Modifié le 15 janvier 2019 à 09:45

Deux comités et des arguments différents pour lutter contre RFFA

Une action symbolique pour lancer une semaine de récolte intensive de signatures organise par le Comite référendaire "RIE3, RFFA non c'est NON!", qui combat la Loi relative a la reforme fiscale et au financement de l'AVS (RFFA).
Deux comités référendaires contre la réforme de la fiscalité des entreprises La Matinale / 1 min. / le 14 janvier 2019
Deux comités référendaires, l'un issu de la gauche, l'autre de la droite, combattent le paquet RFFA, qui lie réforme de la fiscalité des entreprises et financement des retraites, mais ils refusent de mettre leurs forces en commun.

Ces deux comités déposeront jeudi, chacun à son propre horaire, les signatures qu'ils sont parvenus à récolter. Le comité bourgeois contre RFFA - composé de jeunes UDC et PLR - va déposer celles qu'il a récoltées à 9h. Le comité de gauche - composé des Verts et de syndicats - a rendez- vous pour sa part à 11h à la chancellerie.

Pas question de se mélanger, et pourtant ils combattent le même objet: celui d'une nouvelle réforme de l'imposition des entreprises en échange d'un financement des retraites. Agostino Soldini, secrétaire central du Syndicat des services publics, s'en explique: "Nous avons lancé nous-mêmes le référendum parce que nous contestions la RFFA pour des raisons qui nous appartiennent, qui ne sont pas les mêmes que celles du comité de droite". Et d'ajouter que comme le comité de gauche a "très probablement réussi à faire aboutir (son) référendum indépendamment" des signatures de droite, le comité souhaite déposer son référendum "de manière autonome".

>> Le sujet du 19h30:

Fiscalité des entreprises liée au renflouement de l'AVS: Les opposants veulent faire aboutir un référendum.
19h30 - Publié le 14 janvier 2019

Des arguments très différents

C'est que chez les Verts et à la gauche de la gauche, on dénonce des déductions fiscales trop importantes au profit des entreprises. A droite, certains veulent une réforme plus en profondeur du système des retraites.

Et même si seul, le comité bourgeois ne parviendrait pas à faire aboutir le referendum, il ne veut pas pour autant s'allier au comité de gauche. Camille Lothe, présidente des jeunes UDC zurichois, veut aussi que les arguments de son comité soient entendus: "Il faut que dans les analyses après le scrutin, nos raisons de rejeter RFFA transparaissent aussi, afin que dans le futur, si une nouvelle réforme est lancée, il faut aussi qu'on voit que le peuple n'était pas d'accord à cause de nos raisons."

Arguments différents, mais même combat. D'ailleurs au final, la chancellerie fédérale va additionner les signatures. Cette configuration n'est possible que pour les référendums. Pour les initiatives populaires, un seul comité est toléré

Muriel Ballaman/ebz

Publié le 14 janvier 2019 à 11:12 - Modifié le 15 janvier 2019 à 09:45