Publié le 12 février 2019 à 16:20

Un système de freinage d'urgence de voiture peut-être obligatoire dès 2020

Les Etats pourront imposer l'AEBS à l'ensemble des véhicules de moins de 9 passagers lorsqu'ils circulent à faible vitesse. (Image d'illustration)
Un système de freinage d'urgence de voiture peut-être obligatoire dès 2020 Le Journal horaire / 20 sec. / le 12 février 2019
Un nouveau système avancé de freinage d'urgence de voiture pourrait être homologué dès 2020 en Suisse. Un accord a été trouvé à l'ONU entre des dizaines de pays sur ce dispositif qui devrait réduire de près de 40% les accidents urbains.

Les systèmes avancés de freinage d'urgence (AEBS) sont dotés de capteurs qui surveillent la distance avec le véhicule ou le piéton devant eux. Ils détectent si une collision est imminente.

Dans ce cas, "ils activeront les freins" si le conducteur ne réagit pas, a affirmé mardi à Genève un porte-parole de la Commission économique de l'ONU pour l'Europe. Les prescriptions techniques ont été validées par le Groupe de travail des véhicules automatisés et autonomes de l'institution.

Accord international

Quelque 40 pays ont trouvé un accord qui doit être validé en juin prochain pour une application dès 2020.

La Suisse fait partie des 53 Etats parties à l'accord de 1958 sur les prescriptions techniques des véhicules roulants qui pourront appliquer cette mesure. Elle imposerait alors ces systèmes à toutes les nouvelles voitures vendues dans le pays, en moyenne 315'000 par an. En zone urbaine, ceux-ci pourraient réduire le nombre des 88 victimes annuelles observées.

Ce recul pourrait même atteindre jusqu'à près de 40%, selon des estimations. L'AEBS pourrait également sauver plus de 1000 personnes parmi les plus de 9500 décès de ce type chaque année dans l'UE. A l'intérieur des zones urbaines européennes, 50% des victimes sont des automobilistes et 40% des piétons.

Système pas encore standardisé

Des AEBS existent déjà pour certaines voitures dans certains pays. Mais aucune exigence technique standard n'en garantissait jusqu'à présent le bon fonctionnement. Le nouveau règlement doit aboutir à des prescriptions internationales que les Etats pourront imposer à l'ensemble des véhicules de moins de 9 passagers lorsqu'ils circulent à faible vitesse.

Le groupe de travail va poursuivre ses travaux pour élargir ces dispositions à d'autres situations pour les piétons et les cyclistes. Celles-ci devraient être discutées en septembre prochain.

ats/pym

Publié le 12 février 2019 à 16:20