Modifié le 29 mars 2019 à 20:28

Le système de vote électronique de la Poste ne sera pas utilisé le 19 mai

Le système de vote électronique de la Poste ne sera pas utilisé à Neuchâtel et Fribourg, en votation populaire le 19 mai
Le système de vote électronique de la Poste ne sera pas utilisé à Neuchâtel et Fribourg, en votation populaire le 19 mai 19h30 / 2 min. / le 29 mars 2019
Le système de vote électronique de la Poste ne sera pas utilisé dans quatre cantons, dont Neuchâtel et Fribourg, le 19 mai. La Chancellerie fédérale a communiqué vendredi cette décision prise par le géant jaune, qui l'a informée d'une faille.

Cette faille affecte la vérifiabilité individuelle, qui permet au votant de vérifier que son vote est enregistré correctement. Or, il s'agit d'un élément-clef du système actuel de la Poste, déjà en service dans quatre cantons: Bâle-Ville, Fribourg, Neuchâtel, Thurgovie.

>> Ecouter la réaction de Danielle Gagnaux-Morel, chancelière de l'Etat de Fribourg, dans Forum:

Danielle Gagnaux-Morel, chancelière de l'Etat de Fribourg.
Cyril Zingaro - KEYSTONE
Forum - Publié le 29 mars 2019

Le système de vote électronique du canton de Genève, qui ne présente pas cette faille, a quant à lui été autorisé pour la votation du 19 mai 2019. Il est utilisé dans cinq autres cantons: Argovie, Berne, Genève, Lucerne, Saint-Gall, Vaud.

La Chancellerie fédérale affirme ne disposer d’aucun indice laissant supposer que cette faille aurait causé une falsification des votes lors de précédents scrutins.

Un test d'intrusion

Le nouveau système de vote électronique de la Poste a fait l'objet d'un test public d'intrusion, du 25 février au 24 mars. Plus de 3000 pirates du monde entier y ont pris part et seize violations des règles de bonnes pratiques ont été relevées. Selon la Chancellerie fédérale, elles n’engendrent pas de risques élevés.

Une initiative lancée

La nouvelle faille avait été rendue publique lundi par les partisans d'un moratoire sur le vote électronique. Une initiative vient d'être lancée pour l'interdire au moins jusqu'à ce qu'il soit autant protégé contre des manipulations que le vote traditionnel à l'urne.

L'Assemblée fédérale pourrait lever l'interdiction cinq ans au plus tôt après son introduction, mais seulement sous plusieurs conditions.

Les étapes essentielles du vote devraient pouvoir être vérifiées par des électeurs sans compétences particulières, le vote doit correspondre à la volonté réelle des électeurs et ne pas avoir été influencé, les résultats partiels du vote électronique doivent être identifiés clairement et des recomptages fiables être possibles.

ats/jvia

Publié le 29 mars 2019 à 12:23 - Modifié le 29 mars 2019 à 20:28