Publié le 20 novembre 2018 à 12:44

Les dépenses de santé vont continuer à progresser inéluctablement

Les analyses en laboratoire pèsent sur les coûts de la santé.
Les dépenses de santé vont continuer à progresser, selon une étude Le 12h30 / 1 min. / le 20 novembre 2018
Le centre de recherches conjoncturelles KOF prévoit une progression annuelle des dépenses de santé de 3,9% ces deux prochaines années. Après une très légère accalmie en 2017, elles se stabilisent donc à la hausse.

L'organisme dépendant de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich a présenté une nouvelle étude mardi à Zurich, en collaboration avec le site Comparis, Après une légère accalmie en 2017, avec 3,5% d'augmentation et un montant moyen de 9800 francs par assuré, et une hausse prévue de 3,8% cette année, ces coûts représenteront 10'700 francs par personne en 2020.

Trois facteurs principaux

La progression atteindra particulièrement le secteur des services dits auxiliaires, qui comprennent notamment les analyses en laboratoire. Le KOF explique cette tendance par la croissance des salaires, le vieillissement de la population et le progrès médical - qui augmente la qualité des soins mais aussi leurs coûts.

Cette hausse va avoir inévitablement un impact sur les dépenses de santé de la population, avec des hausses de l'assurance maladie obligatoire et des versements directs des ménages.

L'ambulatoire permet d'infléchir légèrement la tendance

Le déplacement d'interventions hospitalières vers le secteur ambulatoire permet d'infléchir légèrement la tendance mais pas de l'enrayer, analyse le centre de recherches conjoncturelles.

Comparis, lui, suggère d'ancrer dans la loi la possibilité d'une plus grande marge de manoeuvre pour les assurances maladie afin que celles-ci puissent proposer de nouveaux modèles d'assurance. Ils permettraient, selon le site, d'endiguer cette hausse continue des dépenses.

Cette solution diffère de celle d'une adaptation à la hausse des aides que préconisent certaines organisations, comme Caritas tout récemment.

Séverine Ambrus/oang

Publié le 20 novembre 2018 à 12:44