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Qui garde les enfants, quand ce ne sont pas les parents?

Photo d'illustration [Samuel Golay - Keystone]
Qui garde les enfants, quand ce ne sont pas les parents? / La Matinale 5h - 6h30 / 1 min. / le 5 novembre 2019
L'Office fédéral de la statistique a publié lundi son enquête sur les familles et les générations. On apprend que les solutions de garde préférées sont différentes selon les régions linguistiques.

En Suisse alémanique, la famille reste une affaire de famille. Passé la Sarine, seul un tiers des parents a recours aux crèches ou au parascolaire. En Suisse romande, c'est la moitié qui compte sur des professionnels.

C'est une question de culture mais aussi de disponibilité, selon Claudia Mühlebach, présidente de Pro Enfance, une faîtière pour l'accueil extra-familial. "Il est clair que le financement et l'accessibilité des places en structures d'accueil collectives influencent sur le recours à ces structures. Chaque canton fait ses choix. Dans le canton de Vaud par exemple, le financement est assuré par le canton, par l'ensemble des entreprises et par les parents. En Suisse alémanique, il y a souvent plus de structures privées qui ne sont pas subventionnées. Elles ne sont donc pas accessibles pour toutes les familles."

Culture ou politique, c'est l'histoire de la poule et de l'œuf. Reste que ces choix ont des conséquences sur l'emploi des femmes. Laura Bernardi enseigne la sociologie à Lausanne. Elle évoque des grands-parents toujours plus occupés. "Si les grands-mères deviennent de moins en moins disponibles et que les mères souhaitent travailler, il y a un problème. Le recours à la crèche compense ce manque. Mais les femmes font aussi le choix de travailler moins. Le temps partiel des femmes est en forte progression ces vingt dernières années en Suisse."

En Suisse alémanique, un tiers des familles ne recourt à aucune aide extérieure pour garder les enfants. En Suisse Romande, elles ne sont qu'un quart.

Rinny Gremaud

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