Modifié le 14 février 2019 à 20:33

Karin Keller-Sutter lance sa première campagne de votation en soutenant la loi sur les armes

Karin Keller-Sutter lance la campagne pour la révision de la loi sur les armes, un sujet hautement sensible en Suisse.
Karin Keller-Sutter lance la campagne pour la révision de la loi sur les armes, un sujet hautement sensible en Suisse. 19h30 / 2 min. / le 14 février 2019
La loi révisée sur les armes ne remet pas en cause la tradition suisse du tir. La nouvelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a lancé jeudi sa première campagne de votation en insistant aussi sur l'importance du texte pour la sécurité du pays.

Personne ne sera privé de son arme, a précisé la ministre de Justice et Police devant la presse. Cible d'un référendum des milieux du tir, le durcissement soumis au peuple le 19 mai ne remet en question ni les compétitions de tir, ni les manifestations populaires comme le tir en campagne.

La Suisse doit mettre en oeuvre la nouvelle directive européenne sur les armes adoptée pour faire face au terrorisme si elle veut rester dans l'alliance des Etats Schengen et Dublin.

Si le peuple dit non, la coopération prendra fin automatiquement, à moins que tous les Etats de l'UE et la Commission européenne acceptent, dans les 90 jours, de faire cette concession à la Suisse, a expliqué Karin Keller-Sutter.

Pas de registre central

La directive européenne doit rendre plus difficile l'accès aux armes susceptibles de faire beaucoup de victimes. La révision en Suisse prévoit d'interdire les armes à feu semi-automatiques à épauler équipées d'un chargeur d'au moins 10 coups. Pour les armes de poing, l'interdiction vaudra dès 20 cartouches.

Le fusil ne sera pas classé dans la catégorie des armes prohibées lorsque son propriétaire décide de le garder à la fin de son service militaire. Mais il n'y aura pas de registre central des armes.

ats/lan

Publié le 14 février 2019 à 14:50 - Modifié le 14 février 2019 à 20:33