Modifié le 03 février 2019 à 22:19

En 2018, les médecins ont dû rembourser 8 millions aux assurances

Surfacturation des prestations médicales: des médecins fraudeurs ont dû rembourser 8 millions de francs.
Surfacturation des prestations médicales: des médecins fraudeurs ont dû rembourser 8 millions de francs. 19h30 / 2 min. / le 03 février 2019
Les médecins suisses ont remboursé plus de 8 millions de francs aux caisses maladie pour des sommes indûment perçues. Un phénomène qui pourrait être évité grâce à davantage d'échange d'informations avec les assurances, selon les autorités cantonales.

Une fois la facture d'une consultation médicale arrivée, il est parfois difficile de s'y retrouver. Certains médecins profiteraient de ce flou pour surfacturer. Selon "Le Temps", qui cite les chiffres de Santé Suisse, les praticiens ont dû rembourser plus 8 millions pour des frais indûment perçus aux caisses maladie en 2018.

Les fraudeurs ont été repérés grâce à une méthode qui filtre tous les médecins dont les coûts par patient excèdent de 30% la moyenne suisse dans une spécialité donnée. La surfacturation toucherait davantage la Suisse romande: plus d'un million de francs ont été remboursés rien que dans le canton de Genève. Fribourg est à l'opposé du classement, avec 30'000 francs rendus.

Mieux échanger avec les assurances

Pour lutter contre le phénomène, les autorités appellent à plus de communication avec les assureurs. "Nous pouvons décider qu'un médecin fraudeur ne pourra plus facturer à charge de l'assurance maladie, a expliqué Mauro Poggia, ministre genevois de la santé. Nous pouvons le suspendre, voire le radier si les actes sont d'une gravité extrême."

La surfacturation concerne 1 à 2% des médecins. Soit 129 médecins sur les 37'000 établis en Suisse. "C'est une excellente nouvelle que les fraudeurs soient démasqués", a réagi dans le 19h30 Michel Matter, vice-président de la Fédération des médecins suisses. Il met néanmoins en garde contre les généralités. "Ce qui ne va pas, c'est de salir toute une profession pour quelques cas isolés qui viennent surfacturer." Selon l'ophtalmologue genevois, la hausse des cas problématiques par rapport aux années précédentes est due à l'amélioration de la méthode qui traque les fraudes.

>> Voir la réaction de Michel Matter, vice-président de la FMH, dans le 19h30:

Michel Matter, vice-président de la FMH, s'exprime sur la surfacturation des médecins.
19h30 - Publié le 03 février 2019

Flore Amos /Cecilia Mendoza/ani

Publié le 03 février 2019 à 21:03 - Modifié le 03 février 2019 à 22:19