Modifié le 09 septembre 2019 à 15:19

Les frais médicaux liés au tabac atteignent 3 milliards de francs par an

Le tabagisme coûte chaque année au moins 5 milliards de francs à la Suisse selon une étude.
Le tabagisme coûte chaque année au moins 5 milliards de francs à la Suisse selon une étude. 12h45 / 2 min. / le 09 septembre 2019
En Suisse, la consommation de tabac engendre chaque année trois milliards de francs de frais médicaux. A cela s'ajoutent deux milliards de francs de pertes pour l'économie, liées aux maladies et aux quelque 9000 décès, indique une étude publiée lundi.

En 2015, la consommation de tabac a occasionné des coûts médicaux directs à hauteur de trois milliards de francs. Il s'agit de frais engagés pour le traitement des maladies liées au tabac, affirme l'Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT). Elle cite une nouvelle étude de la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW).

Le coût du traitement du cancer s'élève à 1,2 milliard de francs, celui des maladies cardiovasculaires à un milliard de francs et celui des maladies pulmonaires et respiratoires à 0,7 milliard de francs, détaille l'étude. Ce montant correspond à 3,9% des dépenses totales de santé de la Suisse en 2015.

La consommation de tabac engendre en outre des coûts résultant de décès prématurés ou de maladies qui peuvent parfois durer des années et qui sont difficilement mesurables en francs, relève l'AT.

Plus meurtrier que la route

En 2015, la consommation de tabac en Suisse a causé au total 9535 décès, soit 14,1% de tous les décès enregistrés cette année-là. Un peu moins des deux tiers (64%) des décès liés au tabagisme ont été enregistrés chez les hommes.

La majorité de ces décès (44%) sont dus au cancer. Les maladies cardiovasculaires et les maladies pulmonaires et respiratoires sont d'autres causes courantes de décès, à raison de 35% et 21%. A titre de comparaison: la même année, 253 personnes sont mortes dans des accidents de la route et 2500 personnes à cause de l'épidémie annuelle de grippe.

>> Lire aussi: Le cancer devient la première cause de décès chez les hommes suisses

ats/cab

Publié le 09 septembre 2019 à 13:47 - Modifié le 09 septembre 2019 à 15:19

En faire une priorité politique

Pour ses auteurs, l'étude prouve que la réduction du tabagisme est la principale priorité de la politique de la santé. Les chiffres concernant le risque relatif de décès chez les ex-fumeurs montrent en outre que l'arrêt du tabac permet de réduire drastiquement les risques.

Dans l'échantillon d'ex-fumeurs qui ont été étudiés, le risque de décéder de l'une des maladies liées au tabac est en effet beaucoup plus faible que celui des fumeurs. Chez les ex-fumeurs âgés de 35 à 54 ans, le risque de mourir d'un cancer du poumon est quatre fois plus élevé que chez les hommes qui n'ont jamais fumé.