Modifié le 07 mai 2019 à 09:09

Après la neige, la Suisse subit des gelées nocturnes en ce début mai

De l'eau est projetée sur des abricotiers, à Martigny, afin de les protéger grâce à une fine couche de glace.
Crainte du gel chez les agriculteurs en ce début mai La Matinale / 1 min. / le 06 mai 2019
La quasi-totalité de la Suisse – du lac Léman au lac de Constance, y compris certaines régions du Tessin – a été touchée durant la nuit de dimanche à lundi par le gel. La température est même tombée à -7,6 degrés Celsius à Berne.

Le mercure affichait -5,5° à Payerne (VD) ou encore -1,8° à Chiasso (TI), a indiqué lundi dans un communiqué MétéoSuisse. Il faut s'attendre à de nouvelles gelées dans la nuit de lundi à mardi, précise l'institut météorologique.

>> Lire: La neige fait un retour exceptionnel jusqu'en plaine en Suisse

Les arbres ont sorti toutes leurs feuilles, et l'accumulation des flocons peut faire casser des branches. La neige est tombée jusqu'en plaine ce week-end: du jamais vu début mai. Au matin, elle tenait bien au sol et on mesurait même 19 centimètres à Saint-Gall (669 mètres d'altitude): de nombreux dégâts matériels y ont été constatés. Le précédent record de 12 centimètres à Saint-Gall date du 7 mai 1957.

Dans la ville fédérale – Berne se situe à 540 mètres d'altitude – il est tombé 4 centimètres de neige. Le précédent record pour un mois de mai depuis le début des mesures, en 1931, datait du 1er mai 1945: un seul centimètre était alors constaté.

La neige protectrice

Une fleur d'abricotier est protégée du froid par une fine couche de glace. Une fleur d'abricotier est protégée du froid par une fine couche de glace. [Valentin Flauraud - Keystone] Dans les champs, par contre, la neige, n'est pas forcément la pire ennemie. Elle peut même devenir parfois protectrice contre le refroidissement attendu après les précipitations: ce dernier inquiète davantage certains agriculteurs.

L'annonce d'un risque de gel pour les nuits de lundi et mardi a sonné le branle-bas ces derniers jours. Chez les producteurs de fraises, notamment. Par sécurité, bon nombre d'entre eux les ont couvertes. Car des fraises en fleurs ne donneront pas de fruits si le gel les surprend.

La prudence règne, ce début de semaine. Le souvenir de 2017 est encore vif: le gel avait alors fait chuter la production fruitière et viticole. La perte avait alors été estimée à 100 millions de francs pour l'ensemble du pays.

Sujet radio: Etienne Kocher

Adaptation web: Stéphanie Jaquet et l'ats

Publié le 06 mai 2019 à 09:44 - Modifié le 07 mai 2019 à 09:09