Modifié le 28 juin 2010 à 12:26

Accident du train fou du BLS élucidé

On ne sait toujours pas pourquoi les freins n'ont pas fonctionné
La décision de provoquer la collision n'a pas été remise en cause [Keystone]
La cause de l'accident du train fou du BLS, qui avait fait 3 morts en 2006 à Thoune (BE), est connue. L'examen du système de freinage n'a pas été effectué correctement après la mise en place à Frutigen (BE) d'une nouvelle composition.

Si ces contrôles obligatoires avaient été effectués correctement
après les manoeuvres à Frutigen, les mécaniciens du convoi auraient
dû se rendre compte que le robinet du système de freinage à air
comprimé menant aux wagons était fermé, a annoncé lundi le Service
d'enquête sur les accidents des transports publics.

Freins pas remis en fonction

Lors de manoeuvres comme celles effectuées à Frutigen, les
wagons sont découplés du système de freinage du convoi. Avant de
démarrer, c'est le mécanicien qui est responsable de vérifier que
le système de freinage a été remis en fonction.





En raison de l'absence de freins opérationnels, le train devenu
hors de contrôle a dévalé jusqu'à Thoune à près de 100km/h. Face à
l'impossibilité de traverser la gare de Thoune bloquée par d'autres
trains, les responsables du poste d'aiguillage ont décidé de dévier
le convoi sur une voie près de Dürrenast et de le faire percuter un
train de chantier pour arrêter sa course folle.





ats/cab

Publié le 23 avril 2007 à 12:20 - Modifié le 28 juin 2010 à 12:26

Bonne décision des aiguilleurs

A partir d'une certaine vitesse, la masse du convoi (300 tonnes) en mouvement ne peut plus être stoppée avec les seules capacités de freinage du véhicule tracteur, explique le Service d'enquête sur les accidents des transports publics.

Son rapport souligne donc que la décision prise par les responsables du poste d'aiguillage à Spiez (BE) était la plus appropriée dans cette situation.

L'enquête de l'administration fédérale doit permettre d'éviter que de tels accidents se reproduisent et d'améliorer la sécurité dans les transports publics.

Les questions d'ordre pénal relèvent des autorités d'enquête du canton de Berne.