Modifié le 30 septembre 2019 à 09:28

En grande difficulté, le PBD joue son avenir aux prochaines élections

En grande difficulté, le PBD joue son avenir aux prochaines élections.
Le PBD joue son avenir aux élections fédérales La Matinale / 1 min. / le 30 septembre 2019
Depuis le départ du Conseil fédéral d'Eveline Widmer-Schlumpf, le Parti bourgeois-démocratique décline sondage après sondage. Le dernier baromètre de la SSR lui prédit moins de 3% d'intentions de vote aux prochaines élections fédérales fin octobre.

Lors des élections de 2015, le PBD avait obtenu 4,1% des suffrages, récoltant sept sièges au Conseil national et un au Conseil des Etats. Parmi ces huit sièges glanés, plusieurs sont menacés. C'est le cas notamment dans les Grisons, fief de la famille Schlumpf, où un sondage réalisé récemment par la Radio Télévision romanche imagine même une chute de 5%, qui entraînerait de facto la perte du siège du conseiller national Duri Campell.

"Il y a quand même trois cantons au moins où le parti risque de perdre des sièges. Donc, s'il n'est plus représenté que dans deux cantons, Berne et Glaris, il va avoir de la peine à jouer un rôle important dans la politique suisse", analyse le politologue de l'Institut des hautes études en administration publique Andreas Ladner, lundi dans La Matinale.

Moins de candidats

Autre fait inquiétant pour le PBD: il est le seul parti à présenter moins de candidats le 20 octobre qu'en 2015. Depuis le retrait la même année du gouvernement d'Eveline Widmer-Schlumpf, le Parti bourgeois-démocratique peine à recruter de nouvelles forces et perd en influence au Parlement.

"On n'est plus important pour gagner des majorités au centre-gauche, on n'est plus nécessaire pour garantir des majorités au centre-droit. C'est une situation très dangereuse, parce que si on n'a plus d'importance, les gens commencent à oublier notre parti. Il est important pour nous de défendre ces sièges et de rentrer dans la prochaine législature avec plus d'importance", constate lucidement le président du PBD Martin Landolt.

Martin Landolt mise surtout sur une "nouvelle constellation" du Parlement, avec plus de forces progressistes auxquelles s'allier pour regagner en influence, par exemple en se profilant sur des thèmes de société, comme il l'a déjà fait pour le mariage pour tous.

>> Voir aussi l'interview du président du PBD Martin Landolt dans Forum:

Face aux Partis: le PBD
Forum - Publié le 26 septembre 2019

Rififi à Genève

En août dernier, l'adhésion à la section genevoise de l'ex-MCG Eric Stauffer avait créé des remous au sein du PBD. La direction nationale du parti avait émis des réticences, au point que le président genevois Thierry Vidonne avait démissionné de son poste.

Eric Stauffer fera finalement campagne sur une liste alliée au parti centriste, baptisée "Parti citoyen démocrate Genève d'abord".

>> Lire aussi: Le PBD genevois maintient son alliance avec Eric Stauffer

Alexandra Richard

Adaptation web: Jérémie Favre

Publié le 30 septembre 2019 à 09:26 - Modifié le 30 septembre 2019 à 09:28