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Une motion à Berne exige un étiquetage clair pour les objets non réparables

Des lampes exposées dans un magasin d'ameublement Pfister. [Gaetan Bally - Keystone]
Une motion à Berne demande un étiquetage clair des objets non réparables / Le 12h30 / 1 min. / le 25 décembre 2019
Une motion déposée au Parlement en décembre demande un étiquetage explicite signalant les objets qui ne peuvent pas être réparés. Le but est de lutter contre le gaspillage et de donner aux consommateurs les informations pour un choix éclairé.

Vous en avez peut-être fait l'expérience ces derniers jours: ressortir une guirlande lumineuse de Noël et découvrir qu'il faut la jeter, en raison d'une seule ampoule cassée qui ne peut pas être remplacée. Autre exemple dans les luminaires: l'ampoule de type led est souvent intégrée à la structure de la lampe, et est donc irremplaçable: la lampe ne vivra pas plus longtemps que sa première ampoule.

Pour la conseillère nationale Sophie Michaud-Gigon (Les Verts/VD), secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs, il faudrait le mentionner clairement sur l'étiquette. "Il s'agit d'indiquer comment sont conçus les objets, pour qu'on puisse les réparer, et qu'on évite de gaspiller des ressources", indique-t-elle. "Ma motion demande une information au consommateur à la base, soit sur le web, soit sur l'emballage ou sur l'objet lui-même lors d'achat en magasin. Il faut une information claire et explicite sur le fait qu'on ne pourra pas réparer l'objet."

Informer les consommateurs

A défaut d'interdire de tels objets à obsolescence programmée, la motion de Sophie Michaud-Gigon propose d'informer les consommateurs pour permettre un choix éclairé. "L'idée, c'est de donner aux gens les moyens de participer à l'économie circulaire, à une transition écologique", explique-t-elle.

Cette proposition, déposée au Conseil national pendant la session d'hiver il y a dix jours, a déjà le soutien d'élus de tous les partis: à gauche, chez les Verts'libéraux, au PDC, mais aussi à l'UDC et au PLR. Une piste incitative et plutôt libérale pour lutter contre le gaspillage, qui pourrait bien réunir une majorité au Parlement.

Alexandra Richard/kkub

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