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Les UDC romands et le parti national divisés sur le congé paternité

Le référendum contre le congé paternité ne convainc pas les sections romandes de l'UDC.
Les UDC romands et le parti national divisés sur le congé paternité Le Journal horaire / 1 min. / mardi à 06:00
Le Röstigraben entre les sections romandes de l'UDC et l'UDC suisse se confirme. Neuchâtel a rejoint lundi les sections du parti qui affirment ne pas soutenir le référendum contre le congé paternité, lancé le 8 novembre dernier.

Les différentes sections romandes estiment que le coût de deux semaines de congé à la naissance d'un enfant est "supportable" et qu'il faut vivre avec son temps. Les Romands admettent assez facilement une différence culturelle avec les Alémaniques.

"Ce qui est évident, c'est qu'au sein de l'UDC en Suisse romande, on est beaucoup plus sensibles à ces questions, à soutenir une vraie politique familiale... ce qui explique probablement cette différence qui existe entre les sections romandes et alémaniques", estime Kevin Grangier, président de l'UDC Vaud et père de trois enfants.

Une "famille traditionnelle" qui évolue

Et même si le parti affiche volontiers ses préférences pour la "famille traditionnelle" - papa au travail et maman à la maison - les Romands ont envie de bousculer un peu les traditions, et tant pis si cela ne plaît pas à Zurich.

"J'ai la conviction que le modèle, disons un peu 'traditionnel' va continuer à faire du sens dans notre société. Mais il doit aussi intégrer le fait que les mères, les femmes, sont actives dans la vie professionnelle. Et que les rôles de l'un et de l'autre doivent être rééquilibrés", explique Kevin Grangier.

Kevin Grangier.

J'ai la conviction que le modèle "traditionnel" va continuer à faire du sens dans notre société. Mais il doit aussi intégrer le fait que les mères, les femmes, sont actives dans la vie professionnelle.

Kevin Grangier, président de l'UDC Vaud

Référendum aussi soutenu côté romand

Mais l'enthousiasme n'est pas le même partout. Le président de l'UDC neuchâteloise Walter Willener a plutôt une vision réaliste, voire résignée: le référendum n'a aucune chance selon lui. Donc là aussi, oui au congé paternité, même s'il "ne saute pas de joie".

Et des UDC romands opposés à ce congé, on en trouve. Le conseiller national genevois Yves Nidegger, père de cinq enfants, en fait partie. Il estime que ses collègues de parti suivent "une mode" et ont une tendance opportuniste. Pour lui, l'investissement du père auprès de sa famille doit rester personnel.

Les référendaires ont jusqu'au 23 janvier pour récolter 50'000 signatures.

Déborah Sohlbank/jvia

Publié mardi à 09:24 - Modifié mardi à 15:45