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Les Suisses de plus en plus friands de chirurgie esthétique à l'étranger

Les Suisses n'hésitent pas à se déplacer à l'étranger pour subir une opération de chirurgie esthétique. [WavebreakMediaMicro - Fotolia]
Chirurgie esthétique étranger / Le Journal horaire / 28 sec. / le 23 juin 2019
Les Suisses, en particulier les jeunes, seraient environ 30'000 par an à se rendre à l'étranger pour subir des opérations de chirurgie esthétique, rapporte le SonntagsBlick. Le prix est souvent la raison principale invoquée pour expliquer ce tourisme médical.

Globalement, les Suisses sont moins prudents qu'auparavant en ce qui concerne les opérations à l'étranger, explique au SonntagsBlick Dirk Johannes Schaefer, médecin-chef pour la chirurgie plastique, reconstructive, esthétique et de la main à l'hôpital universitaire de Bâle.

La jeune génération en particulier n'a, selon le chirurgien, pas de problème avec le tourisme médical en la matière.

Dans certains cas, des groupes entiers de jeunes femmes se rendent en Europe de l'Est pour sauter le pas ensemble. Istanbul, Belgrade et Prague font partie des destinations populaires, relève Dirk Schaefer.

Le prix, raison numéro 1

Nathalie*, une Zurichoise de 28 ans, témoigne dans le SonntagsBlick. La jeune femme fait partie de ces Helvètes qui ont décidé d'aller se faire opérer à l'étranger. Elle s'est fait refaire le nez à Istanbul. Pour elle, la raison qui a justifié cette opération est le prix, bien moins cher qu'en Suisse.

"J'ai tout d'abord cherché en Suisse, mais je n'aurais pas pu me le permettre", avoue-t-elle. Un chirurgien à Zurich lui demandait 12'000 francs suisses, une clinique du lac de Constance 10'000 francs. A Istanbul, elle n'a payé que 2500 francs.

Suivi et complications

Si se faire opérer à l'étranger permet d'économiser, le suivi est en revanche plus compliqué. "Après les opérations à l'étranger, le taux de complication est certainement supérieur d'environ 30% à celui observé après les opérations en Suisse", affirme Mark Nussberger, président de la Société suisse de chirurgie esthétique.

Un constat que fait aussi Dirk Johannes Schaefer: "Au service des urgences, nous sommes de plus en plus confrontés à des complications liées à la chirurgie plastique."

Pour Nathalie, la question du suivi a été un facteur de stress: "C'est l'inconvénient majeur d'une opération à l'étranger. Si vous réalisez deux mois plus tard que vous ne pouvez pas bien respirer, vous n'avez pas de personne de contact".

jfe avec ats

*Nom changé

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