Modifié le 18 février 2019 à 22:47

La pollution aux particules fines est plus critique en début d'année

Particules fines en hiver, c'est le plus grave
Particules fines en hiver, c'est le plus grave 19h30 / 3 min. / le 18 février 2019
En raison d'une météo défavorable, les mois de janvier à avril sont les plus critiques en matière de pollution de l’air. Mais même en Suisse, les valeurs constatées tout au long de l’année présentent déjà des risques pour la santé.

Comme chaque hiver, le Valais a mené une large campagne de vérification des chauffages, avec pour objectif de traquer les installations trop polluantes. Depuis le début des contrôles en 2006, plus de 9000 chauffages ont dû être assainis, rien que sur le territoire valaisan.

Les chauffages ne sont pas le seul problème. Le trafic et les sites industriels sont aussi de gros producteurs de particules fines. La plus grosse part vient des combustions industrielles, responsables de 32% des émissions. Les transports émettent quant à eux 27% des particules. Viennent ensuite l’agriculture avec notamment les machines agricoles. Et finalement les ménages, qui émettent les 15% restants.

Augmentation des problèmes respiratoires

Trois mille personnes décéderaient chaque année en Suisse à cause des particules fines. "On peut constater une augmentation de la fréquentation des services d’urgence, une augmentation des problèmes respiratoires avec des consultations en médecine de premier recours ou en médecine spécialisée", explique le Professeur Pierre-Olivier Bridevaux, Chef du service de pneumologie de l’Hôpital du Valais. Le cancer pulmonaire est aujourd'hui une conséquence connue de l’exposition aux particules fines.

Si la qualité de l'air était encore catastrophique il y a quelques années, on se rapproche aujourd'hui de la valeur limite souhaitée. "La situation est plus favorable avec des concentrations nettement plus basses sur le Plateau suisse", précise Richard Ballaman, Chef de la section qualité de l’air de l’Office fédéral de l'environnement. "L'idéal serait d'avoir une concentration inférieure à 50 microgrammes par mètre cube d'air. Malheureusement, ce n'est pas encore le cas dans un site exposé au trafic."

Circulation différenciée

Pour limiter cette pollution, Genève vient d’adopter la circulation différenciée. Un système de "macaron écologique" permettra de limiter l'accès au centre aux véhicules les plus polluants en cas de pics de pollution. Une mesure qui ne concerne pas les autos 100% électriques.

Face au problème de santé publique qu'est celui des particules fines, le Conseil fédéral a adopté ce printemps de nouvelles mesures pour les contrôler et limiter davantage leur impact, parfois irréversible.

Céline Brichet/ani

Publié le 18 février 2019 à 21:30 - Modifié le 18 février 2019 à 22:47