Modifié le 30 octobre 2019 à 10:06

Papable au Conseil fédéral, Alec von Graffenried préfère son poste de maire

L'invité de La Matinale - Alec von Graffenried, maire de Berne
L'invité de La Matinale - Alec von Graffenried, maire de Berne L'invité-e de La Matinale / 9 min. / le 30 octobre 2019
Après les résultats des dernières élections fédérales du 20 octobre, une question revient sans cesse: les Verts doivent-ils obtenir un siège au gouvernement? Plusieurs noms circulent déjà dans la presse, dont celui du maire de Berne, Alec von Graffenried.

Invité mercredi matin dans La Matinale de la RTS, le principal concerné tempère d'emblée lorsqu'on lui demande s'il est intéressé par un siège au Conseil fédéral: "J'ai lu mon nom avec surprise dans les journaux", avoue-t-il. "Mais quand vous êtes maire d'une grande ville comme Berne, vous n'avez plus le souhait d'aller plus loin, car c'est un poste fabuleux et je m'y sens à l'aise."

"Suivre les règles"

Poker menteur? Peut-être. Quoi qu'il en soit, Alec von Graffenried estime "qu'il est temps" pour qu'un candidat écologiste revendique un siège au gouvernement national. "La question se pose. Les Verts sont prêts depuis longtemps et je pense que c'est le bon moment pour le discuter", admet l'édile de 57 ans.

En revanche, Alec von Graffenried reste consensuel quant au timing pour l'accession d'un Vert au Conseil fédéral. Hors de question pour lui d'attaquer le siège PLR d'Ignazio Cassis le 11 décembre prochain: "Je crois qu'il faut attendre une retraite et suivre les règles. Surtout, il ne faut pas faire d'action qui ne soit pas bien préparée et fondée".

Succès vert à Berne

En 2017, Alec von Graffenried avait battu la favorite socialiste Ursula Wyss au deuxième tour de l'élection à la mairie de Berne, lançant peut-être la fameuse "vague verte" dans son propre canton.

Car comme dans le reste du pays, Berne a connu une poussée écologiste massive, les Verts remportant 4 sièges (+2) et les Vert'libéraux 3 (+1). Un résultat qui surprend en partie Alec von Graffenried: "La ville de Berne a toujours été très verte, mais la grande surprise c'est que ça s'est étendu à tout le territoire cantonal. On a percé dans les villages, avec des représentants qui viennent de la campagne et même du milieu agricole".

Propos recueillis par Vincent Bourquin

Texte web: Jérémie Favre

Publié le 30 octobre 2019 à 09:37 - Modifié le 30 octobre 2019 à 10:06

Une exposition nationale en 2028?

Mercredi sera marqué par le lancement des rencontres "NEXPO", un projet d'exposition nationale prévue par les dix plus grandes villes de Suisse, dont Berne. Le but: relier les villes, les agglomérations et le pays dans son ensemble.

"C'est un grand projet. Oui, 2028 c'est dans longtemps, mais il faut commencer maintenant à réfléchir à la Suisse de demain. C'est pour cela qu'on crée ces rencontres et aussi un sondage en ligne, pour essayer de faire évoluer cette idée", explique Alec von Graffenried.

Les organisateurs cherchent à travers ces rencontres les symboles de la Suisse de demain. "Pour moi, la Suisse c'est la coopération, mais aussi l'intégration où tout le monde est en contact avec tout le monde. En faire un symbole serait une belle chose", explique le maire de Berne.