Modifié le 17 mars 2020 à 21:02

L'OFSP détaille les restrictions pour le cercle privé et pour les commerces

La Suisse est en état d'urgence.
Fermer tous les commerces qui ne sont pas de première nécessité, une directive pas si claire Forum / 2 min. / le 17 mars 2020
Les mesures du Conseil fédéral pour enrayer la pandémie n'interdisent pas tout lien social. Les soupers entre amis ne sont pas interdits et les enfants sont autorisés à se retrouver sur une place de jeux, mais pas à plus de cinq. Et qu'en est-il des commerces? Tour d'horizon.

La "situation extraordinaire" due au coronavirus soulève de nombreuses questions. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) répond aux interrogations concernant la vie de tous les jours et le travail quotidien dans un questions-réponses.

Pour toutes les rencontres, les règles d'hygiène doivent être respectées. Tout comme la distance sociale, indique l'OFSP sur son site. De manière générale, l'office appelle les citoyens à réduire au maximum les contacts sociaux, et le Conseil fédéral recommande de rester à la maison.

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La première nécessité, un concept flou

Riz, farine, pâtes et, pour certains, le papier de toilettes en quantité vertigineuse, tout cela est de première nécessité. En scrutant la liste de l'ordonnance fédérale, complétée pour certains commerces ou activités par les ordonnances cantonales, on parle d'alimentation, de pharmacie, de droguerie et de stations-services.

Certains paradoxes deviennent vite apparents. Les librairies, par exemple, doivent fermer, alors qu'on peut acheter des livres en kiosques qui, eux, peuvent rester ouverts. Quels sont donc les critères qui permettent de trancher? La question est compliquée car il n'existe pas de définition légale d'un commerce de première nécessité, ni même d'un produit de première nécessité.

La situation n'est donc pas claire pour les responsables de magasins qui vendent d'autres produits que de l'alimentaire. Les petites structures peuvent rester ouvertes. Et les produits ne doivent pas être séparés. Les grandes enseignes qui ont des départements différents doivent par contre fermer les rayons qui ne concernent pas les produits nécessaires au quotidien.

Les boulangeries et boucheries peuvent aussi rester ouverts. Mais avec des restrictions: les boulangeries qui proposent un coin café doivent le fermer. Les produits ne peuvent être vendus qu'au comptoir.

Entreprises

Les établissements qui impliquent un contact rapproché avec les clients (salons de coiffure, de massage, de tatouage) doivent fermer leurs portes.

Les entreprises commerciales ne sont pas touchées par l'interdiction. Mais si un paysager possède un espace accessible au public, il devra le fermer. Les chantiers resteront opérationnels.

Hôtels

L'OFSP a également éclairci la question des hôtels. Motels, auberges de jeunesse et cabanes du club alpin suisse pourront accueillir leurs clients. Les offres AirBnB ne sont pas soumises à restriction.

Physio et ostéo

Les cabinets médicaux sont autorisés à poursuivre leurs activités. Les physiothérapeutes, ergothérapeutes, ostéopathes, sages-femmes et les diététiciens comptent parmi le personnel de la santé.

Selon le droit cantonal, les acupuncteurs, opticiens, hygiénistes dentaires, psychothérapeutes, homéopathes, podologues, praticiens de la santé et thérapeutes de la médecine traditionnelle chinoise font partie du personnel de santé. Les établissements sont toutefois tenus de repousser les interventions qui ne sont pas urgentes.

Un appel au bon sens

Comme la situation n'est pas claire, il y a mille cas de figures pour lesquels il est possible de s’interroger. Alors dans cette situation tout à fait exceptionnelle, en termes de limitation des libertés individuelles, il faut se fier au bon sens.

Berne ne peut pas avoir réponse à toutes les questions à ce stade et les clarifications doivent être faites au fur et à mesure.

ats/ani/pw

Sujet radio: Katja Schaer

Publié le 17 mars 2020 à 16:06 - Modifié le 17 mars 2020 à 21:02