Publié le 10 juillet 2019 à 12:13

Les partis disent "oui" à Cargo Sous Terrain, mais sans subvention

Oui au projet de Cargo Sous Terrain, mais sans subvention.
Oui au projet de Cargo Sous Terrain mais sans subvention Le Journal horaire / 1 min. / le 10 juillet 2019
Si Cargo Sous Terrain (CST) est plutôt bien accueilli, les milieux politiques estiment que cette infrastructure ne doit pas recevoir un sou de subvention publique. Ce projet privé pour le transport de marchandises est estimé à 30 milliards de francs.

Selon les partis et associations consultés jusqu'à mercredi, personne ne s'oppose au transport souterrain de marchandises. Il faut des solutions à l'augmentation du trafic. Le projet est aujourd'hui porté par la SA Cargo Sous Terrain, mais d'autres opérateurs devraient pouvoir se joindre à l'aventure.

Pour les partis bourgeois, il est surtout important qu'un tel projet ne doive pas être subventionné. Le PS n'exclut pas lui la possibilité d'un soutien financier de la Confédération. Mais le Conseil fédéral a d'ores et déjà indiqué qu'il ne lâcherait pas un sou. Il exige qu'une société financièrement sûre exploite le transport souterrain.

Infrastructure saturée

Ce type d'infrastructure sera indispensable pour une Suisse qui comptera 9,5 millions d'habitants en 2030 et dont les infrastructures atteignent déjà leurs limites, indique l'UDC. Le parti exige toutefois que le gouvernement reste en dehors du marché de la logistique. Il faut laisser la planification des itinéraires aux cantons.

Le rôle de la Confédération doit se limiter à préciser les emplacements et les lignes dans le cadre de l'approbation des plans, poursuit l'UDC. Comme le PS, le parti conservateur estime important que la majorité de l'actionnariat de la société soit en mains helvétiques, afin de protéger une infrastructure stratégique. Ce volet est traité de manière trop superficielle, selon les Verts libéraux.

Pour le PS, le transport souterrain de marchandises renforce le transfert de la route au rail et contribue au climat. Cantons et communes doivent être associés à temps au projet. Mais le PS, les Verts et les Verts libéraux critiquent l'absence de scénario alternatif en cas de faillite de CST.

ats/gma

Publié le 10 juillet 2019 à 12:13

Investisseurs étrangers

Les 100 premiers millions ont été réunis, dont plus de 55% viennent de Suisse. Des investisseurs étrangers comme le français Meridiam et le chinois Dagong Global participent au projet.

La première section relierait Zurich à Härkingen/Niederbipp sur 67 kilomètres. Mise en service en 2030, elle devrait coûter environ 3,4 milliards. L’aménagement complet devrait être achevé en 2050 et s’étendre sur quelque 500 kilomètres.