Modifié le 03 février 2020 à 13:22

Une partie du Parlement veut ajouter la PMA au projet de mariage pour tous

Une manifestation pour le mariage pour tous à Berne, le 14 février 2019.
Oui au mariage pour tous, mais sans la procréation médicalement assistée Le Journal horaire / 1 min. / le 03 février 2020
Le Conseil fédéral ne veut pas accorder la PMA, la procréation médicalement assistée, aux couples mariés de même sexe. Le Conseil national en débattra en mars prochain. Mais les nouvelles forces issues des élections de l'automne dernier ne comptent pas suivre l'avis du gouvernement.

Sur ces questions relevant du droit des couples de même sexe, le Conseil fédéral préfère jouer la carte de la prudence. On dit d'abord oui au mariage pour tous, non pour l'heure à la PMA, et ce pour gagner contre un probable référendum opposé à l'union civile des couples homosexuels.

Mais plusieurs partis, à gauche comme à droite, rejettent cette stratégie. Ils plaident pour un projet plus global, avec la procréation médicalement assistée: "Ça ne va pas changer grand-chose si on a un projet plus 'light' ou bien un projet plus global", affirme la socialiste Laurence Fehlmann Rielle, présidente de la commission parlementaire en charge des affaires juridiques. "Dans ce sens-là, la population, la société, est prête à avoir un mariage pour tous qui corresponde réellement aux besoins et aux demandes des personnes concernées".

Un avis partagé par les Verts et les Vert'libéraux, par le comité directeur du PLR aussi, en juin dernier. De quoi créer en mars prochain une majorité face à l'UDC et au PDC.

La politique des petits pas

Charles Juillard, vice-président du PDC, préfère la politique des petits pas: "La procréation médicalement assistée, c'est un autre débat qui n'est pas encore réglé – y compris pour les couples hétérosexuels. Pour notre part, nous sommes prêts à entrer en matière pour le mariage pour tous, pour l'adoption, mais pour la PMA, nous ne sommes pas encore disposés à entrer en matière sur une proposition à ce stade".

Voilà donc au Parlement les tenants d'une ligne plus conservatrice au coude à coude avec un courant davantage progressiste sur ces nouveaux enjeux de nos sociétés modernes. Le dernier mot reviendra certainement au peuple.

Sujet radio: Marc Menichini

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Publié le 03 février 2020 à 12:07 - Modifié le 03 février 2020 à 13:22