Modifié le 28 juin 2010

Genève: un Airbus A321 perd une roue

photo a321
Atterrissage d'urgence réussi pour l'A321de Nouvelair [DR]
Un Airbus A321 a perdu une roue en atterrissant samedi après-midi à l'aéroport de Genève-Cointrin. Le pilote a réussi à dégager son appareil de la piste et aucun des 215 passagers n'a été blessé.

L'avion de la compagnie tunisienne Nouvelair, qui reliait Genève
à Djerba, venait de décoller de Cointrin quand le pilote a remarqué
qu'il n'arrivait pas à verrouiller le train avant, qu'il venait de
rentrer. Il a alors rebroussé chemin et obtenu l'autorisation de se
poser en urgence.

Sur une roue

L'Airbus n'a pas largué son kérosène, car il aurait dû prendre
de l'altitude pour le faire et perdre ainsi un temps précieux. Par
chance, la deuxième roue du train avant de l'avion a tenu le coup
lors de l'atterrissage, a souligné lundi le porte-parole de
l'aéroport de Genève, Philippe Roy, confirmant une information de
la «Tribune de Genève» et de «24 Heures». La roue gauche s'est elle
détachée du train avant au moment du contact avec la piste.





Une fois sur la terre ferme, le pilote de l'Airbus est parvenu à
sortir l'appareil de la piste. «S'il avait été bloqué à cet
endroit, nous aurions pu avoir des problèmes», a relevé M. Roy. Une
quarantaine de personnes du Service de sécurité de l'aéroport (SSA)
étaient sur le pied de guerre, prêtes à intervenir si l'affaire
tournait mal.

Vacances retardées

Les passagers ont pu quitter l'Airbus par la procédure
habituelle, sans devoir utiliser les toboggans de secours. Ils ont
ensuite été transférés vers d'autres vols pour la Tunisie.
L'aéroport était très chargé ce week-end, avec notamment le début
des vacances scolaires dans le canton de Vaud.





TdG/ats/ruc

Publié le 09 octobre 2006 - Modifié le 28 juin 2010

Une manoeuvre spectaculaire

Le pilote a retardé la pose du train avant en laissant son avion cabré sur près de 2000 mètres de piste, afin de réduire la vitesse au moment du contact avec le sol à près de 160 km/h.

L'incident aurait pu tourner à l'accident si la seconde roue s'était elle aussi détachée, ce qui aurait provoqué des étincelles, voire une rupture du train avant et un atterrissage sur le nez.

Enquête ouverte

Les mécaniciens de SR Technics se sont mis au travail lundi pour tenter de découvrir les raisons de l'incident.

Parallèlement, le Bureau fédéral en cas d'accidents d'aéronefs a ouvert une enquête.

Il s'agit de la procédure habituelle en pareil cas.