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Certains antispécistes s'ouvrent au dialogue avec les politiciens

Des manifestants antispécistes dans les rues de Genève, ce samedi 25 août. [Martial Trezzini - Keystone]
Certains antispécistes s'ouvrent au dialogue avec les politiciens. / La Matinale / 1 min. / le 4 octobre 2019
Depuis quelques mois, certains militants antispécistes multiplient les rencontres avec des politiciens de tout bord. Regroupés au sein d'une "coalition animaliste", ils optent pour une approche plus consensuelle.

Selon ces militants, les animaux ne doivent plus être exploités pour leur viande et leur lait. Chaque année, plus de 77 millions de poules, vaches et cochons sont tués pour être consommés. A leurs yeux, il faut donc aller à la rencontre des décideurs pour faire évoluer les pratiques.

"Même si la coalition se dit abolitionniste, on est conscient que ça ne sera pas possible et qu'on devra passer par des étapes transitoires, a expliqué à la RTS Athenaïs Python, membre de la coalition animaliste. On essaie aussi de montrer une image moins violente ou extrême du mouvement que celle qu'on a malheureusement l'habitude de voir."

Des représentants de gouvernement approchés

Ces militants ont aussi rencontré plusieurs représentants de gouvernement genevois, vaudois et neuchâtelois, notamment. A Fribourg, le conseiller d'Etat PLR Didier Castella a assisté à une de ces rencontres. Il se dit sensible aux questions de maltraitance et de protection des animaux. En revanche, il estime que certains militants sont trop catégoriques.

"Pour tout ce qui est de mettre les animaux à l'égal de l'homme, on a évidemment des divergences. Et concernant leur approche, je leur ai demandé qu'ils respectent les autres façons de penser", a-t-il expliqué à la RTS.

Moins de désobéissance et plus de consensus: pour la coalition animaliste, si les Suisses mangent moins de viande et que les animaux sont élevés et tués dans des conditions plus respectueuses, c'est déjà ça de gagné.

Sarah Clément/asch

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