Modifié le 12 juin 2019 à 10:12

Jolanda Spiess-Hegglin veut obtenir des excuses du Blick

Jolanda Spiess-Hegglin à sa sortie du tribunal à Zoug, le 10.05.2019.
L’ancienne députée zougoise Jolanda Spiess-Hegglin exige des excuses du Blick dans l’affaire du scandale de Noël 2014 La Matinale / 1 min. / le 12 juin 2019
L'ancienne députée zougoise Jolanda Spiess-Hegglin exige la publication d'excuses par le quotidien alémanique Blick dans une affaire de scandale sexuel. Elle estime insuffisant les 20'000 francs de dédommagement octroyés par le tribunal cantonal pour atteinte à la personnalité.

L'affaire remonte au 24 décembre 2014, et avait provoqué le plus gros scandale politico-sexuel du pays de cette fin d'année. Le Blick publiait en une les photos de l'ancienne politicienne écologiste, Jolanda Spiess-Hegglin, et du président de l'UDC cantonale, Markus Hürlimann, après une soirée très arrosée et demandait en très gros caractère : "A-t-il abusé d'elle ?".

Une affaire qui avait brisé la carrière politique des deux protagonistes, en faisant les choux gras de la presse de boulevard. La politicienne avait porté plainte contre le Blick.

Un simple dédommagement est insuffisant

Il y a un mois, le tribunal cantonal lui donnait raison et condamnait l'éditeur Ringier à lui verser un dédommagement de 20'000 francs pour atteinte à la personnalité. "C’est insuffisant", estime-t-elle aujourd'hui. Elle veut forcer le Blick à lui reverser une partie des bénéfices que lui ont rapportés cette affaire, et surtout, elle exige des excuses écrites, dans les versions papier et en ligne du quotidien.

Elle dénonce l’absence d’une culture des excuses dans le paysage médiatique suisse. Les médias suisses rechignent à présenter des excuses, constate-t-elle.

Elle fait donc recours à la Cour suprême du canton de Zoug. Mais Ringier saisit lui aussi la deuxième instance. L’éditeur conteste toute violation de la personnalité de quiconque.

Alain Arnaud /ddup

Publié le 12 juin 2019 à 09:35 - Modifié le 12 juin 2019 à 10:12