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Genève autorise le travail de soignants présentant des "symptômes légers"

Face au risque de pénurie de personnel soignant, Genève doit s'adapter. [Martial Trezzini - Keystone]
Face au risque de pénurie de personnel soignant, Genève doit s'adapter. [Martial Trezzini - Keystone]
Le médecin cantonal genevois a assoupli les règles pour le personnel soignant présentant des symptômes de refroidissement "modérés". Même non-testés, ces derniers peuvent désormais travailler s'ils utilisent un masque.

"En absence de test positif, les personnes qui souffrent de symptômes de refroidissements modérés peuvent travailler selon leur état, en portant un masque chirurgical", a confirmé à la RTS Jacques-André Romand, médecin cantonal genevois.

Dans un premier temps, selon nos informations, des recommandations affirmant que le personnel testé positif pourrait travailler "en présence de symptôme légers et d'absence de fièvre" ont été publiées jeudi soir sur le site intranet des Hôpitaux universitaire genevois (HUG). Le médecin cantonal genevois a assuré qu'il s'agissait "d'une mauvaise retranscription des recommandations" et que le texte qui portait à confusion a été modifié dans la matinée.

Pour autant, Jacque-André Romand souligne que "si la situation d’absentéisme devait mettre en danger la prise en charge des patients, en particulier ceux COVID-19, je serai contraint de demander aux médecins et soignants (testés positifs, ndlr) de travailler si leur condition le permet".

Mise à jour du 20.03 à 14h: Selon nos informations, la page intranet des recommandations des HUG a bien modifiée, mais avec un avertissement affirmant que "des fausses informations circulent" et que "tout collaborateur-trice avec une maladie COVID-19 est isolée à domicile et ne vient pas travailler aux HUG".

Ces "fausse informations" évoquées ont bel et bien été directement publiées par les HUG sur leur portail interne à l'intention de leur personnel.

Marc Renfer

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