Modifié le 10 janvier 2019 à 22:09

Nouvelle hausse des cas de légionellose en Suisse l'an dernier

Des particules de légionelle dans un laboratoire.
Nouvelle hausse des cas de légionellose en Suisse l'an dernier Le Journal horaire / 0 min. / le 10 janvier 2019
Avec 567 cas, les cas de légionellose ont à nouveau pris l'ascenseur en Suisse en 2018, rendant la lutte contre cette maladie difficile, ses causes étant diverses et encore très méconnues.

L'an passé, 567 cas de légionellose ont été recensés en Suisse, selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), soit bien plus qu'en 2017 (490 cas) et en 2016 (365 cas).

"Il s'agit d'une augmentation massive", note Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l'OFSP. L'été passé déjà, l'OFSP et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ont mis à jour leurs recommandations relatives à la légionellose.

Cause difficile à identifier

Aucune cause principale n'a été identifiée. "Nous savons comment la maladie se développe, mais il s'agit la plupart du temps de cas isolés dont la cause est difficile à découvrir par la suite", explique Daniel Koch.

Dernièrement, les douches, les brumisateurs, les jacuzzi, les ventilations et les tours de réfrigération ont constitué les principales sources d'infection. Des légionelles ont également été retrouvées dans du terreau.

Contamination par inhalation

L'infection se produit par l'inhalation d'aérosols contenant des légionelles, c'est-à-dire un mélange d'air et de gouttelettes d'eau contaminée avec certains types de Legionella. Si elles sont ingérées par voie digestive, les légionelles sont en revanche inoffensives.

Fièvre, toux, douleurs musculaires, maux de tête et perte de l'appétit sont les premiers symptômes de la maladie du légionnaire. Ils apparaissent deux à dix jours après l'infection. La maladie peut aussi prendre la forme d'une pneumonie à évolution plus ou moins sévère. Dans 5% à 10% des cas, les malades décèdent, malgré un traitement antibiotique.

ats/lgr

Publié le 10 janvier 2019 à 21:20 - Modifié le 10 janvier 2019 à 22:09