Modifié vendredi à 20:57

Ueli Maurer et Donald Trump ont discuté des bons offices de la Suisse

Ueli Maurer est le premier Suisse à être reçu à la Maison Blanche en tant que président de la Confédération.
Ueli Maurer est le premier Suisse à être reçu à la Maison Blanche en tant que président de la Confédération. 12h45 / 2 min. / vendredi à 12:45
Le président de la Confédération Ueli Maurer a été reçu par Donald Trump jeudi à Washington. Les deux chefs d'Etat ont parlé essentiellement des bons offices de la Suisse, notamment dans le cadre de la crise iranienne.

Donald Trump a accueilli Ueli Maurer dans l'allée, avant une entrevue qui a duré 40 minutes. Il s'agissait de la première visite officielle d'un président de la Confédération à la Maison Blanche.

A la question lancée par un journaliste de savoir s'il fallait craindre un conflit armé avec l'Iran au vu des relations tendues avec ce pays, le président américain a brièvement répondu: "Je ne l'espère pas". Les deux hommes n'ont pas répondu aux autres questions des médias.

Car si les Etats-Unis ont organisé cette visite en dernière minute, c'est avant tout pour parler de la crise iranienne, en pleine escalade de la tension et alors que Berne représente les intérêts américains à Téhéran. Selon la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders, les deux présidents ont surtout discuté des bons offices diplomatiques de la Suisse.

Après la révolution islamique en Iran en 1979, les Etats-Unis ont cessé leurs relations diplomatiques avec Téhéran. Depuis 1980, la Suisse représente les intérêts américains dans ce pays. Selon les voeux de Washington, Berne devrait également représenter les intérêts américains au Venezuela mais Caracas n'a pas encore donné son feu vert.

>> Les explications de Philippe Revaz dans le 19h30:

Philippe Revaz: "C'est une visite de dernière minute avec une aura de mystère, le résultat d'un grand jeu diplomatique."
19h30 - Publié jeudi à 19:30

Selon un communiqué diffusé avant la visite par le Département fédéral des finances, les deux hommes devaient aussi aborder la possibilité de négocier un accord de libre-échange entre la Suisse et les Etats-Unis. Mais la porte-parole Sarah Sanders n'a pas mentionné ce point.

Discussions "confidentielles"

Dans une brève conférence de presse donnée après la rencontre à l'ambassade de Suisse à Washington, Ueli Maurer a commencé par souligner que les discussions avaient été "amicales et constructives". Il a félicité Donald Trump pour la bonne santé de l'économie américaine. Ce dernier lui aurait du reste rendu la pareille. "Comment faites-vous, la Suisse, pour être autant aimés dans le monde?", lui aurait demandé le président américain.

Ueli Maurer a également évoqué l'accord de libre-échange, mais sans aucune avancée concrète sur ce dossier.

A propos de la crise iranienne, le conseiller fédéral a confirmé que les bons offices de la Suisse avaient été évoqués, mais les discussions restent "confidentielles", a-t-il précisé.

>> Ecouter le compte-rendu de Raphaël Grand dans le 22h30:

Donald Trump et Ueli Maurer ont discuté 40 minutes à la Maison Blanche.
Manuel Balce Ceneta - AP/Keystone
Le Journal de 22h30 - Publié jeudi à 22:30

>> Pourquoi la Suisse compte beaucoup pour Donald Trump: interview de Martin Naville, directeur de la Chambre de commerce Suisse-Etats-Unis:

Martin Naville: "Pour l'équipe du président Trump, très en faveur du libre marché, la Suisse compte beaucoup."
19h30 - Publié jeudi à 19:30

ats/oang

Publié jeudi à 19:30 - Modifié vendredi à 20:57

"La Suisse a un rôle à jouer"

"La Suisse a un rôle à jouer dans les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, mais est-ce que Donald Trump est vraiment réceptif à la diplomatie? Jeudi, des sujets économiques ont été discutés, mais monsieur Trump n'est pas quelqu'un de très fin dans les négociations", assure vendredi Daniel Warner, politologue américano-suisse, dans La Matinale.

Selon Daniel Warner, cette "invitation surprise" a très peu été mentionnée dans la presse américaine, alors qu'elle a fait les gros titres en Suisse. "Rien de concret n'est sorti quant à un éventuel arrangement pour le libre-échange. Aux Etats-Unis, c'est la crise avec l'Iran qui cristallise l'attention en ce moment."

>> L'interview de Daniel Warner: