes âgées atteintes du coronavirus, l’interview d’Eve Rubli Truchard (vidéo) / Forum (vidéo) / 6 min. / le 25 mars 2020

18h40

Bientôt des tests sérologiques

L'institut de microbiologie de l'UNIL- CHUV va lancer des tests sérologiques dans les prochains jours. Ces tests sanguins permettent de savoir si les personnes ont développé une réponse immunitaire contre le virus.

Actuellement les tests génétiques servent à détecter directement si une personne est infectée par le coronavirus en analysant l'ADN du virus prélevé au fond du nez ou de la gorge. Ce sont les seuls tests à ce jour pour dire si oui ou non vous souffrez de la maladie Covid-19.

Les tests sérologiques mesurent dans le sang les anticorps que la personne a développés en présence du coronavirus, entre 7 et 14 jours après l'infection. Ces anticorps sont toujours présents plusieurs jours ou mois après la guérison. Ces tests sont d'une très grande utilité pour le suivi de l'épidémie, le suivi de santé des soignants et des travailleurs en contact avec le virus, voire même le traitement de certains cas.

>> L'interview dans CQFD de Gilbert Greub, directeur de l'Institut de microbiologie de l'UNIL et médecin chef des laboratoires diagnostics du CHUV:

Les tests sérologiques sont fait sur du sang.
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Depositphotos [alexraths - Depositphotos]alexraths - Depositphotos
Des tests sérologiques pour repérer des anticorps / CQFD / 14 min. / le 25 mars 2020

18h15

Genève autorise les chantiers sous condition

A Genève, les chantiers pourront rouvrir ou se poursuivre sur demande. Après avoir décidé la fermeture des chantiers, le canton s'est adapté à l'ordonnance ad hoc du Conseil fédéral. Le Conseil d'Etat indique mercredi qu'il est possible de demander l'ouverture ou la poursuite d'un chantier à condition de prouver qu'il respecte les prescriptions sanitaires émises par le Secrétariat d'Etat à l'économie, en particulier en matière d'hygiène et de distances sociales.

Les entreprises doivent s'annoncer au service de l'inspection de la construction et des chantiers, qui vérifiera sur place le respect des règles. Des mesures et des sanctions pénales pourront être prononcées. L'Etat annonce des contrôles réguliers et stricts.

18h00

Pas de confinement à Verbier, les rues sont très calmes

La station de Verbier est à l'arrêt. La police a renforcé ses patrouilles pour dénoncer les comportements à risques, principalement le non-respect des distances et les réunions de plus de cinq personnes. Elle veille aussi à la fermeture des espaces publics, spas et autres lieux de rencontre.

"Les rues sont plutôt très calmes. Nous avons effectué le contrôle des hôtels sur la commune de Bagnes, et tous sont fermés", a témoigné le porte-parole de la police cantonale valaisanne Stève Léger dans le 12h45 de la RTS mercredi.

>> Lire à ce sujet: Des médecins appellent à placer toute la station de Verbier en quarantaine

Certains saisonniers ont choisi de rester

Si les hôtels sont pour la plupart fermés dans une grande partie des stations et les vacanciers repartis, reste la question des saisonniers encore présents et logés en groupe, tout comme celle des résidents secondaires.

"On a fini notre saison, mais moi, je viens de France, où tout le monde est confiné. Donc on est bien mieux à rester à la montagne qu'en ville", confie un travailleur saisonnier de la station de St-Luc, dans le Val d'Anniviers. D'autres ont décidé de rentrer, malgré le confinement dans leur pays.

Du côté des résidents secondaires, le président la commune fusionnée d'Anniviers David Melly relève qu'il y en a davantage qu'à la même période l'an dernier: "On constate dans les villages, le soir, plus de lumières que dans les semaines habituelles de fin de saison".

>> Regarder le reportage du 12h45 en Valais:

Le confinement de Verbier avait été réclamé par les médecins mais refusé par les autorités. Reportage dans la région. [RTS]
Le confinement de Verbier avait été réclamé par les médecins mais refusé par les autorités. Reportage dans la région. / 12h45 / 1 min. / le 25 mars 2020

17h50

600 membres de la PC à Fribourg

Le canton de Fribourg s'apprête à recevoir d'ici à dimanche l'appui de 600 membres de la Protection civile en renfort de la chaîne sanitaire dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. La PC apportera une assistance dans nombre de domaines.

Quelque 300 astreints à la Protection civile sont déjà actifs dans le canton à compter de ce mercredi, a indiqué l'Organe cantonal de conduite (OCC). Disposant d’une formation spécifique, ils soulagent l’Hôpital fribourgeois (HFR) et de nombreux EMS dans des tâches administratives, de triage ou d’intendance.

17h40

50 personnes aux soins intensifs à Genève

L'épidémie de Covid-19 continue d'exercer une forte pression sur les services de santé genevois. Mercredi, 50 personnes contaminées se trouvaient aux soins intensifs, 9 de plus que la veille. Le bilan des morts s'élève désormais à 15, contre 12 mardi.

Mercredi, 190 patients atteints du Covid-19 se trouvaient hospitalisés. Ils étaient 176 mardi, selon les chiffres figurant sur le site de l'Etat de Genève. En revanche, le nombre de nouveaux cas confirmés n'a progressé que de six unités mercredi. Un gros ralentissement qui doit cependant être interprété avec prudence.

"On a fait moins de tests pour l'instant", a expliqué Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé. Ce qui est inquiétant, c'est la progression des hospitalisations et surtout des personnes en soins intensifs, a-t-il ajouté.

17h30

Guy Parmelin: "Il est essentiel que ceux qui peuvent travailler travaillent"

"Pour que le plus grand nombre parvienne à sortir de la crise matériellement aussi vite que possible, il est absolument essentiel que les personnes et les entreprises qui peuvent travailler travaillent", a déclaré mercredi le chef du Département de l'économie Guy Parmelin.

>> L'interview de Guy Parmelin dans l'émission Forum:

Le conseiller fédéral Guy Parmelin est défavorable à un arrêt de l’économie (vidéo) [RTS]
Le conseiller fédéral Guy Parmelin est défavorable à un arrêt de l’économie (vidéo) / Forum (vidéo) / 9 min. / le 25 mars 2020

"Le Conseil fédéral est conscient que beaucoup d'employés sont inquiets et, pour cette raison, il exige des employeurs qu'ils suivent les recommandations de l'OFSP", a poursuivi le conseiller fédéral, en précisant que les cantons restaient compétents pour ordonner la fermeture d'entreprises, mais seulement au cas par cas pour celles ne respectant pas les mesures anti-propagation.

"Il est indispensable d'éviter une rupture de certaines chaînes de production essentielles pour le pays. Par exemple, le producteur suisse de respirateurs médicaux doit pour pouvoir compter sur toute une série de fournisseurs s'il veut pouvoir fournir les hôpitaux", a illustré Guy Parmelin.

Raz-de-marée de demandes de chômage partiel

Il a également mis en garde qu'un certain retard pourrait être observé en matière de validation des demandes de chômage partiel, car plus de 34'000 demandes d'entreprises représentant des centaines de milliers de collaborateurs ont été reçues.

"Je remercie toutes les personnes qui, partout dans notre pays, aident avec de petites et grandes mesures à surmonter cette période difficile, en particulier dans les écoles, dans les hôpitaux, les offices régionaux de placement, la chaîne alimentaire et la logistique", a conclu le conseiller fédéral.

>> L'interview de Guy Parmelin dans le 19h30:  "484'000 personnes se sont annoncées. C'est un grand défi de trouver des solutions rapides."

Guy Parmelin "484'000 personnes se sont annoncées. C'est un grand défi de trouver des solutions rapides." [RTS]
Guy Parmelin "484'000 personnes se sont annoncées. C'est un grand défi de trouver des solutions rapides." / 19h30 / 3 min. / le 25 mars 2020

17h20

Centre de commandement de l'Hôpital fribourgeois opérationnel

L'Hôpital fribourgeois (HFR) estime avoir mis en place en un temps record un centre de commandement pour affronter la crise sanitaire du Covid-19. En l'état, le canton de Fribourg dénombre six cas de décès en lien avec la pandémie.

L’HFR prend toutes les mesures nécessaires pour faire face à la pandémie due au coronavirus, a fait savoir mercredi l'institution en conviant la presse à une visite de son centre de commandement. Ce dernier réunit un représentant des différents services.

L'organe a été créé pour coordonner les actions et besoins entre les équipes médicales et soignantes sur le terrain et les équipes en soutien. Mardi, l'HFR a commencé à transférer des patients ne nécessitant pas de soins lourds de son site principal à Fribourg vers les sites périphériques.

16h55

Le droit au chômage prolongé de 120 jours

Guy Parmelin, en charge du Département fédéral de l'économie, a annoncé mercredi une nouvelle série de mesures en faveur des chômeurs et des entreprises.

Les personnes actuellement au chômage verront leur droit aux allocations prolongées de 120 jours, afin d'éviter qu'elles n'arrivent en fin de droit durant la crise du Covid-19. En outre, la nécessité de prouver la recherche active d'un emploi est momentanément suspendue.

Accélérer les nouveaux engagements

Quant à ceux qui ont récemment perdu leur emploi, ils pourront faire leur premier entretien téléphoniquement et dans un délai de 30 jours après avoir fait leur annonce dans un office régional de placement (ORP), ou auprès de leur commune.

Du côté des entreprises, l'obligation d'annoncer les postes vacants pour qu'ils puissent être publiés en priorité dans les ORP est suspendue. L'objectif est d'accélérer les nouveaux engagements dans les secteurs qui ont rapidement besoin d'employés, à l'instar de la santé, de la pharma, de la logistique ou de l'agriculture, et l'alléger le travail des ORP.

16h35

Vol de retour vers la Roumanie pour des Roms vivant à Genève

Sans revenus depuis l'éclatement de la crise sanitaire liée au coronavirus et dans l'impossibilité de trouver un lieu d'hébergement pouvant accueillir des familles nombreuses, 72 Roms qui vivaient à Genève ont été rapatriés en urgence en Roumanie mercredi. Le vol a été mis sur pied par Caritas.

La situation devenait intenable pour de nombreuses familles roms à Genève, écrit Caritas dans un communiqué. Rues désertes, transports publics vides, ces personnes se sont retrouvées dépourvues de revenus et dans l'impossibilité de rentrer en Roumanie, les frontières se refermant les unes après les autres.

Vol financé par des philanthropes

Des Roms en détresse ont sollicité Caritas et ont demandé à l'association caritative si elle pouvait les aider à retourner dans leurs villages. En Roumanie, ces personnes pourront respecter les mesures de confinement et de sécurité sanitaires. Des consignes auxquelles il leur est impossible de se conformer à Genève.

Ce vol d'urgence à destination de Cluj-Napoca n'a pu avoir lieu que grâce au financement de philanthropes, relève Caritas. L'opération a aussi reçu l'appui des autorités genevoises et fédérales ainsi que du Consulat de Roumanie. Plusieurs citoyens roumains, bloqués en Suisse, ont profité de ce vol pour rentrer chez eux.

16h30

Louanges d'Alain Berset au personnel hospitalier

Au cours de la conférence de presse du Conseil fédéral, le chef du Département fédéral de l'intérier Alain Berset est revenu sur sa visite aux Hôpitaux universitaires de Genève mardi.

 "C'était très intéressant de pouvoir discuter avec le personnel de soin qui est au front. J'ai vu hier une excellente collaboration entre les hôpitaux publics et privés, j'ai vu le travail énorme effectué en peu de temps pour multiplier les capacités, notamment dans les soins intensifs", a raconté le conseiller fédéral.

16h10

Places de jeux fermées et exonération de taxes à Genève

La Ville de Genève prend de nouvelles mesures face à l'épidémie due au coronavirus. Les places de jeux pour enfants sont fermées. Et les commerçants qui utilisent le domaine public sont exonérés du paiement d'une taxe ou d'un loyer pendant la durée de la crise sanitaire.

Les installations de fitness en plein air tout comme les places de jeux pour enfants dans les parcs et préaux des écoles sont fermées, a indiqué mercredi le Conseil administratif de la Ville de Genève, au lendemain de sa séance. L'exécutif a aussi décidé de fermer les toilettes publiques.

Pas de taxes

En outre, les manifestations annulées en raison des mesures de lutte contre la pandémie n'auront pas à payer l'émolument administratif ni les taxes liés à l'utilisation du domaine public. Il en va de même pour les cafés et restaurants qui ont une terrasse sur l'espace public. La Ville renonce aussi à encaisser les loyers des pavillons et des édicules. Ces mesures sont valables pendant la crise sanitaire.

La première ville du canton a aussi décidé de soutenir les marchands en ne leur facturant pas la location de l'emplacement pendant cette période ainsi que durant les trois mois qui suivront la date de reprise des marchés. Durant la crise sanitaire, les taxes des empiétements liés aux chantiers et aux fouilles ne sont pas non plus facturées.

16h00

Alain Berset: "La discipline est bonne, mais il faut qu'elle perdure"

Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus en Suisse s'élève à 9765, a déclaré mercredi le ministre de la santé Alain Berset au cours de la désormais traditionnelle conférence de presse du Conseil fédéral consacrée au Covid-19. Le pays s'approche du sommet de la courbe, mais il faut maintenir la discipline, a-t-il estimé.

74'146 résultats négatifs ont également été rendus. Le total des tests est désormais tout proche de 1 par 100 habitants, ce qui place la Suisse parmi les pays qui testent le plus, voir même tout au sommet du classement, avance Alain Berset.

"Nous n'en sommes qu'au début"

"Nous avons observé beaucoup de discipline et de responsabilité individuelle au sein de la population", s'est félicité le conseiller fédéral. "Mais il va falloir faire en sorte que cette discipline perdure, car nous ne sommes qu'au début de cette situation", a-t-il averti. "Ce n'est pas un 100 mètres, c'est un marathon", a-t-il également ajouté.

Pour Alain Berset, le travail peut continuer, mais les entreprises qui ne peuvent pas respecter les consignes de sécurité doivent fermer. Les systèmes sanitaires sont bien organisés et la collaboration fonctionne, s'est encore réjoui le conseiller fédéral.

>> Les déclarations d'Alain Berset lors de la conférence de presse:

Les déclarations d'Alain Berset pendant la Conférence de presse [RTS]
Les déclarations d'Alain Berset pendant la Conférence de presse / RTS Info / 5 min. / le 25 mars 2020

15h55

La Suisse restreint ses exportations de matériel médical

Les exportations de matériel médical de protection seront soumises à autorisation dès jeudi 26 mars, sauf celles à destination des pays de l'UE et de l'AELE, a décidé le Conseil fédéral mercredi, afin d'éviter une pénurie en pleine crise sanitaire du Covid-19.

Au vu de la propagation rapide du SARS-CoV-2, la Suisse fait face à une augmentation drastique de ses besoins en masques, gants, lunettes et blouses. Ce matériel est indispensable pour protéger le personnel médical, justifie le gouvernement. Cette mesure concorde avec une décision similaire prise par l’Union européenne

Donnant-donnant avec l'UE

Les exportations à destination de la zone UE/AELE resteront possible uniquement à condition que ces États n’introduisent pas, de leur côté, un régime d’autorisation pour leurs exportations à destination de la Suisse.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie indique être au courant que certaines livraisons de matériel de protection contre le coronavirus à destination de la Suisse sont bloquées en France et Allemagne, malgré l'instruction donnée par l'UE de ne plus soumettre ces exportations dans les pays de l'AELE à une autorisation spéciale. Le SECO est en contact avec les entreprises et pays concernés pour résoudre la situation.

15h40

La Société coopérative des commerçants lausannois annule ses loyers d'avril

Pour venir en aide aux commerçants contraints de fermer boutique, la Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL), propriétaire de baux commerciaux, a pris la décision d’annuler tous ses loyers pour le mois d’avril. Cette mesure pourrait être reconduite, si les délais fixés dans l’ordonnance fédérale devaient être prolongés.

Face au confinement imposé depuis le 16 mars dernier, les commerces de détail non-alimentaires sont contraints de fermer boutique pour une durée indéterminée. Plongés dans l’incertitude, leurs revenus sont aujourd'hui réduits à néant, relève la SCCL mercredi dans un communiqué.

Appel aux autres propriétaires

Une exonération du paiement des loyers commerciaux pour les mois à venir est une mesure capitale pour leur survie. Par esprit d’entraide, la SCCL appelle "solennellement" tous les propriétaires de locaux commerciaux à annuler leurs loyers pour toute la période touchée par l’obligation de fermeture des commerces.

La SCCL demande par ailleurs au groupe de travail fédéral sur le droit de bail et la crise du coronavirus que la libération des paiements de loyers soit étudiée pour les commerçants fermés en raison des récentes mesures cantonales et fédérales.

Enfin, la SCCL tient à souligner que cette décision représente avant tout un investissement pour l’avenir. La pérennité du tissu économique régional est en jeu. Celui-ci est constitué à 99% de PME de moins de 250 collaborateurs, générant les deux tiers des emplois.

15h30

Actions pour soutenir les seniors vaudois

Pro Senectute Vaud mène plusieurs actions pour soutenir les seniors et prévenir leur isolement en cette période d’épidémie. L'association propose notamment une permanence téléphonique et en ligne, des entraînements collectifs sur Youtube ou la création de chaînes de solidarité, par téléphone notamment.

Dans le cadre de Point Info-seniors, une équipe de professionnels assure une permanence pour informer et orienter, mais également offrir une écoute et un soutien aux seniors qui en ont besoin au numéro 021 641 70 70 ou sur info-seniors@vd.prosenectute.ch

Une affiche a été créée pour encourager les citoyens vaudois à se mettre à disposition des plus âgés pour faire leurs courses, des achats à la pharmacie ou simplement discuter. Le document est à télécharger sur le site internet de l'association. Il peut être glissé dans les boîtes aux lettres ou apposé dans les entrées des immeubles.

15h20

Ueli Maurer: "Peut-être que toutes les entreprises ne survivront pas à cette crise"

Interrogé au cours de la Conférence de presse du Conseil fédéral sur les futures mesures qui pourraient être prises si la crise se prolonge au-delà du 19 avril prochain, Ueli Maurer, chef du Département des finances, a déclaré envisager une prolongation de celles déjà prises si la situation ne s'améliore pas. "On jugera à ce moment-là si on peut continuer avec les mesures économiques actuelles", a-t-il ajouté.

"On ne peut pas distribuer de l'argent à fonds perdu"

"A l'heure actuelle, on ne peut pas distribuer de l'argent à fonds perdu sans mener une analyse approfondie pour chaque entreprise", a-t-il répondu à la question de savoir si les crédits accordés dès jeudi aux entreprises n'allaient pas constituer un simple report du problème à plus tard. Certaines d'entre elles pourraient, en effet, s'avérer incapables de rembourser.

"Chaque entrepreneur supporte un risque. Peut-être que tout le monde ne survivra pas à cette crise. Elle ne sera pas indolore pour les PME, mais je pense qu'elles pourront y faire face", a poursuivi le chef du Département fédéral des finances. "On a privilégié une solution rapide, en prenant en compte le fait que certains des crédits pourraient peut-être ne pas être remboursés".

Selon lui, les banques ne gagneront pas d'argent avec ces prêts. "On ne pense pas qu'elles feront des affaires avec ça. Elles vont apporter de l'argent plutôt qu'en gagner", estime-t-il.

15h08

Deux des cinq membres du gouvernement argovien touchés

Deux des cinq membres du gouvernement argovien sont désormais atteints du coronavirus. Après le ministre de l'intérieur Urs Hoffmann (PS), le président de l'exécutif et grand argentier Markus Dieth (PDC) a lui aussi été testé positif. Placés tous deux en isolement à domicile, ils se portent bien, compte tenu des circonstances.

Le porte-parole du Conseil d'Etat Peter Buri a lui également été testé positif. Le bon fonctionnement de l'exécutif cantonal est toutefois garanti de manière numérique, indique la Chancellerie d'Etat argovienne.

Le gouvernement in corpore a ainsi tenu sa séance mercredi matin en audioconférence sous la présidence de Markus Dieth. Par ailleurs, les trois ministres non porteurs du virus travaillent en partie à domicile.

15h05

Attroupements détectés par les téléphones mobiles

Sur une demande de la Confédération, Swisscom va détecter les attroupements via les téléphones mobiles. L'opérateur communiquera aux autorités fédérales lorsque 20 téléphones mobiles se trouvent dans un espace de 100 mètres sur 100.

Les données, anonymisées et livrées avec 24 heures de délai, confirment que les mesures édictées par le gouvernement sont suivies, a souligné mercredi Alain Berset.

En raison de la pandémie, les rassemblements de plus de cinq personnes dans l'espace public sont interdits depuis samedi dernier. Pour suivre l'application de ces mesures, le Conseil fédéral s'appuie sur les données livrées par le principal opérateur suisse, qui est en mains de la Confédération.

Ces analyses ne seront effectuées que dans les espaces publics. Les immeubles d'habitation comme les locaux des entreprises ne sont pas concernés.

Seules quelques personnes de l’OFSP ont accès à ces données. Celles-ci sont entièrement anonymisées. Ainsi ni l’identité de personnes, ni le profil de déplacement ne seront tracés ou transmis, affirme encore le géant bleu.

La Confédération comme Swisscom s'appuient sur la législation en vigueur liée à la pandémie.

Pas de surveillance individuelle

Interrogé à ce propos lors de la conférence de presse du gouvernement, le conseiller fédéral Alain Berset s'est voulu rassurant, soulignant qu'il n'y avait aucune intention de procéder à une surveillance individuelle, en temps réel. Il a relevé que ces données permettent d'observer "le passé, de manière anonymisée et globalisée". Elles permettent de confirmer que la population adhère bien aux mesures prises.

Alain Berset a toutefois estimé qu'une discussion était nécessaire sur une utilisation plus large à l'avenir de cette technologie, étant donné qu'il s'agira de vivre des mois voire des années avec le nouveau virus.

>> Swisscom va surveiller les attroupements via les téléphones portables:

Swisscom va traquer les attroupements via les téléphones portables. Objectif: veiller au respect des mesures. [RTS]
Swisscom va traquer les attroupements via les téléphones portables. Objectif: veiller au respect des mesures. / 19h30 / 1 min. / le 25 mars 2020

15:00

Argent versé aux entreprises "en 30 minutes"

La procédure que devront suivre les entreprises pour obtenir, à partir de jeudi 26 mars, les prêts promis par la Confédération (jusqu'à 500'000 francs sans intérêt, puis à un taux de 0,5% au-delà) a été détaillée au cours de la Conférence de presse donnée par le Conseil fédéral mercredi à 14h. Un formulaire devra être rempli par celles qui veulent bénéficier de ces prêts, puis envoyé à leur banque habituelle par courrier. La banque enverra alors les liquidités nécessaires.

"On est préparé pour faire face à ce plan", a promis le directeur général de la Banque Cantonale de Zurich Martin Scholl, qui évoque 100 collaborateurs uniquement dévoués à cette tâche rien qu'au sein de la BCZ. "Beaucoup de banques seront prêtes dès demain, mais certaines auront peut-être des difficultés au démarrage", reconnaît-il toutefois. Selon lui, la BCZ sera en mesure de verser l'argent en 30 minutes après réception de la demande, ou en une journée pour les nouveaux clients. "Ce qui est important, c'est que les liquidités puissent se déplacer et que les salaires soient payés", a-t-il conclu.

14h50

Les banques "bien préparées" à résister aux turbulences, estime la FINMA

Le président de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan a précisé le rôle de l'instance dans le plan du Conseil fédéral pour assurer des fonds aux entreprises, lors de la Conférence de presse de mercredi après-midi. "La BNS crée des facilités de refinancement en assurant plus de liquidités aux banques. Ces dernières pourront alors, à leur tour, accorder des crédits aux entreprises plus facilement", a-t-il expliqué. "Nous sommes persuadés que les banques feront face à leur devoir vis-à-vis de l'économie nationale en utilisant ces fonds au mieux".

Limiter les dividendes

"Les instituts financiers suisses étaient bien préparés à ces turbulences sur les marchés", a poursuivi le directeur de la Finma Mark Bronson. "Ils ont accumulé beaucoup de capitaux de réserve ces dernières années". Il a également invité les entreprises à verser des dividendes "de manière contenue" aux actionnaires.

14h40

Une session extraordinaire demandée

Une session extraordinaire des Chambres fédérales devrait être organisée. Vingt-huit membres du Conseil des Etats en font la demande. Les bureaux des deux Conseils prendront leur décision jeudi.

Une alliance interpartis appelle à une session extraordinaire qui aurait comme thème unique le coronavirus. La session se concentrerait notamment sur les propositions du Conseil fédéral ou des commissions consacrées à la crise, selon la demande publiée mercredi par ces parlementaires.

Date et lieu inconnu

Le lieu et la date ne sont pas encore connus. Le Parlement recherche actuellement un endroit où les règles d'hygiène et de distanciation édictées par la Confédération peuvent être suivies. Il faudra aussi entre-temps que les commissions aient le temps de préparer les dossiers et que leurs membres puissent se rencontrer dans des conditions adéquates.

Il faudrait, de préférence, remplacer la session spéciale prévue du 4 au 5 mai par une session extraordinaire, proposent les parlementaires. Dans l'urgence qui prévaut, le Parlement doit lui aussi apporter sa contribution à la sortie de la crise.

14h30

Les médias romands touchés de plein fouet

Les médias romands sont, eux aussi, touchés de plein fouet par la crise du coronavirus. Le recours au chômage partiel se généralise tandis que les cahiers des journaux deviennent de plus en plus maigres.

La Liberté est par exemple passée mercredi de quatre à deux cahiers. Le quotidien fribourgeois a justifié cette mesure par la diminution de l'actualité sportive et culturelle, ainsi que par la chute de la pagination publicitaire.

Cette diminution des recettes publicitaires est "massive", reconnaît Patrick Matthey, responsable de la communication de TX Group (ex-Tamedia), qui édite notamment 24 heures, la Tribune de Genève, le Matin Dimanche et 20 minutes.

Contacté par Keystone-ATS, M. Matthey souligne que le manque à gagner se chiffrera à "plusieurs dizaines de millions de francs" pour TX Group. "Plus la crise sera longue et plus les pertes seront importantes", ajoute-t-il.

Chômage partiel envisagé ou déjà mis en place

Pour tenir le choc, le groupe zurichois a annoncé à tous ses collaborateurs qu'il devait recourir au chômage partiel. Outre une réduction des coûts, "cette mesure a pour objectif de conserver les emplois à la sortie de la crise", explique M. Matthey.

Selon les informations recueillies par Keystone-ATS, le recours au chômage partiel est envisagé dans la plupart des médias romands. Plusieurs d'entre eux ont déjà officialisé cette mesure, comme les radios de l'Arc jurassien (RJB, RJF et RTN), Radio Fribourg ou le Quotidien jurassien.

A la SSR en revanche, le chômage partiel n'est actuellement pas envisagé, relève son porte-parole Edi Estermann. Les collaborateurs inoccupés sont affectés aux différentes rédactions de l'entreprise qui ont besoin d'un soutien, précise-t-il.

14h25

Dispositif pour les plus de 65 ans en Ville de Neuchâtel

La Ville de Neuchâtel a mis en place un dispositif de soutien pour les personnes âgées de plus de 65 ans ou vulnérables en raison de maladies préexistantes, d’une situation de handicap ou de leur contexte social. Une ligne téléphonique (032 717 56 73) est à leur disposition.

"L'objectif est de mettre en lien ceux qui ne disposent d’aucune aide de leur entourage avec les réseaux de solidarité locaux, voire de leur procurer le nécessaire, si aucune autre solution n’est trouvée", a indiqué la Ville mercredi. Cette dernière a aussi écrit à 6000 personnes potentiellement concernées pour les informer de cette prestation d’urgence.

Les personnes seront informées sur les possibilités de se faire livrer des denrées de base ou cuisinées à domicile, ou de se faire amener chez son médecin par exemple. Ce contact aura aussi pour vertu de garder un lien avec cette partie de la population confinée.

14h15

Restrictions d'entrée étendues

Les restrictions d'entrée en Suisse sont étendues à tous les Etats Schengen. Le Conseil fédéral a pris cette décision pour lutter contre la propagation du coronavirus.

La semaine dernière, Berne avait déjà restreint l’entrée en Suisse par voie terrestre ou aérienne depuis l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et tous les Etats non-membres de l’espace Schengen. Depuis mercredi, ce durcissement s’applique également aux vols en provenance de tous les autres Etats Schengen, sauf le Liechtenstein. L'Union européenne a été informée.

Tous les vols concernés

Tous les vols en provenance de l’étranger sont désormais soumis aux mêmes contrôles. Les ressortissants suisses et liechtensteinois, les titulaires d’un titre de séjour en Suisse, les personnes qui doivent venir en Suisse pour des motifs professionnels et les personnes en situation de nécessité absolue pourront entrer sur le territoire helvétique. Le trafic de transit et le trafic de marchandises restent autorisés.

L’accord sur la libre circulation des personnes autorise les Etats associés à restreindre la libre circulation pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique. Cette extension des restrictions d’entrée est conforme au principe d’égalité de traitement et à l’ordonnance COVID-19, précise le gouvernement.

La Suisse a aussi déjà décidé de cesser de délivrer des visas Schengen jusqu'au 15 juin 2020. Elle suit ainsi la pratique des autres Etats Schengen. Les visas nationaux ne seront plus octroyés qu'à titre exceptionnel.

14h10

Près de 29 milliards par mois en cas de confinement complet

Un confinement complet de la population en Suisse, comme cela est notamment le cas en Italie, aurait de lourdes conséquences économiques, a averti mercredi le groupe de réflexion Avenir Suisse. Ce dernier a estimé le coût d'une telle mesure à près de 29 milliards de francs par mois.

Sur une année, ces coûts représentent plus de la moitié de la valeur des produits et services vendus en Suisse, a précisé le groupe de réflexion dans une analyse.

"Un 'shutdown' complet équivaudrait à un arrêt quasi complet de l'économie" et aurait de lourdes conséquences, a souligné Avenir Suisse. A l'inverse, les autorités doivent réfléchir aux moyens de faire tourner l'économie en cette période difficile, tout en respectant les mesures sanitaires décrétées pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

14h00

Les crédits aux entreprises libérables dès jeudi

Les entreprises pourront solliciter les crédits cautionnés par la Confédération dès jeudi. Le Conseil fédéral a adopté mercredi l'ordonnance visant à aider les PME en matière de liquidités.

Un montant de 20 milliards de francs d'aide est prévu pour le programme gouvernemental.

Sans intérêt jusqu'à 500'000 francs

Les entreprises concernées pourront solliciter auprès de leur banque des crédits de transition à hauteur de 10% maximum de leur chiffre d’affaires annuel, jusqu’à un montant maximum de 20 millions de francs.

Les crédits seront versés rapidement et de manière non bureaucratique jusqu’à un montant de 500'000 francs. Ils seront garantis à 100% par la Confédération et leur taux d’intérêt sera nul. La demande de crédit sera disponible sur le site web covid19.easygov.swiss dès jeudi.

Les crédits dépassant 500'000 francs exigeront un examen plus approfondi de la part des banques. Le taux d’intérêt s'élèvera à 0,5% dans ce cas. Ces crédits seront garantis à 85% par la Confédération et à 15% par la banque créancière.

Les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 millions de francs ne bénéficieront pas de ce programme.

13h50

Bureaux des HUG transformés pour les patients

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) se préparent à faire face à l'augmentation attendue du nombre de patients.

Un étage d'anciennes salles de soins, transformé depuis en bureaux, va retrouver sa fonction originelle et permettre aux HUG de faire face au maximum de besoins. Ce changement devrait permettre à l'hôpital de gagner 80 à 100 lits supplémentaires.

>> Voir le sujet du 12h45:

Les HUG se préparent à faire face à un afflux de patients. Un étage de bureaux est transformé pour les patients covid-19. [RTS]
Les HUG se préparent à faire face à un afflux de patients. Un étage de bureaux est transformé pour les patients covid-19. / 12h45 / 1 min. / le 25 mars 2020

13h30

Les questions autour du port du masque

Quelle utilité, quels types de masques sont efficaces? Quelques réponses dans ce sujet du 12h30

Une personne tient une pile de masques d'hygiène. [Jérôme Favre - EPA/Keystone]Jérôme Favre - EPA/Keystone
Quel masque porter et comment bien l’utiliser / Le 12h30 / 2 min. / le 25 mars 2020

>> Lire aussi: Le masque est-il utile pour tous? La question continue de faire débat

13h00

Don de Roger et Mirka

Roger Federer s'engage dans la lutte contre le coronavirus. Sur Facebook, il annonce ainsi avoir, avec son épouse Mirka, effectué un don d'un million de francs pour les "familles les plus défavorisées de Suisse".

"Cette contribution n'est qu'un début, explique le joueur de tennis. Nous espérons que d'autres vont nous rejoindre pour aider encore plus de familles dans le besoin. Ensemble, nous pouvons surmonter cette crise !"

Voir cette publication sur Instagram

These are challenging times for everyone and nobody should be left behind. Mirka and I have personally decided to donate one million Swiss Francs for the most vulnerable families in Switzerland. Our contribution is just a start. We hope that others might join in supporting more families in need. Together we can overcome this crisis! Stay healthy! Dies sind herausfordernde Zeiten für uns alle und niemand sollte zurückgelassen werden. Mirka und ich haben beschlossen, persönlich eine Million Schweizer Franken für die am stärksten gefährdeten Familien in der Schweiz zu spenden. Unser Beitrag ist nur ein Anfang. Wir hoffen, dass sich andere anschließen, um noch mehr bedürftige Familien zu unterstützen. Gemeinsam können wir diese Krise überwinden! Bleibt gesund! Nous vivons une période difficile pour nous tous et personne ne doit être laissé pour compte. Mirka et moi avons décidé de personnellement faire don d'un million de francs suisses aux familles les plus défavorisées en Suisse. Notre contribution n'est qu'un début. Nous espérons que d'autres se joindront à nous pour aider encore plus de familles dans le besoin. Ensemble, nous pouvons surmonter cette crise! Restez en bonne santé!

Une publication partagée par Roger Federer (@rogerfederer) le

12h55

Les assureurs couvrent l'épidémie et pas la pandémie

Hôteliers et restaurateurs tirent la sonnette d'alarme. Beaucoup ne seront probablement pas dédommagés par leur assurance perte d'exploitation. Plusieurs assurances font en effet la distinction entre une épidémie et une pandémie.

Casimir Platzer est le président de Gastrosuisse, mais aussi hôtelier à Kandersteg (BE). Il explique dans le 12h30 de la RTS que la centrale de la faîtière reçoit en moyenne 600 appels par jour, dont une centaine concernant les assurances.

Pour lui, cette différence est trop subtile: "Le Conseil fédéral agit d'après la loi sur les épidémies et pas sur celle des pandémies. Pour moi, c'est la même chose, une pandémie, c'est une épidémie, mais à plus large échelle", affirme-t-il.

Les assureurs se défendent en précisant que les couvertures contre les épidémies concernent les sinistres limités, comme la salmonellose. Selon eux, c'est aussi à la Confédération de soutenir les entreprises en cas de crise.

"Chaque assurance a ses conditions générales, certaines ont exclu les pandémies, d'autres pas. Il faut quand même dire qu'il y a des assurances qui sont prêtes à payer, mais cette subtilité de quelques assureurs, c'est incroyable", dit Casimir Platzer.

"Aujourd'hui, un membre m'a écrit pour me dire qu'il payait une assurance spécifique pour les épidémies depuis 28 ans, mais son assureur a dit qu'il ne paierait pas. C'est une situation inacceptable et à la fin ça sera les aides de la Confédération qui vont soutenir la branche et nos membres", estime Casimir Platzer. Le président de Gastrosuisse a précisé que la faîtière examinait les possibilités juridiques contre les assurances qui ne veulent pas payer.

>> Ecouter le sujet du 12h30:

Casimir Platzer, président de GastroSuisse. [Lukas Lehmann - Keystone]Lukas Lehmann - Keystone
Plusieurs assureurs couvrent uniquement en cas d’épidémie mais pas de pandémie: interview de Casimir Platzer / Le 12h30 / 3 min. / le 25 mars 2020

12h50

Le bilan atteint 60 morts au Tessin

En 24 heures au Tessin, 143 personnes ont encore été infectées par le coronavirus. Dans le même laps de temps, sept personnes sont décédées des suites de maladies pulmonaires, liées au Covid-19.

Au total, 1354 personnes au Tessin étaient infectées par le coronavirus mercredi matin, ont annoncé les autorités cantonales. Dans ce canton, 60 personnes sont décédées en lien avec l'épidémie.

12h30

Procédure prolongée à Mitholz

La procédure de participation sur l'évacuation des restes de munitions de l'ancien dépôt militaire de Mitholz (BE) a été prolongée. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a ainsi voulu tenir compte de la pandémie de Covid-19.

La population ainsi que les autorités ont désormais jusqu'au 29 mai 2020 pour s'exprimer sur les conséquences de l'évacuation de tonnes de munitions enfouies sous la montagne, a indiqué mercredi le DDPS. C'est fin février que la Confédération avait présenté le concept de déblaiement de l'ancien dépôt nécessitant l'évacuation des habitants.

En raison de l'épidémie due au coronavirus, la séance d'information de la population de Kandergrund (BE) ne pourra pas avoir lieu. En outre, la réduction drastique des échanges sociaux ne permet plus à chacun de se forger une opinion dans de "bonnes conditions", a estimé le DDPS.

>> Lire également: Les habitants de Mitholz pourraient devoir être évacués pendant dix ans

12h00

Retour à la normale avant l'été?

Quand est-ce que la situation va revenir à la normale? C'est la question que tout le monde se pose en Suisse. Mardi soir sur SRF, les autorités ont établi un premier pronostic via "Monsieur Coronavirus", Daniel Koch, responsable de la Division maladies transmissibles à l'OFSP. Selon lui, la vie pourrait reprendre son cours normal "Frühsommer", autrement dit au début de l'été.

"Avec nos calculs, on part du principe que la situation devrait être un peu plus normale au début de l'été", a déclaré Daniel Koch. Le fonctionnaire a toutefois précisé que c'est l'épidémie qui dicterait le rythme.

>> Le sujet du 12h30

Daniel Koch, chef de la division maladies transmissibles à l'OFSP. [Marcel Bieri - Keystone]Marcel Bieri - Keystone
La crise du Coronavirus pourrait se terminer au début de l’été en Suisse, selon Daniel Koch / Le 12h30 / 1 min. / le 25 mars 2020

11h40

Plus besoin d'appuyer pour traverser

La Ville de Fribourg veut limiter le risque de propagation de la pandémie de Covid-19. Elle va faire passer la majorité de ses carrefours et passages pour piétons en feux clignotants pour éviter à ceux-ci de devoir toucher les boutons-poussoirs.

Le Conseil communal a décidé de modifier la régulation lumineuse du trafic routier à compter de ce mercredi en fin de journée, a indiqué mercredi la Ville de Fribourg. Outre les feux clignotants, les carrefours et les passages piétons pourront aussi fonctionner avec des temps de traversée figés.

La mesure est temporaire, précise l'exécutif du chef-lieu cantonal. Elle est rendue possible par la réduction du trafic faisant suite aux directives sanitaires en lien avec la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19, directives qui ont réduit drastiquement les mouvements dans l'espace public.

11h20

Les étudiants neuchâtelois se transforment en baby-sitters

Ils sont Neuchâtelois, étudiants, mais se muent en baby-sitters pour la bonne cause. Au moyen d'une plateforme créée pour l'occasion par la Fédération des étudiantes et étudiants, solidarite-neuchatel.ch, ils aident les familles dont les enfants sont désormais à la maison toute la journée.

L'idée est simple: cours désormais en ligne ou annulés oblige, les étudiants ont du temps flexible à disposition, d'autant plus que certains ont perdu le petit job qu'ils avaient. Dans le même temps, de nombreux parents continuent à travailler, à l'extérieur ou à domicile, et doivent gérer notamment l'école à distance, sans solution de garde. Parents et étudiants s'inscrivent sur le site (ces derniers doivent joindre une copie de leur carte d'étudiant), puis la Fédération se charge de les mettre en relation. La garde est bénévole; elle est simplement indemnisée à hauteur de 30 francs par jour.

Précautions anti-contaminations

Mais une nouvelle personne qui entre dans un foyer, c'est un risque de contamination au Covid-19. Plusieurs mesures de précautions ont donc été prises: "Il y a un questionnaire sanitaire dans le processus d'inscription sur le site, à la fois pour les parents et les étudiants", rassure Romain Dubois, responsable de la cellule de crise de la Fédération des étudiants. "De plus, une équipe vérifie qu'un seul étudiant ira dans un même foyer. Il y a donc beaucoup moins de contacts que, par exemple, dans une structure parascolaire".

Le service est à disposition de toutes les familles, sans justification aucune. Pour l'heure, plus de 25 étudiants se sont inscrits pour offrir de leur temps.

>> Ecouter le sujet dans La Matinale de mercredi:

A Neuchâtel, une plateforme met en relation étudiants et parents sans solution de garde pour leurs enfants (image d'illustration) [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
A Neuchâtel, les étudiants se mobilisent pour aider les familles à garder leurs enfants / La Matinale / 1 min. / le 25 mars 2020

10h50

Les entreprises fribourgeoises inquiètes

L'immobilisation progressive de l'économie fribourgeoise cause une plongée dans l'inconnue. Une nette majorité des entreprises du canton estime avoir déjà subi des répercussions négatives liées à la pandémie de Covid-19.

"Si la pandémie se prolonge, le maintien de la capacité à payer les dépenses courantes ne sera plus assuré dans un nombre grandissant d'entreprises", s'inquiète mercredi la Chambre de commerce et d'industrie du canton de Fribourg (CCIF). Près d'un tiers d'entre elles affirment devoir introduire, ou ont déjà introduit, des mesures de chômage partiel à court ou moyen terme.

Seulement 16% des 38 entreprises sondées, via une enquête menée du 9 au 18 mars par l'Observatoire fribourgeois de l'économie, disaient ne pas subir d'impact négatif lié à la pandémie. Par ailleurs, 69% d'entre elles estiment que des diminutions d'effectifs sont possibles à terme, donc en dépit des mesures de réduction de l'horaire de travail (RHT ou chômage partiel).

10h20

Surveillance de l'espace public renforcée à Lausanne

La Municipalité  de Lausanne a décidé de déployer des employés de la Ville en appui de la police municipale pour assurer des missions de prévention auprès de la population. Ils circuleront dans l’espace public afin de sensibiliser les gens aux règles à respecter.

Depuis quelques jours, et suite aux recommandations de la Confédération, la population lausannoise applique dans sa grande majorité les recommandations de l’OFSP. Les rassemblements de plus de cinq personnes ne sont pratiquement pas constatés dans la Ville et la distance de deux mètres est le plus souvent respectée.

La Municipalité rappelle ces directives et l’importance de les respecter dans la durée. Des employés de la Ville vont être progressivement mobilisés pour sensibiliser le public en complément de la police municipale qui assure un rôle préventif et sanctionne par des amendes d’ordre les contrevenants.

10h00

Les cas d'urgence non liés au Covid-19 ne sont pas oubliés

En temps de crise, alors que tout le système de santé est mobilisé pour gérer au mieux l'épidémie, comment sont pris en charge les malades qui n'ont rien à voir avec le Covid-19? Réorganisation est le maître mot, en premier lieu chez les médecins généralistes. Il faut séparer les patients contaminés ou suspects des autres et protéger le personnel de la surcharge. Souvent, le téléphone a pris une place importante pour évaluer l'urgence d'un rendez-vous.

Les malades qui souffrent d'autre chose que du coronavirus ne sont pas oubliés: "Il faut que la vie continue, il n'y a pas que le Covid. Les malades chroniques ont besoin de soins et on les rencontre. Et il y a aussi les blessures, les maladies cardiaques, les accidents vasculaires aigus et les maladies psychologiques, qui peuvent se renforcer avec le stress ambiant", décrit François Héritier, généraliste et président du Collège de médecine de premier recours, dans La Matinale de la RTS mercredi.

La prise en charge aux urgences reste assurée

Dans les hôpitaux, pas de soucis à se faire non plus pour les cas d'urgence, par exemple les malaises cardiaques, même si des lits ont été réservés aux patients touchés par le Covid-19: "On n'a pas interrompu l'activité dans les urgences. On continue à prendre en charge au quotidien des infarctus, des traumatismes, des problèmes neurologiques… De ce côté-là, l'activité reste la même et est garantie pour ces patients", confirme Pierre-Nicolas Carron, chef du Service des urgences du CHUV de Lausanne.

On ne peut pas dire pour autant que rien ne change, notamment parce que l'ordonnance du Conseil fédéral du 16 mars dernier exige qu'hôpitaux, cliniques et cabinets médicaux renoncent à tous les traitements et interventions non urgents. Or, pour certains cas, retarder une opération est complexe.

"Le médecin doit envisager le scénario le plus pessimiste et se dire: 'qu'est-ce qu'il advient de la santé de mon patient si je ne peux pas l'opérer dans les trois à quatre mois qui viennent?' Quelles pourraient être les conséquences? Il faut faire une pesée d'intérêts entre les dégâts engendrés par un report et ceux consécutifs à un potentiel manque de places pour les patients touchés par le coronavirus. C'est très délicat", explique le directeur général de la clinique de la Source Dimitri Djordjevitch. Dans de nombreux établissements, des cellules de crise ont été mises sur pied pour décider au cas par cas.

>> L'éclairage complet dans La Matinale:

L'inquiétude des généralistes face au virus. [Gaëtan Bally - Keystone]Gaëtan Bally - Keystone
Comment sont prises en charge les maladies qui n'ont rien à voir avec le Covid-19? / La Matinale / 3 min. / le 25 mars 2020

09h50

Moins de pages dans La Liberté

La Liberté passe de quatre à deux cahiers à compter de ce mercredi. Le quotidien fribourgeois mentionne, d'une part, la baisse de l’actualité sportive et culturelle et, d'autre part, la chute de la pagination publicitaire pour motiver sa décision.

Les quatre cahiers du journal constituent l'une de ses marques de fabrique. Ceux-ci avaient déjà vu leur nombre de pages se réduire depuis l'éclatement de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Sports et magazine, qui faisaient tous deux l'objet d'un cahier spécifique, sont intégrés respectivement au 1er cahier et au 2e cahier.

09h25

Migros et Pro Senectute unissent leurs forces

Migros et l'organisation de défense des aînés Pro Senectute unissent leurs forces pour approvisionner en biens de première nécessité les personnes appelées à ne pas sortir de chez elle en raison de leur vulnérabilité face à l'épidémie de coronavirus.

Conçu sur le modèle du bénévolat entre voisins, l'opération pourra également compter sur des collaborateurs du géant orange, momentanément privés de travail en raison de la situation exceptionnelle que traverse le pays, précise un communiqué diffusé mercredi.

L'offre de livraison gratuite à domicile sera dans un premier temps lancé dans la région de Migros Aare, pour être par la suite étendue à l'ensemble du pays. Commandes et annonces de disponibilités passent par l'application Amigos.

09h10

"Le CIO aurait pu attendre encore un peu"

Les Jeux olympiques de Tokyo prévus initialement en 2020 ont été reportés "au plus tard à l'été 2021" en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé mardi le Comité international olympique (CIO). La décision a été saluée par de nombreux athlètes, Suisses compris.

Ancien médaillé olympique, l'ex-judoka Sergei Aschwanden était l'invité de La Matinale mercredi. Pour lui, le CIO aurait pu attendre encore quelque temps avant de donner une décision: "A titre personnel, j'aurais peut-être repoussé encore un peu la décision. Il s'agit quand même du plus grand événement sportif au monde, et on voit que la situation semble se calmer en Asie", constate le Vaudois.

En tant qu'ancien sportif d'élite, comment aurait-il réagi à une telle annonce? "Je crois qu'en tant qu'athlète, on est conditionné pour se préparer. On accepte la décision. Et puis, ces Jeux ne sont pas annulés, mais juste repoussés de quelques mois. Donc, on peut replanifier une préparation", estime le médaillé de bronze des Jeux de Pékin en 2008.

Des pertes pour les stations de ski

Sergei Aschwanden officie désormais comme directeur général à l'Association touristique de la Porte des Alpes, l'occasion pour lui de revenir sur les conséquences de la crise sanitaire sur les stations de ski: "On n'échappe pas à la situation globale. Toute proportion gardée, heureusement c'est arrivé en fin de saison hivernale. Pour les remontées mécaniques et les écoles de ski, on parle d'une perte du chiffre d'affaires de 20 à 25%. Pour les commerçants et les restaurants d'altitude, on parle plutôt de 50 à 70%. Ce sont des sommes importantes et cela va laisser des traces."

>> L'interview de Sergei Aschwanden dans La Matinale:

Sergei Aschwanden, directeur de l'Association touristique de la Porte des Alpes. [Anthony Anex - Keystone]Anthony Anex - Keystone
Sergei Aschwanden, responsable de la station de Villars / La Matinale / 10 min. / le 25 mars 2020

08h50

Plus de tri des déchets pour les malades

Eliminer ses déchets peut aussi entraîner un risque de contamination. La Confédération, en collaboration avec l'Office fédéral de l'environnement, de la santé, des routes et la SUVA, a émis des recommandations jeudi passé. Conséquence: certains déchets ne devront plus être recyclés.

Quelques cantons ont communiqué en début de semaine sur ces nouvelles mesures. Des changements qui concernent principalement les ménages dans lesquels se trouvent des personnes malades ou en quarantaine. Ces foyers doivent renoncer au tri usuel du PET, de l’aluminium, ou encore du papier. Même chose avec les déchets verts et le compost qui doivent être jetés avec les autres ordures ménagères.

Les personnes qui ne sont pas malades doivent aussi suivre certaines précautions. Les déchetteries restent ouvertes, mais il convient de s'y rendre uniquement en cas de stricte nécessité. Les déchets non périssables et propres doivent être entreposés à la maison.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

La Suisse a opté pour le tri personnel des déchets. [spwidoff - Fotolia]spwidoff - Fotolia
Eliminer ses déchets peut aussi entraîner un risque de contamination / Le Journal horaire / 1 min. / le 25 mars 2020

08h40

Le personnel hospitalier attend une juste compensation

Comment compenser le travail supplémentaire effectué par le personnel hospitalier durant la crise sanitaire? Le Conseil fédéral a décidé vendredi que les soignants devaient, au besoin, pouvoir être en poste plus de 50 heures par semaine.

L'objectif de Berne est de permettre aux hôpitaux d’affronter une augmentation massive du travail en raison du Covid-19, mais il revient aux établissements de ménager leurs ressources. Pas de quoi rassurer les représentants du personnel.

"Dans l'immédiat, nous ne pouvons pas exiger une compensation des heures travaillées en plus car nous avons besoin de toutes les forces de travail. Mais ce que nous avons demandé, c'est de pouvoir continuer à noter toutes les heures travaillées, de les reconnaître et en temps utile de pouvoir les compenser soit en temps, soit en argent", indique Anja Zyska Cherix, présidente de l'Association suisse des médecins assistants et des chefs de clinique, dans La Matinale.

>> Lire également: Le personnel hospitalier attend une juste compensation après la crise

08h30

"Tout n'est pas parfait", reconnaît Cesla Amarelle

Le canton de Vaud a tenté mardi de rassurer tant les enseignants et les élèves que les syndicats et les parents face aux critiques venues de toutes parts ces derniers jours. Manque de coordination au niveau cantonal, absence d'outils et de plateformes informatiques communs, impression que chaque école et enseignant sont livrés à eux-mêmes, improvisation et manque de suivi ont été relevés par les différentes parties prenantes.

"Tout n'est pas parfait", concède la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) Cesla Amarelle dans La Matinale. "Nous sommes dans un processus qui évolue. En huit jours, nous avons créé des outils et des conditions pour tenter d'améliorer les choses", développe la conseillère d'Etat.

Critères aménagés

Le Canton a en effet pris trois décisions mardi: adapter le contenu du programme scolaire, annuler les épreuves cantonales de référence (ECR) et harmoniser les outils de travail.

Les évaluations se sont officiellement arrêtées le 13 mars pour les écoliers vaudois. Entre-temps, des notes purement indicatives permettront aux élèves de se rendre compte de leur niveau. Mais il y a une certitude: l'année scolaire 2019-2020 sera prise en compte même si elle est tronquée de plusieurs semaines. "Si ce n'est pas possible de reprendre les cours, alors nous prendrons les notes avant le 16 mars", explique Cesla Amarelle.

Les critères de promotion et d'orientation seront donc aménagés et les situations particulières prises en compte. Quid alors des élèves qui avaient des moyennes insuffisantes avant l'arrêt des cours? "Nous analyserons au cas par cas les élèves qui sont limites", précise Cesla Amarelle.

>> L'interview de Cesla Amarelle dans La Matinale:

Le Département vaudois de la formation, de la jeunesse, et de la culture, dirigé par Cesla Amarelle, a présenté mardi des mesures pour valoriser la formation professionnelle. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Cesla Amarelle, ministre vaudoise en charge de l'éducation / La Matinale / 9 min. / le 25 mars 2020

08h10

Patients fribourgeois transférés

L'Hôpital fribourgeois (HFR) a commencé mardi à transférer des patients ne nécessitant pas d'infrastructure lourde vers les sites périphériques. Cette mesure doit permettre de mieux gérer un possible afflux de malades du Covid-19.

Le site de l'Hôpital cantonal s'occupera prioritairement des malades du coronavirus susceptibles d'aller aux soins intensifs et des patients nécessitant une prise en charge ne pouvant pas être assurée sur les sites périphériques.

Pour faire face à l'évolution rapide de la situation sanitaire, l'HFR doit augmenter le nombre de lits en médecine interne aiguë. Il augmentera aussi la capacité du services des soins intensifs.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

En 2018, on recensait en Suisse 281 établissements hospitaliers, répartis sur 580 sites. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
L'Hôpital fribourgeois a commencé à transférer des patients vers les sites périphériques / La Matinale / 57 sec. / le 25 mars 2020

07h50

Les centres commerciaux durement touchés

Les 191 centres commerciaux suisses voient leurs revenus dégringoler en raison des restaurants et magasins fermés. Ils perdent actuellement 39 millions de francs par jour à cause des restrictions de déplacements et d'activités liées au coronavirus.

C'est l'estimation faite par le cabinet de conseil Stoffel, qui publie le Swiss Council Marktreport 2020. L'impact varie toutefois selon la combinaison de produits et de secteurs.

Il est également difficile de prévoir l'évolution du chiffre d'affaires annuel. Alors que le commerce en ligne explose, la question est de savoir si à la fin de la crise, les consommateurs poursuivront ces achats sur internet ou retourneront vers le commerce stationnaire.

07h20

Contrôles inexistants sur les chantiers

Le Conseil fédéral veut que l’économie continue de tourner. Pas question donc de fermer industries et chantiers.

Conséquence: le respect des consignes édictées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) est crucial pour les entreprises qui se doivent de protéger toutes celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler.

Or, les autorités n’ont pas les moyens de contrôler si les employeurs sont à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités dans cette épidémie, notamment sur les chantiers.

Rien que lundi, Unia affirme avoir reçu près de 2000 dénonciations de non respect des règles. Le syndicat demande de nouveau une fermeture des chantiers.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

De nombreux chantiers s'arrêteront demain en Suisse romande, mais pas dans le Jura qui n'a pas encore pris position. [RTS]RTS
Pas de contrôles supplémentaires sur les chantiers / La Matinale / 2 min. / le 25 mars 2020

07h10

Plus de 500 personnes rapatriées en Suisse

Trois avions ramenant en Suisse des touristes helvétiques bloqués à l'étranger en raison de la crise provoquée par le nouveau coronavirus ont atterri mardi et mercredi à Zurich. Les vols provenaient du Costa Rica, du Maroc et de la Colombie.

Un troisième vol a atterri mercredi matin à l'aéroport de Zurich, indique le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un tweet. Avec à son bord 279 Suisses et 35 ressortissants de pays voisins en provenance de Bogota.

Mardi, 151 personnes ont été rapatriées de San José. Un deuxième avion affrété par le DFAE s'est posé en soirée à l'aéroport zurichois en provenance de Casablanca avec à son bord environ 130 ressortissants helvétiques. Tous devront se soumettre à une quarantaine de dix jours.

Dizaines de vols prévus

Un autre vol de rapatriement est prévu jeudi matin en provenance de Lima, au Pérou. Le DFAE prévoit de rapatrier au total 750 personnes d'ici à jeudi et planifie plusieurs dizaines de vols à destination notamment de l'Amérique latine, de l'Asie et de l'Afrique.

Les vols sont préfinancés par la Confédération, mais les passagers doivent participer aux coûts. Il est encore trop tôt pour chiffrer le coût de l'opération.

Le DFAE appelle tous les touristes à s'enregistrer sur l'application Travel admin, en laissant un numéro de contact.

06h50

Faut-il arrêter l'économie?

Faut-il arrêter complètement l'économie pour ralentir le rythme des transmissions de coronavirus?

>> Le débat entre Philippe Cordonnier, responsable romand de Swissmem, ancien directeur de l’Union pétrolière, et Véronique Polito, membre du comité directeur du syndicat d'UNIA.

Faut-il fermer complètement l'économie pour ralentir le rythme des transmissions de coronavirus? [RTS]
Faut-il fermer complètement l'économie pour ralentir le rythme des transmissions de coronavirus? / Forum (vidéo) / 11 min. / le 24 mars 2020

06h40

Quelles indemnités pour les indépendants durant la crise?

PME et indépendants sont de plus en plus nombreux à se trouver au bord du gouffre depuis qu'ils ont dû fermer boutique. Des paquets de mesures de la Confédération visent à limiter les pertes. Tour d'horizon des indemnités auxquelles les indépendants ont droit à travers neuf questions.

>> Tous les détails: Quelles indemnités pour les indépendants durant la crise?

06h30

Commandes en ligne

Les Suisses commandent beaucoup en ligne. Le personnel craint pour sa santé. Le syndicat Unia lance un appel aux autorités.

>> Le reportage dans le 19h30:

Les Suisses commandent beaucoup en ligne. Le personnel craint pour sa santé. Le syndicat UNIA lance un appel aux autorités [RTS]
Les Suisses commandent beaucoup en ligne. Le personnel craint pour sa santé. Le syndicat UNIA lance un appel aux autorités / 19h30 / 2 min. / le 24 mars 2020

06h20

Appel aux dons

- La Chaîne du Bonheur a lancé un appel aux dons pour aider les nombreuses personnes dont la situation est rendue précaire par la pandémie.

>> Les dons peuvent être versés immédiatement en ligne sur www.bonheur.ch ou par e-banking sur le compte postal 10-15000-6 avec la mention "Coronavirus".

>> Appel aux dons de la Chaîne du Bonheur pour aider les plus démunis face au Covid-19

06h10

8836 cas et 90 morts

Mardi, la Suisse comptait 8836 cas de coronavirus, contre 8060 lundi, selon le point quotidien de l'Office fédéral de la santé publique. Le nombre de décès a atteint au moins 90, contre 70 la veille. Des chiffres qui peuvent diverger avec les annonces des cantons.

>> Retour sur les événements de mardi: Plus de 8800 cas et 90 morts en Suisse à cause du coronavirus

06h00

Le dossier consacré à la pandémie

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au coronavirus.

>> Le dossier de RTSinfo:

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus