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Pour plus de la moitié des Suisses, le racisme est un problème important

Une manifestation contre le racisme dans les rues de Berne en 2017. [Peter Klaunzer - Keystone]
Plus de la moitié des Suisses estiment que le racisme est un problème important / Le Journal horaire / 32 sec. / le 21 février 2019
Une majorité de la population voit le racisme comme un problème social important en Suisse. La proportion - 59% - a toutefois baissé de six points depuis 2016. Cinquante-cinq pour cent estiment que l’intégration des migrants dans la société fonctionne bien.

Cinquante-neuf pour cent des personnes estiment que les mesures mises en place pour lutter contre le racisme sont adaptées, indique l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans le cadre de son enquête 2018 "Vivre ensemble en Suisse" publiée jeudi. 7% considèrent qu'elles sont trop importantes et 31% qu'elles sont insuffisantes.

Vingt-neuf pour cent des personnes insatisfaites estiment que des mesures devraient être prises par l'Etat, 24% par chaque individu. 19% pointent le monde politique, 15% les écoles ou les enseignants.

Le pourcentage de Suisses disant pouvoir être dérangés par la présence de personnes perçues comme différentes, par exemple en raison de leur nationalité, de leur religion ou de leur couleur de peau, a lui baissé de deux points depuis 2016, à 34%.

Chez plus d'un tiers des personnes (40%), la question du racisme n'est pas jugée sérieuse. Seul 1% ne s'exprime pas sur ce thème.

C'est à l'Etat d'agir

En termes d'intégration, si 55% des sondés pensent que celle-ci fonctionne bien (-1 point de pourcentage par rapport à 2016), 43% estiment qu'elle se passe plutôt mal, voire très mal. 2% ne s'expriment pas.

Cinquante-cinq pour cent des personnes estiment que les mesures mises en place répondent dans ce domaine aux besoins, 16% pensent qu'elles sont trop importantes et 26% qu'elles sont insuffisantes.

Sur l'ensemble des personnes qui ne sont pas satisfaites, 45% estiment que des mesures devraient être prises par l'Etat. 17% considèrent que c'est de la responsabilité de chaque individu et 12% celle des associations ou ONG. 11% estiment que c'est aux étrangers de faire des efforts d'intégration.

Parmi les personnes déclarant avoir vécu une expérience de discrimination en Suisse, la nationalité est le motif le plus mentionné (58%).

ats/ebz

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