Modifié le 27 août 2019 à 07:15

Les jeunes Suisses perçoivent l'hyperconnexion comme positive

La majorité des 16-25 ans interrogés voient la connexion permanente d'un bon oeil.
Les conséquences de l’hyperconnexion chez les jeunes: interview de Benjamin Bosshard Le 12h30 / 4 min. / le 26 août 2019
Les 16-25 ans passent en moyenne quatre heures par jour en ligne pendant leur temps libre, selon une enquête de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse présentée lundi. La majorité voient leur comportement numérique d'un bon oeil.

Les jeunes interrogés dans le cadre de cette enquête fédérale consultent leur smartphone en moyenne 30 fois par jour, contre 15 fois chez les 40-55 ans, qui passent 2,5 heures quotidiennes en ligne. Sans surprise, messageries instantanées et réseaux sociaux se placent en tête des plateformes les plus utilisées.

Presque tous les jeunes sondés apprécient davantage de pouvoir être constamment en contact avec d'autres (89%) et de se connecter à internet quand ils s'ennuient (87%) que de s'afficher sur les réseaux. Ils sont presque autant à penser que les autres attendent d'eux une réaction rapide en ligne (85%) et que la multitude des informations disponibles enrichit leur vie (81%). Un quart d'entre eux se sentent stressés quand ils ne sont pas connectés.

Plus autocritiques

L'enquête révèle aussi que les jeunes réfléchissent plus que les adultes sur leur utilisation d'internet et les effets du web sur la société. Ils adoptent des stratégies visant à réguler leur connexion. Trois quarts d'entre eux ne consultent pas leur téléphone quand ils souhaitent se concentrer sur autre chose. D'autres désactivent des notifications ou suppriment des applications. Mais ils sont encore peu à se fixer des durées de connexion maximales.

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"Pour les parents, il est important d'entretenir des échanges actifs avec leurs enfants", explique dans le 12h30 Benjamin Bosshard, responsable du groupe de travail "Numérisation" de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse. "Ainsi, on peut définir des règles, trouver des solutions. Il faut aussi des supports pour les parents, en offrant plus d'informations pour les professionnels." Histoire d'assurer également la sécurité des jeunes internautes.

>> Ecouter l'analyse du sociologue Olivier Glassey dans Forum lundi soir:

Olivier Glassey, sociologue des médias, revient sur notre rapport au web
RTS
Forum - Publié le 26 août 2019

ani avec l'ats

Publié le 26 août 2019 à 13:05 - Modifié le 27 août 2019 à 07:15

Méthodologie de l'enquête

En janvier 2019, 1001 adolescents (de 16 à 20 ans) et jeunes adultes (de 21 à 25 ans) ainsi que 390 adultes âgés de 40 à 55 ans ont été interrogés dans le cadre d’un sondage mené en ligne sur la base de quotas. En termes d’âge, de sexe et de région linguistique,l’échantillon est représentatif des jeunes vivant en Suisse âgés de 16 à 25 ans et des adultes âgés de 44 à 55 ans.

Les données des jeunes ont été analysées par rapport aux différences suivantes : adolescents (16–20 ans) et jeunes adultes (21–25 ans), sexe, niveau de formation, région linguistique.