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Près de la moitié du personnel soignant veut abandonner son travail

Selon un sondage d'Unia, la moitié du personnel soignant souhaite jeter l'éponge. [RTS]
Selon un sondage d'Unia, la moitié du personnel soignant souhaite jeter l'éponge. / 19h30 / 2 min. / le 16 février 2019
Un sondage publié vendredi par Unia montre que les employés de la santé souffrent du manque d'effectifs et de la pression constante des économies. Pour le syndicat, ce sont les conditions de travail qui posent problème.

Les plus décidés à changer de voie sont les jeunes qui ne travaillent que depuis quelques années dans les soins: ils ne voient pas d'avenir dans leur secteur. Selon l'enquête, 86% des employés se sentent régulièrement fatigués et épuisés, et 72% subissent même des troubles physiques.

Alarmé par ces résultats, Unia souligne que l'annualisation des horaires fait que les employeurs exigent du personnel soignant une grande flexibilité et la charge de travail n'est pas répartie de manière équitable. Cela ne laisse pas beaucoup d'espace pour les loisirs, estiment deux tiers des personnes interrogées.

Effets désastreux sur la qualité des soins

"Au nom de la rentabilité, on rationalise, on comprime les coûts, on coupe dans les budgets, tout en fermant les yeux sur les effets désastreux sur les conditions de travail et sur la qualité des soins et de l'accompagnement", souligne la syndicaliste Yvonne Peist-Gaillet. Il est temps "que les soins deviennent à nouveau plus humains", a écrit une assistante en soins en répondant au sondage.

Quelque 79% des sondés estiment par ailleurs que le salaire n'est pas approprié. "On ne peut pas en vivre", répondent les assistants et les auxiliaires.

Diverses mesures exigées

Le syndicat Unia exige un dialogue équitable entre les employeurs et les employés, afin de ne pas exacerber encore plus la situation. Il demande des plans de travail raisonnables, l'abolition des horaires annualisés, l'adaptation des salaires et l'engagement de plus de personnel.

Le sondage a été réalisé du 15 octobre au 31 janvier derniers. 2935 personnes ont été interrogées.

ats/oang

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