Modifié le 20 mai 2019 à 17:02

Le pape a finalement accepté le retrait de Vitus Huonder, l'évêque de Coire

Vitus Huonder n'est plus l'évêque de Coire, le pape a accepté son retrait.
Vitus Huonder quitte le diocèse de Coire Le Journal horaire / 1 min. / le 20 mai 2019
Le diocèse de Coire (GR) a annoncé lundi que le pape avait accepté le retrait de l'évêque de 77 ans, après douze ans de service. Le Haut-Valaisan Peter Bürcher le remplacera ad interim.

Le diocèse de Coire a annoncé lundi que le pape avait finalement accepté le retrait de l'évêque de 77 ans, après douze ans de service. Le départ du Grison, qui avait annoncé sa démission en avril 2017 déjà, a été repoussé deux fois par Rome. Une première fois pour deux ans et une nouvelle fois à Pâques cette année.

Peter Bürcher, âgé de 73 ans, devra dans un premier temps conduire des discussions internes pour se familiariser avec le diocèse, a indiqué l'évêché de Coire. Il s'adressera aux médias au plus tard durant la première semaine de juin. Il ne devrait assumer la fonction d'évêque ad interim que quelques mois.

"Surprise totale"

Sa nomination a été une "surprise totale", a indiqué Peter Bürcher dans un message adressé aux membres du diocèse et rendu public. A son âge, il aspire au repos, mais le pape en a décidé autrement.

Le natif de Fiesch (VS) a obtenu une licence en théologie à Fribourg en 1971. Il a été ordonné prêtre la même année à Genève. Promu évêque en mars 1994, il a d'abord été évêque auxiliaire dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg puis évêque de Reykjavik dès 2007. Une grave pneumonie l'a amené à quitter l'Islande en octobre 2015.

Vitus Huonder, pour sa part, va se retirer comme déjà annoncé dans l'institut Sancta Maria de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à Wangs (SG).

Evêque controversé

Pendant ses douze ans de service, l'évêque n'a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne. Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d'un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l'autre, elles lui ont valu des critiques acérées des plus progressistes.

Le fait que son départ ait été retardé n'est pas nouveau pour le diocèse qui compte près de 700'000 catholiques dans six cantons. Celui de son prédécesseur Amédée Grab, décédé dimanche, avait lui aussi été repoussé de deux ans.

>> Lire aussi: L'ancien évêque suisse Amédée Grab est décédé dans les Grisons

ats/jfe/nr

Publié le 20 mai 2019 à 14:45 - Modifié le 20 mai 2019 à 17:02