Modifié le 27 février 2019 à 18:59

Chantal Galladé critiquée au sein du PS après l'annonce de sa défection

Après Mohamed Hamdaoui, Chantal Galladé quitte à son tour le PS.
Chantal Galladé quitte le PS à cause de divisions autour de l'accord-cadre Forum / 2 min. / le 27 février 2019
Après trente ans d'engagement au Parti socialiste, l'ancienne conseillère nationale zurichoise Chantal Galladé a annoncé mardi dans les journaux du groupe Tamedia qu'elle quittait le parti pour rejoindre les Vert'libéraux. Sa décision crée de fortes réactions au sein du PS.

Chantal Galladé invoque le différend entre l'Union européenne et la Suisse au sujet de l'accord-cadre comme raison principale de sa démission.

Dans l'émission Forum mercredi, la politicienne de 46 ans réfute tout coup médiatique: "Lorsque je suis entrée au PS il y a 30 ans, c'était le parti qui était pour de bons accords avec l'UE, pour l'écologie, pour l'égalité entre les sexes et pour une société moderne. Aujourd'hui, le seul parti qui est pour tout cela, ce sont les Vert'libéraux."

>> L'interview de Chantal Galladé dans Forum:

Chantal Galladé quitte le Parti socialiste.
Anthony Anex - Keystone
Forum - Publié le 27 février 2019

Une politicienne "surestimée"

Ce départ a créé un petit séisme au sein du groupe socialiste, selon les membres contactés par la RTS. "C'est quand même dommage de se rendre compte après 15 ans sous la Coupole que l'on était dans le mauvais parti. Surtout que le PS a une aile centriste et que tout le monde y est le bienvenu", déplore Ada Marra. Et la vice-présidente du PS d'ajouter: "Chantal Galladé a choisi le côté libéral plutôt que le côté social."

Sous le couvert de l'anonymat, d'autres élus se montrent encore plus critiques: "C'est une politicienne surestimée, qui ne s'est jamais préoccupée du dossier européen, ni d'environnement".

De son côté, le chef de groupe Roger Nordmann juge paradoxal de quitter le PS sous prétexte que celui-ci ne serait pas assez europhile. Les Vert'libéraux, rappelle-t-il, combattent la réforme fiscale et le financement de l'AVS (en votation le 19 mai prochain). Or si cet objet est refusé, estime Roger Nordmann, cela mettra justement la Suisse en difficulté avec l'UE. La Confédération pourrait alors se retrouver sur une liste noire, ajoute le conseiller national.

Thibaut Schaller et Mathieu Henderson

Publié le 27 février 2019 à 18:56 - Modifié le 27 février 2019 à 18:59