Modifié le 25 février 2019 à 08:58

Les doctorants de Suisse réclament de meilleures conditions de travail

Un auditoire de l'Université de Genève.
Les doctorants de Suisse se plaignent de leurs conditions de travail et demandent de meilleurs contrats La Matinale / 1 min. / le 25 février 2019
Les doctorants de Suisse se plaignent de leurs conditions de travail, qu'ils estiment néfastes pour la recherche et l'innovation. Dans un papier de position publié dimanche, ils demandent davantage de contrats à durée indéterminée.

Dans son article, Actionuni, la faîtière des associations de chercheurs des hautes écoles suisses, revendique également une organisation compatible avec la vie de famille.

"C'est difficile de se lancer dans un boulot si vous savez que, potentiellement, dans un an, ou même dans trois ans, il sera terminé. Ce sont des postes instables et souvent mouvants. Il faut tout le temps déménager, on vous pousse à le faire pour des critères d'excellence. C'est compliqué à gérer", explique Maximilien Stauber, secrétaire général de l'association ACIDUL à l'Université de Lausanne.

Pour lui, un réel problème de précarité financière et de l'emploi subsiste: "Nous voulons que davantage de postes avec des durées indéterminées soient ouverts et qu'un temps minimal soit réservé pour la recherche. Dans ces emplois, il y a aussi souvent des tâches administratives et d'enseignement. A Lausanne, le temps minimal pour la recherche est de 50%, la faîtière propose maintenant 60%."

Mission de formation

"Je comprends ces revendications. Le métier de la recherche est extrêmement dur, mais il me semble que la mission de l'université est avant tout de former les gens et pas de les employer pour faire de la recherche", estime la rectrice de l'Université de Lausanne Nouria Hernandez.

"Il faut se rendre compte qu'il y a beaucoup plus de chercheurs et d'étudiants qui veulent faire de la recherche que de postes stables. Même si nous doublons ou triplons ce type de postes, cela va toujours être le cas", assure la biologiste.

Tania Barril/gma

Publié le 25 février 2019 à 08:53 - Modifié le 25 février 2019 à 08:58