Modifié le 08 novembre 2019 à 20:45

La qualité des soins doit être améliorée en Suisse, selon l'OFSP

Selon l'ofsp, 1 patient sur 8 aurait subi une mauvaise prescription, une maladie attrapée à l'hôpital, une opération inutile.
Selon l'ofsp, 1 patient sur 8 aurait subi une mauvaise prescription, une maladie attrapée à l'hôpital, une opération inutile. 19h30 / 2 min. / le 08 novembre 2019
La qualité des soins doit être améliorée en Suisse. C’est ce que montre pour la première fois un état des lieux détaillé de la situation dans notre pays, élaboré sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Ce rapport sur la qualité des soins est plutôt critique: un patient sur 10 subit un dommage au cours d'un traitement médical, un chiffre bien trop élevé, selon l'OFSP. Dans la moitié des cas, cet incident pourrait être évité. Les chiffres publiés dans ce rapport national montrent les importants progrès à réaliser. Il faut agir en premier lieu sur la médication et sur les infections associées aux soins.

Les auteurs du rapport mettent ainsi en lumière quelques faits troublants: la dernière campagne nationale d'hygiène des mains a révélé de bonnes pratiques dans la moitié des cas seulement. Et près d'un quart des retraités prennent des médicaments qui ne sont pas appropriés.

Manque de transparence

Le document épingle également un manque de transparence de la part des hôpitaux. Les informations accessibles sont incomplètes, alors qu'elles sont pourtant nécessaires pour surveiller les traitements et évaluer les interventions.

Il s'agit d'un enjeu majeur de notre système de santé fédéraliste complexe, souligne le rapport. Le développement d'indicateurs de qualité et de sécurité valables pour toute la Suisse permettrait de remédier aux lacunes les plus évidentes.

Nombreuses recommandations

L'étude émet toutes une série d'autres recommandations visant tous les acteurs du système de santé. Ces derniers devraient aspirer à créer une culture encourageant à tirer des leçons des erreurs commises et à signaler les comportements à risque. Le personnel de santé devrait également être mieux formé sur la qualité des soins et la sécurité des patients. Par ailleurs, le rapport recommande de renforcer l'implication des patients et des proches. Leurs expériences et leurs avis sont bien trop peu utilisés en Suisse.

La révision partielle de la loi sur l'assurance-maladie, adoptée en juin par le Parlement, donnera à la Confédération les bases légales et les moyens financiers pour renforcer la qualité et la sécurité des patients. Ces nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur en 2021.

Marie Giovanola/lan

>> Voir aussi la réaction d'Anthony Staines chargé du programme "Sécurité des patients" à la Fédération des hôpitaux vaudois:

Anthony Staines sur le rapport publié vendredi sur la qualité des soins en Suisse.
12h45 - Publié le 08 novembre 2019

Publié le 08 novembre 2019 à 12:47 - Modifié le 08 novembre 2019 à 20:45