Modifié le 26 novembre 2018 à 10:06

L'UDC n'a pas convaincu au-delà de ses rangs, selon un sondage SSR

Non à l'initiative de l'UDC sur l'autodétermination.
Non à l'initiative de l'UDC sur l'autodétermination. [Adrien Perritaz - Keystone]
L’analyse d’après-scrutin de l’initiative sur l’autodétermination, menée par l’institut gfs.bern pour la SSR, montre, sans surprise, un net clivage entre l’UDC et les autres formations politiques.

Dans le détail, 96% des sympathisants de l’UDC ont glissé un oui à l’initiative de leur parti. A l’opposé, les partisans du Parti socialiste ont été 97% à s’opposer au texte de l’UDC, juste devant les Verts (94%). Les sympathisants du PDC et ceux du PLR suivent avec de nets refus, à respectivement 88% et 76%.

L’analyse montre également que plus les électeurs avaient confiance dans le travail du Conseil fédéral, plus ils étaient enclin à glisser un non dans l’urne.

Les arguments des opposants et des partisans

Concernant les raisons du vote, l’argument le plus souvent avancé par les opposants au texte est celui de la mise en danger des relations avec les pays étrangers. Les opposants craignaient également que la Suisse perde sa réputation de négociatrice fiable, ainsi que des contrats internationaux importants pour elle.

A l’inverse, les partisans de l’initiative ont cité comme argument principal leur confiance envers l’UDC. Ils estimaient aussi que le texte aurait apporté davantage de stabilité et ils jugeaient important que les électeurs choisissent quel droit devait s’appliquer en Suisse.

nr/vkiss

Publié le 25 novembre 2018 à 19:23 - Modifié le 26 novembre 2018 à 10:06

Méthodologie

L'étude d'opinion a été menée par l'institut gfs.bern pour le compte de la SSR entre le 23 et le 25 novembre auprès de 9281 électeurs et électrices de toute la Suisse. Les participants ont été recrutés via les plates-formes numériques de la SSR ainsi qu'à travers le panel en ligne polittrends.ch. La représentativité des données a été assurée par un processus de pondération à plusieurs niveaux. La marge d'erreur est de +/- 2,5%.