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Les Suisses de plus en plus inquiets pour leur retraite et pour le climat

Pour 18% de l'électorat suisse, le besoin d'action politique le plus pressant en 2020 touche la prévoyance vieillesse [Martial Trezzini - Keystone]
La prévoyance vieillesse, l'immigration et le climat sont les principales préoccupations des Suisses / Le 12h30 / 1 min. / le 19 février 2020
Pour près d'un électeur sur cinq, le besoin d'action politique le plus pressant en 2020 concerne la prévoyance vieillesse, révèle un sondage réalisé auprès de plus de 20'000 personnes. L'asile et le climat suivent, ce dernier ayant passé du 9e au 3e rang.

Selon le dernier sondage en ligne réalisé par la société Vimentis, la retraite est la première préoccupation des Suisses: 18% d'entre eux réclament des actions politiques en la matière. On trouve au deuxième rang des inquiétudes la politique d'asile (14%) et le climat (12%).

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Réduire les émissions, mais pas touche à la voiture

L'inquiétude liée au climat grimpe dans l'agenda politique des Suisses, car l'an dernier, elle se trouvait encore au neuvième rang. 62% d'entre eux jugent qu'une action politique est nécessaire en raison du réchauffement climatique, et ils sont 45% à estimer que la Suisse devrait réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, comme le veut la Convention de Paris sur le climat.

L'interdiction des vols court-courriers, elle, est soutenue par 49% de l'électorat suisse, pratiquement à égalité avec les opposants à cette mesure (48%). En revanche, une interdiction des véhicules à moteurs à combustion d'ici 2050 ne rassemble que 37% d'avis favorables; 50% des sondés sont contre.

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62% pas satisfaits par la politique d'asile

L'asile préoccupe aussi les Helvètes, et près de 62% d'entre eux ne sont pas satisfaits de la politique actuelle de la Suisse dans ce secteur. Quelque 43% pensent que les entreprises ne devraient pas recevoir d'incitations financières pour accepter des réfugiés temporairement admis, et qu'ils devraient être payés comme les travailleurs domestiques, à qualifications comparables.

Ils sont en outre 70% à être favorables à ce que les chômeurs soient obligés d'effectuer des travaux d'intérêt général pour pouvoir bénéficier de l'aide sociale et des allocations de chômage.

Peu satisfaits par la politique en général

L'imposition individuelle des conjoints, elle, séduit 67% de l'électorat suisse. Ils sont aussi 47% à estimer payer trop d'impôts par rapport aux services fournis par l'État, soit légèrement plus que ceux qui sont de l'opinion inverse. Enfin, la satisfaction des Suisses face à la politique en général a baissé de 2% par rapport à l'année précédente, à 36%.

ats/vic

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Méthodologie

21'736 personnes ont participé à ce sondage en ligne entre le 13 novembre 2019 et le 18 janvier 2020 sur la plateforme Vimentis, créée en 2003 par des étudiants de l'Université de St-Gall. Mené une fois par année, le sondage se veut politiquement neutre et se trouve sous le patronage des présidents du PBD, du PDC, du PLR, du PS, du PVL, de l'UDC et des Verts.