Modifié le 20 décembre 2019 à 15:32

Les "Logements abordables" et la loi anti-homophobie démarrent bien, selon un sondage SSR

Large avance pour l'initiative pour des logements abordables et la loi anti-homophobie selon les sondages
Large avance pour l'initiative pour des logements abordables et la loi anti-homophobie selon les sondages 12h45 / 2 min. / le 20 décembre 2019
Si les votations du 9 février prochain avaient eu lieu à mi-décembre, l'initiative "Davantage de logements abordables" et la loi anti-homophobie auraient clairement été acceptées. La participation, inférieure à la moyenne, se serait élevée à 40%. C'est ce que révèle le premier sondage gfs.bern pour la SSR publié vendredi.

A la mi-décembre 2019, une majorité des deux tiers des votants auraient voté "certainement" ou "plutôt" oui à l'initiative relative aux logements en location, alors que 30% pour cent auraient été contre.

En ce qui concerne la loi anti-discrimination,  plus des deux tiers des électrices et électeurs (69%) sont à l'heure actuelle "certainement" ou "plutôt pour" le projet, alors que 28% de l'électorat penchent du côté du non.

"Davantage de logements abordables" soutenu

Avec 66% d'opinions positives, le camp du oui entame la campagne en vue du 9 février avec une avance de 36 points. Malgré ce bon démarrage, le soutien à l'initiative pour des logements abordables devrait diminuer à mesure qu'on s'approchera du 9 février et que la campagne des opposants montera en puissance, selon gfs.

L'orientation partisane des électeurs est un facteur clairement dominant dans le schéma conflictuel des intentions de vote. Tandis qu'à gauche, les sympathisants du PS et des Verts pensent à plus de 90% voter pour l'initiative, les partisans du PLR (41%) et de l'UDC (35%) sont nettement plus sceptiques.

Chose surprenante, alors que les appareils de partis du PDC et des Vert'libéraux (PVL) prônent le non, leurs électeurs se situent dans le camp du oui: de justesse pour le PDC, plus nettement pour le PVL. Et, parmi les sans-étiquette politique, 71% sont favorables au texte.

Le soutien des femmes

Dans ce projet, les facteurs socio-économiques jouent un rôle subalterne. Tous les groupes de population se trouvent actuellement en majorité dans le camp des partisans de l'initiavitive. Il en va de même pour les trois plus grandes régions linguistiques de la Suisse (à 71% pour la Suisse romande, 64% outre-Sarine et 70% en Suisse italienne).

Outre les facteurs politiques, la plus grande différence dans la part de oui à l'initiative est à trouver entre les sexes: les femmes sont 75% à vouloir approuver le projet contre 57% pour les hommes.

La loi anti-homophobie a le vent en poupe

Concernant la loi anti-homophobie, plus des deux tiers des électrices et électeurs (69%) sont à l'heure actuelle "certainement" ou "plutôt" pour le projet, alors que 28% penchent du côté du non. L'avance du oui (41 points) est donc confortable.

La formation de l'opinion se trouve déjà dans un état avancé. Une majorité exprime une intention de vote résolue: 71% veulent "certainement" s'exprimer sur le projet.

L'électorat proche de l'UDC est le seul des groupes sociaux examinés qui aurait majoritairement rejeté la loi anti-discrimination début décembre. Toutes les autres appartenances politiques ainsi que les électrices et électeurs sans étiquette politique sont pour le oui.

Chez les sympathisants des Verts, du PS et du PVL, c'est plus nettement le cas que chez les partisans du PDC et du PLR. Le soutien au projet est plus faible en Suisse alémanique (65%) qu'en Romandie (81%) et en Suisse italienne (73%).

Menace de discrimination

Une majorité écrasante estime que la discrimination menace la cohabitation pacifique et qu'elle n'a rien à faire dans une société libre et soucieuse de la dignité humaine (83%). En outre, la nécessité de protéger les personnes homosexuelles et bisexuelles (70%) est reconnue et une majorité considère que le problème est bien réel (63%).

Un seul argument du non parvient à réunir une majorité en ce moment: si les personnes homosexuelles et bisexuelles bénéficient d'une protection spéciale, des initiatives supplémentaires d'autres groupes sociaux ne tarderont pas à suivre (52%). Mais les idées selon lesquelles le code pénal offre déjà une protection suffisante (44%) ou que le projet est une "loi de censure" (34%) ne convainquent pas.

pym

Publié le 20 décembre 2019 à 06:00 - Modifié le 20 décembre 2019 à 15:32

Intentions de participation encore faibles

En raison de la période des Fêtes toute proche, la première enquête a été réalisée un peu plus tôt que d'habitude. La campagne principale pour la votation des deux projets n'a pas encore commencé, raison pour laquelle l'intention de participer s'avère inférieure à la moyenne (40%).

La méthode

Dans le cadre du mandat SSR, le sondage téléphonique des électeurs est complété par un sondage en ligne depuis l’automne 2018, afin de renforcer la taille d’échantillonnage en Suisse romande et au Tessin. La partie en ligne a été réalisée sous forme d'un sondage participatif via les portails en ligne de la SSR.

Le jour médian de l’enquête tombait le 8 décembre 2019, sachant que les intentions de vote peuvent bien sûr encore évoluer d’ici au 9 février 2020.

L'enquête réalisée par l’Institut de recherche gfs.bern entre le 3 et le 16 décembre 2019 a été menée auprès de 5477 titulaires du droit de vote sélectionnés de manière représentative. La plage d'erreur est donc de +/- 2,9 pour cent.