Publié le 17 février 2020 à 09:32

Des parlementaires demandent des actions contre le chlorothalonil

Des parlementaires demandent des actions contre les résidus de chlorothalonil trouvés dans l'eau potable.
Des parlementaires demandent des actions contre le chlorothalonil Le Journal horaire / 2 min. / le 17 février 2020
Que ce soit à Berne, Fribourg, Soleure ou dans le canton de Vaud, des résidus de chlorothalonil sont découverts dans l'eau potable. Ce fongicide, interdit en Suisse depuis le 1er janvier 2020, est considéré comme potentiellement cancérigène. Des parlementaires s'alarment.

Les autorités fédérales espèrent pouvoir faire un premier bilan de la situation autour du chlorothalonil cet été. L'affaire du chlorothalonil a été révélée par l'émission On en parle de la RTS.

>> Ecouter: Chlorothalonil: interdit mais plus que jamais problématique pour les distributeurs d'eau potable

Chlorothalonil: interdit mais plus que jamais problématique pour les distributeurs d'eau potable.
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On en parle - Publié le 04 février 2020

"Il en va de notre santé et de celle de notre environnement", selon les mots de la conseillère aux Etats verte Adèle Thorens. Pour la Vaudoise, la situation est problématique et soulève de nombreuses questions, auxquelles nous sommes en droit de recevoir des réponses rapides et convaincantes.

Le conseiller national socialiste Samuel Bendahan se dit inquiet, car le cas actuel n'est pas isolé: l'histoire se répète encore et encore. Selon lui, la politique en matière de pesticides a souvent été irresponsable; il faut cesser de jouer aux apprentis-sorciers: "D'abord, il faut lancer davantage de recherches scientifiques de qualité qui permettent de savoir si une substance est nocive ou pas et puis de détecter toutes les formes de substances qui pourraient poser des risques quand on développe un produit ou qu'on le met sur le marché. Et, deuxièmement, il faut beaucoup plus faire usage du principe de prudence: c'est-à-dire, quand on met dans des sols des produits qu'on ne connaît pas très bien, on fait d'abord des tests et ensuite on les utilise. Et pas l'inverse".

Mesurer l'ampleur du problème

A droite, on appelle aussi les autorités à prendre leurs responsabilités, c'est le cas du conseiller national PLR Jacques Bourgeois, directeur de l'Union Suisse des paysans.

En revanche, pour le conseiller national UDC, Pierre-André Page, lui même agriculteur, l'enjeu aujourd'hui, c'est surtout de comprendre et d'informer: "Il faut bien voir l'utilisation qui en est faite, dans quelle région et pourquoi. On doit informer la population le mieux possible concernant la qualité de son eau et, s'il y a des problèmes, on doit tenter de les résoudre et c'est ce qu'on est en train de faire avec ces diminutions de phytosanitaires".

Du côté de la Confédération, on attend d'avoir une image globale de la situation, afin de pouvoir mesurer l'ampleur du problème et de pouvoir prendre les mesures nécessaires.

Deux recours

Selon l'émission On en parle, l'un des fabricants du chlorothalonil, Syngenta, a déposé le 27 janvier un recours au Tribunal administratif fédéral contre son interdiction. Un deuxième recours a été enregistré, par un autre plaignant qui gardé l'anonymat.

Sujet radio: Camille Degott

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Publié le 17 février 2020 à 09:32