Modifié le 10 janvier 2019 à 17:21

Le vécu méconnu des jeunes pères au coeur d'une étude romande

Un père est assis sur un canapé avec son bébé dans les bras.
Une étude montre l'évolution de la préparation à la paternité Le 12h30 / 2 min. / le 10 janvier 2019
La Haute Ecole de Santé Vaud et l'association Männer.ch ont présenté jeudi une étude qualitative sur le vécu de jeunes pères, mais aussi sur la préparation à la paternité.

Une vingtaine d'entretiens ont été menés avec des jeunes pères pour aborder le thème de la préparation à la paternité. Une étape jugée essentielle pour le bien-être des familles. Car si les hommes ont depuis 50 ans leur place en salle d'accouchement, il reste du chemin à faire.

"Le père est essentiellement vu comme un accompagnant et non comme un parent à part entière qui participe à la naissance de son enfant (...) et il est peu considéré tant émotionnellement que physiquement", indique ainsi Magali Bonzon, sage-femme à l'HESAV, et qui a participé à ce projet de recherche.

Les pères aussi touchés par la dépression

D'autant plus que, selon la littérature scientifique sur la question, 10% des nouveaux pères seraient touchés par une dépression post-partum. Un taux sous-estimé, car le père n'est pas au centre de l'attention durant cette période. De plus, il n'ose pas toujours confier ses peurs et ses craintes, dans un moment où il est censé aider sa partenaire.

Il existe aujourd'hui des sessions de préparation à la paternité dans certains hôpitaux. Mais on pourrait aller plus loin, selon Magali Bonzon, qui imagine des espaces dédiés dans les maternités où les pères pourraient manger ou passer du temps. Ou encore proposer un lit de camp, pour que les pères puissent dormir auprès de leur compagne et de leur bébé.

>> Des extraits des entretiens menés auprès des jeunes pères par l'HESAV

Sarah Clément

Publié le 10 janvier 2019 à 17:20 - Modifié le 10 janvier 2019 à 17:21