Modifié le 28 janvier 2019 à 11:29

Le rôle du géant chinois Huawei en Suisse examiné au Parlement fédéral

Huawei est une entreprise privée et elle est partenaire de Swisscom et Sunrise notamment.
La Suisse doit-elle se méfier du géant chinois de télécommunications Huawei ? La Matinale / 1 min. / le 28 janvier 2019
La Commission de sécurité du Parlement fédéral va enquêter sur le géant chinois des télécommunications Huawei, qui va notamment s'occuper du réseau de fibre optique de Swisscom. La question de la protection de nos données est centrale.

La Suisse doit-elle se méfier de Huawei avant de lui ouvrir tout grand ses données via la 5G? La question rebondit au Parlement fédéral alors que plusieurs pays bannissent le géant chinois des télécommunications, soupçonné d'espionnage à grande échelle.

Huawei écarté de plusieurs pays

La Commission de sécurité du Parlement va chercher à en savoir plus sur les garanties pour la protection de nos données. Jusqu'ici, le Conseil fédéral a estimé que l'Etat n'avait pas à intervenir, Huawei étant une entreprise privée. Elle est partenaire de Swisscom et Sunrise notamment.

Pourtant les Etats-Unis, l'Australie et le Japon ont interdit à Huawei de bâtir leur 5G. Et plusieurs pays voisins s'interrogent aussi. Pour la conseillère aux Etats socialiste Géraldine Savary, il ne faut pas être naïf et se poser les bonnes questions.

>> Pour Géraldine Savary, il n'y a aucune raison pour que la Suisse soit davantage à l'abri d'un éventuel espionnage que ses voisins

Géraldine Savary lors de la session d'été du Parlement le 6 juin 2018.
Alessandro della Valle - Keystone
Le Journal horaire - Publié le 28 janvier 2019

Elle a suggéré à la Commission de la sécurité de s'informer auprès du Service de renseignement ainsi que des département de la Défense et des Télécommunications. Il s'agit de savoir dans quelle mesure ils peuvent garantir que les données personnelles des Suisses sont protégées.

Le but est de pouvoir décider si la Confédération veut confier le monopole du réseau 5G à Huawei, société efficace et moins chère, mais proche du gouvernement chinois et soupçonnée d'espionnage. L'alternative serait de privilégier une approche plus prudente au vu des enjeux.

Le Conseil fédéral devra lui aussi se prononcer, puisqu'une autre interpellation lui sera adressée directement par le PDC Fabio Regazzi.

L'émission TTC reviendra lundi soir sur la présence de Huawei en Suisse.

Alexandra Richard

Publié le 28 janvier 2019 à 10:51 - Modifié le 28 janvier 2019 à 11:29