Modifié le 13 août 2019 à 19:54
Expérience de démocratie directe... plus démocratique menée à Sion
Le projet, présenté mardi, est mené par le professeur de l’Université de Genève Nenad Stojanovic. Cette information aux électeurs tiendra sur une feuille A4 et sera envoyée à la population en même temps que l'enveloppe officielle.
>> Les explications de Nenad Stojanovic dans le 12h45:
En quête d'une meilleure participation
L'objectif des chercheurs est assez ambitieux. Il s'agit d'augmenter le taux de participation aux scrutins, d'aider les citoyens à se forger une opinion, de lutter contre les fake news et d'expérimenter un nouvel espace de débat. Le projet s’inspire de ce qui se fait dans l’Oregon depuis 2010. Les électeurs de cet Etat américain font désormais davantage confiance aux informations fournies par ces groupes de citoyens qu’à celles des autorités, à en croire Nenad Stojanovic.
Sion a été choisie par le professeur et son équipe en raison de sa composition démographique assez représentative de la Suisse. L'intérêt des citoyens pour la chose politique, en Valais, serait également un peu supérieur à la moyenne, même si ce n'est pas encore suffisant pour le président de la ville.
Rapprocher le citoyen de l'autorité
"Nous aimerions rapprocher un petit peu les citoyens de l'autorité, éviter que nous soyons dans notre tour d'ivoire", explique Philippe Vartone mardi dans le 12h30. "Nous espérons que, par le biais de cette initiative, on puisse susciter encore un petit peu plus d'intérêt et de participation."
Il faudra maintenant convaincre 20 citoyennes et citoyens de participer à cette expérience. "Sion est un gros village ou une petite ville, donc cette notion de proximité va permettre je pense de pouvoir obtenir ce panel", souligne Philippe Varone.
Le premier test est prévu à l'occasion des votations fédérales de février 2020.
Julie Rausis/oang
Publié le 13 août 2019 à 12:51 - Modifié le 13 août 2019 à 19:54