Modifié le 07 février 2019 à 18:36

Le travail de milice au niveau communal n'intéresse plus les jeunes

Les députés de la municipalité de Vevey, lors d'une séance du Conseil communal.
Le travail de milice au niveau communal n'intéresse plus les jeunes Le Journal horaire / 1 min. / le 07 février 2019
L'an dernier, seuls 6% des membres des exécutifs municipaux avaient moins de 35 ans, selon une étude de la Haute école de technique et d'économie de Coire (HTW). Mais beaucoup de jeunes montrent néanmoins un intérêt pour la politique.

Davantage de jeunes pourraient s'engager pour leur commune, selon l'étude publiée mercredi par la Haute école grisonne. Plusieurs inconvénients associés au travail de milice les en détournent toutefois, comme le temps perdu, les structures dépassées, les obligations à long terme. Quelques mesures permettraient toutefois de changer la donne.

Les jeunes seraient motivés à pouvoir faire bouger les choses. Mais le temps à consacrer, des séances et des procédures jugées inefficaces et le manque de reconnaissance brident cet intérêt.

>> Débat dans Forum entre Jérôme De Benedictis, plus jeune syndic du canton de Vaud (à Echandens) et Barry Lopez, assistant parlementaire d'Isabelle Moret au PLR:

Jérôme de Benedictis, le plus jeune syndic du canton, élu dans la commune d'Echandens et Barry Lopez, assistant parlementaire d'Isabelle Moret au PLR, et porte-parole romand d'Easyvote.
Raphaël Dupertus - Keystone
Forum - Publié le 07 février 2019
 

Plusieurs mesures proposées

Pour pallier le problème, la HTW a développé un outil internet à l'attention des administrations communales et les partis, a indiqué l'Association des communes suisse. Plusieurs mesures sont proposées comme un soutien aux jeunes lors d'élections, une amélioration des procédures et de l'organisation ou des indemnités plus élevées.

L'Association des communes suisses, qui a déclaré 2019 année du travail de milice, a récolté 19 propositions pour renforcer l'attrait de ce dernier. Les indemnités pourraient être défiscalisées. Le travail de milice pourrait être décompté dans le cadre de l'obligation de service.

Le recours au numérique serait étendu et permettrait par exemple de participer à des réunions sans être sur place. Les dix meilleures idées seront présentées et récompensées le 26 février à Zurich.

ats/fme/aab

Publié le 07 février 2019 à 11:16 - Modifié le 07 février 2019 à 18:36