Grand Format

Quatre candidats pour deux sièges

Introduction

Karin Keller-Sutter et Hans Wicki côté PLR, Viola Amherd et Heidi Z'graggen côté PDC: qui sont les quatre prétendants au Conseil fédéral?

Candidat(e) 01

Heidi Z'graggen

L'interview-portrait

On ne l'attendait pas sur le ticket PDC. Heidi Z'graggen, 52 ans, est la surprise de la course au Conseil fédéral. Malgré son statut d'outsider, l'Uranaise voit son étoile monter à Berne. Elle pourrait devenir la première à représenter son canton au gouvernement fédéral.

Peu connue hors de son canton, Heidi Z'graggen, conseillère d'Etat depuis 14 ans, a surtout fait parler d'elle pour son engagement en faveur du projet touristique de luxe du milliardaire égyptien Samih Sawiris à Andermatt (UR).

Portrait des candidats au conseil fédéral : l'uranaise Heidi Z'Graggen
19h30 - Publié le 26 novembre 2018

La ministre uranaise défend des positions strictes sur la politique migratoire. De quoi lui attirer les voix des démocrates du centre? Au terme de son audition par l'UDC, Heidi Z'graggen a en tout cas recueilli nettement plus de voix que sa colistière Viola Amherd.

>> Lire: La majorité de l'UDC roule pour Heidi Z'graggen et Karin Keller-Sutter

Heidi Z'graggen se défend toutefois d'être la candidate de la droite du Parlement: "Je suis une politicienne de la concordance, une politicienne d'exécutif. Et je dois trouver des solutions stables, bonnes pour le futur." Cette concordance, elle dit d'ailleurs la vivre à la maison. Elle partage en effet sa vie avec un élu... UDC.

L'Uranaise n'oublie jamais, toutefois, de souligner son amour pour la nature. Pour plaire à la gauche? "Pas du tout, répond-elle. C'est quelque chose en moi parce que j'ai vécu toute ma vie ici à Uri. Ici, nous avons tous vu ce qui va se passer si nous ne nous soucions pas de la nature."

Et celle qu'on dit ambitieuse de revendiquer à la fois les valeurs d'ouverture et de conservatisme. Mais cette formule suffira-t-elle à surmonter son principal handicap? Jamais, ou presque, un candidat hors sérail n'a été élu au Conseil fédéral au détriment d'un candidat siégeant sous la Coupole.

Le profil politique

Heidi Z'graggen semble être davantage marquée à droite que Viola Amherd. C'est en tout cas ce que révèle le profil politique des deux candidates PDC élaboré par l'institut Smartvote.

Le profil politique de Viola Amherd (PDC-VS) et Heidi Z'graggen (PDC-UR).
Le profil politique de Viola Amherd (PDC-VS) et Heidi Z'graggen (PDC-UR). [www.smartvote.ch - www.sotomo.ch]

En matière de politique étrangère et de migration, l'Uranaise s'oppose à ce que la Suisse accueille davantage de réfugiés venus des zones de crise et défend une interprétation stricte de la neutralité. Heidi Z'graggen milite par ailleurs en faveur d'une hausse générale de l'âge de la retraite et souhaite accorder davantage de moyens à l'armée. Deux positions qui pourraient plaire à la droite.

Sur les thèmes de société, son profil est plus complexe: elle prône la légalisation de la consommations du cannabis, soutient les quotas de femmes dans les conseils d'administration, mais s'oppose au droit d'adoption pour les homosexuels. A noter que les deux candidates PDC défendent souvent des positions similaires telles que le congé paternité et le soutien fédéral aux crèches, contrairement aux deux candidats PLR.

Mais Heidi Z'graggen pourrait grappiller quelques voix chez les écologistes grâce à son positionnement sur la protection de la nature. Elle prône en effet l'introduction d'une taxe sur le CO2 pour les carburants et rejette la construction d'un second tube routier au Gothard. Dans ce dernier cas, son appartenance cantonale semble être déterminante, le portail nord du tunnel étant situé sur la commune uranaise de Göschenen.

>> Lire aussi: Retraite, migration, cannabis: l'avis des quatre candidats au Conseil fédéral

Les liens d'intérêt

Contrairement aux autres candidats, Heidi Z'graggen ne siège pas sous la Coupole fédérale, mais dans l'exécutif de son canton. A ce titre, sa situation est différente. A Uri, les ministres (à temps partiel) peuvent exercer des mandats dans le privé.

La conseillère d'Etat siège ainsi dans un seul conseil d'administration, celui des centrales électriques de Suisse centrale (CKW). Elle précise toutefois qu'une partie importante des revenus pour ce mandat, 26'000 francs par an, reviennent au canton.

>> Lire: Pour qui roulent les candidats au Conseil fédéral?

Candidat(e) 02

Viola Amherd

L'interview-portrait

Depuis la démission de Doris Leuthard en septembre, Viola Amherd, 56 ans, a endossé le rôle de favorite pour reprendre le siège démocrate-chrétien au Conseil fédéral. Conseillère nationale depuis 13 ans, vice-cheffe du groupe PDC, la Haut-Valaisanne figure parmi les élus les plus influents du Parlement.

Viola Amherd est toutefois peu connue au sein du grand public. "C'est parce que j'aime plutôt travailler dans les dossiers, explique-t-elle. Comme conseillère nationale, une parmi les deux cents, ce n'est à mon avis pas nécessaire d'être chaque jour sous les projecteurs."

Viola Amherd, favorite pour reprendre le siège PDC au gouvernement.
19h30 - Publié le 27 novembre 2018

Viola Amherd a été 12 ans présidente de la commune de Brigue (VS), une expérience d’exécutif qu’elle partage avec l’Uranaise Heidi Z’graggen, l’autre candidate sur le ticket PDC. Face à cette nouvelle concurrence, elle cherche désormais à gommer son image de candidate du centre gauche.

"Je n'aime pas ces étiquettes. Je suis une politicienne du centre, du PDC", affirme-t-elle. A ce titre, Viola Amherd, spécialiste des transports et des droits de l'enfant, dit se reconnaître pleinement dans l'orientation à la fois sociale et conservatrice de son parti.

Elle insiste également sur son identité haut-valaisanne: "Ma langue maternelle est l'allemand. Dans notre canton, on est une minorité de langue et de culture allemande. Je pense que c’est très important de pouvoir bâtir des ponts entre les langues et entre les cultures."

Viola Amherd compte un solide réseau d’amis à Brigue, mais elle y compte aussi des ennemis. "Si on a travaillé pendant 30 ans dans l'exécutif, comme avocate ou notaire, c’est clair qu’on n'a pas que des amis", dit-elle. Récemment, le journal local, le Walliser Bote, a ressorti un conflit juridique dans lequel elle est impliquée. De quoi lui coûter son élection?

>> Lire: Une condamnation au civil entrave la candidature de Viola Amherd au Conseil fédéral

Le profil politique

Viola Amherd est-elle la candidate de la gauche? Si l'on en croit son profil politique élaboré par l'institut Smartvote, ce n'est pas le cas, même si elle semble légèrement moins marquée à droite que sa colistière Heidi Z'graggen.

Le profil politique de Viola Amherd (PDC-VS) et Heidi Z'graggen (PDC-UR).
Le profil politique de Viola Amherd (PDC-VS) et Heidi Z'graggen (PDC-UR). [www.smartvote.ch - www.sotomo.ch]

La Haut-Valaisanne s'oppose à une hausse de l'âge de la retraite pour les hommes et les femmes. Elle défend également l'adoption par les couples de même sexe ainsi qu'un abaissement des effectifs de l'armée à 100'000 hommes. En matière budgétaire, elle souhaite accorder davantage de moyens à l'éducation et à la recherche.

Sur les questions migratoires, Viola Amherd estime que la Suisse doit accueillir davantage de réfugiés venus des zones de crise. Pour elle, il n'est pas question d'imposer une application plus stricte du principe de neutralité en matière de politique étrangère.

En revanche, sur certains points, la conseillère nationale penche davantage à droite. Elle se méfie en effet des quotas de femmes dans les conseils d'administration, refuse l'introduction d'une taxe sur le CO2 pour les carburants et soutient la construction d'un second tube routier au Gothard.

>> L'interview politique de Viola Amherd dans Forum:

La candidate PDC au Conseil fédéral Viola Amherd.
Peter Klaunzer - Keystone
Forum - Publié le 29 novembre 2018

>> Lire aussi: Retraite, migration, cannabis: l'avis des quatre candidats au Conseil fédéral

Les liens d'intérêt

Parmi les quatre candidats au Conseil fédéral, Viola Amherd est celle qui cumule le plus de liens d'intérêt: une quinzaine, dont la moitié dans des conseils d'administration. On y trouve diverses entreprises de son canton, dont Migros Valais, des entreprises de transport comme BLS et des cliniques privées.

Les liens de la conseillère nationale semblent particulièrement étroits avec le groupe Swiss Medical Network (anciennement Genolier), qui détient 17 cliniques et hôpitaux privés. Elle a accrédité au Parlement l'un de ses cadres.

La Haut-Valaisanne défend le système de milice, qui implique d'avoir une activité à côté du Parlement. "Mais dès le moment où on est élu au Conseil fédéral, on quitte tout", relève Viola Amherd. En ce sens, son indépendance est totalement garantie si elle accédait au gouvernement.

Viola Amherd s’exprime sur ses liens d’intérêt
L'actu en vidéo - Publié le 29 novembre 2018

"Viola Amherd n'est pas porteuse d'un combat pour les cliniques privées au Parlement", constate Carlo Sommaruga. Le conseiller national PS n'y voit donc pas de "problème flagrant d'indépendance", même si, "sur le principe, bien sûr, tous ces liens posent problème".

>> Lire: Pour qui roulent les candidats au Conseil fédéral?

Candidat(e) 03

Karin Keller-Sutter

L'interview-portrait

C'est la grande favorite de l'élection à la succession de Johann Schneider-Ammann. Conseillère d'Etat pendant 12 ans dans son canton puis, depuis 2011, conseillère aux Etats, polyglotte, la libérale-radicale Karin Keller-Sutter remplit presque toutes les cases pour entrer au Conseil fédéral.

La Saint-Galloise, qui sort d'une année de présidence du Conseil des Etats, sait qu'elle est désormais au sommet de son pouvoir au Parlement. Sa voix pèse lourd à Berne, de la politique européenne aux questions sociales. C'est donc tout naturellement qu'elle s'est mise à la disposition de son parti.

Karin Keller-Sutter : portrait de la candidate PLR au Conseil Fédéral
19h30 - Publié le 28 novembre 2018

Cette aura fédérale, elle ne l'avait pas encore en 2010 quand, conseillère d'Etat, elle avait raté l’élection au gouvernement, face à Johann Schneider-Ammann. Sa réputation de dureté sur les questions migratoires l'avait privée des voix de la gauche. Une réputation qui la poursuit aujourd'hui encore.

Elle traîne également une image de politicienne froide, hautaine, inaccessible. "Cette description est fausse", affirme Karin Keller-Sutter. Ceux qui me côtoient régulièrement ne le diraient certainement pas". Elle se dit plutôt réaliste, terre à terre, solide, à l'instar, dit-elle, des habitants de Suisse orientale.

La conseillère aux Etats se positionne clairement à droite de l'échiquier politique. Elle privilégie ainsi "l'égalité des chances" au féminisme, un cliché de gauche selon elle. Et Karin Keller-Sutter d'énoncer son credo libéral: "toujours chercher une solution qui sert la responsabilité individuelle avant de faire appel à l'Etat."

Libérale pur sucre, la Saint-Galloise s’entend pourtant bien avec le président du PS Christian Levrat. Quand il s'agit de protection contre le dumping salarial, elle fait une entorse à ses principes, s'opposant à un assouplissement des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes.

Le profil politique

Du côté du PLR, Karin Keller-Sutter présente des positions plus marquées à droite que son rival Hans Wicki. Selon l'analyse de son profil Smartvote, la Saint-Galloise est la plus à droite des quatre candidats au Conseil fédéral.

Le profil politique de Hans Wicki (PLR-NW) et Karin Keller-Sutter (PLR-SG).
Le profil politique de Hans Wicki (PLR-NW) et Karin Keller-Sutter (PLR-SG). [www.smartvote.ch - www.sotomo.ch]

Karin Keller-Sutter est particulièrement profilée sur les questions migratoires et de sécurité. Elle refuse la naturalisation facilitée pour les étrangers de la 3e génération, rejette le durcissement de la législation sur les armes et défend un droit pénal des mineurs plus sévère, davantage tourné vers des peines d'emprisonnement.

La Saint-Galloise souhaite par ailleurs une application stricte du principe de neutralité en matière de politique étrangère. La baisse des impôts est en outre une de ses priorités pour la prochaine législature. Et en matière budgétaire, la Confédération devrait selon elle accorder davantage de moyens à l'armée et moins à la protection de l'environnement.

Karin Keller-Sutter apparaît toutefois plus progressiste dans d'autres domaines tels que l'adoption pour les couples homosexuels. Dans ce débat, elle souhaite autoriser l'adoption des enfants du conjoint. Elle n'appuie pas non plus la hausse généralisée de l'âge de la retraite, plaidant plutôt pour une retraite flexible de 62 à 70 ans.

>> Lire: Retraite, migration, cannabis: l'avis des quatre candidats au Conseil fédéral

Les liens d'intérêt

Karin Keller-Sutter compte principalement des mandats dans les assurances et les fonds de pension. Elle préside également la faîtière du commerce de détail (Swiss Retail Federation), qui défend de nombreux groupes comme Manor, IKEA ou encore Aldi et Lidl.

Depuis son entrée au conseil d'administration de l'assureur La Bâloise en 2013, la conseillère d'Etat a reçu quelque 840'000 francs. De plus, la conseillère d'Etat détient 2581 actions de l'assureur, dont la valeur atteint plus de 380'000 francs.

"Le conseil d'administration d'une entreprise, c'est la direction stratégique. Dans un conseil d'administration, on ne parle pas de la politique à Berne. Pour ça, il y a les associations de branche, qui font le lobbying", relève Karin Keller-Sutter, qui affirme savoir "très bien séparer" les questions politiques de ses activités privées.

Karin Keller-Sutter s’exprime sur ses liens d’intérêt
L'actu en vidéo - Publié le 29 novembre 2018

D'ailleurs, ses adversaires politiques ne soupçonnent pas Karin Keller-Sutter d'être sous l'emprise des assureurs, contrairement à ce qui était reproché à Ignazio Cassis il y a quelques mois. Pour le socialiste genevois Carlo Sommaruga, les mandats de la Saint-Galloise font simplement d'elle "un prototype bourgeois".

>> Lire: Pour qui roulent les candidats au Conseil fédéral?

Candidat(e) 04

Hans Wicki

L'interview-portrait

C'est le seul homme du quatuor. Pourtant très discret sous la Coupole, le sénateur nidwaldien Hans Wicki, 54 ans, a osé se lancer dans la course au Conseil fédéral, face à l'ultra favorite Karin Keller-Sutter, donnée gagnante avant même l'annonce de sa candidature.

Tous les observateurs de la Berne fédérale répètent qu'il n'a aucune chance. Est-ce que ça l'énerve? "Pas du tout", dit-il. "C'est un fait que j'ai une concurrente très sérieuse. Mais elle a aussi un concurrent très sérieux", relève le conseiller aux Etats, spécialiste du domaine des transports, de la formation et de la sécurité.

Hans Wicki : portrait de la candidate PLR au Conseil fédéral
19h30 - Publié le 29 novembre 2018

S'il aspire aux plus hautes charges, Hans Wicki est conscient d'une faiblesse: il parle mal le français. "Je parle très bien anglais", ajoute en général cet ancien cadre dans une entreprise internationale. Mais il promet d'améliorer sa maîtrise de la langue de Voltaire s'il est élu le 5 décembre.

Président du conseil d'administration des remontées mécaniques du Titlis et politicien depuis presque 20 ans, dont six au Conseil d'Etat de son canton, Hans Wicki revendique être ambitieux. Il est d'ailleurs convaincu de pouvoir gagner cette élection.

"J’ai une bonne expérience d’exécutif. Mon expérience en entreprise est très bonne dans une entreprise internationale, sur plusieurs continents et différentes cultures. J'ai accompli beaucoup de choses dans ma vie. Celui qui me voit comme un candidat alibi n'a pas vraiment étudié mon parcours", lance-t-il.

"Je suis au centre droite de mon parti", estime Hans Wicki. Pour lui, entre la protection de la nature et la défense de l'économie, il faut toujours faire une pesée d'intérêts. "Qu'est-ce que ça amène pour la nature et qu'est-ce que ça amène de négatif pour l'économie. Si la relation n'est pas raisonnable, alors je suis pour l'économie", conclut le Nidwaldien.

Le profil politique

En se lançant dans la course au Conseil fédéral, Hans Wicki s'est d'emblée présenté comme le candidat des milieux économiques. Pourtant, son profil politique établi par Smartvote ne penche pas plus à droite que celui de sa colistière Karin Keller-Sutter, pas même en matière de politique économique et financière.

Le profil politique de Hans Wicki (PLR-NW) et Karin Keller-Sutter (PLR-SG).
Le profil politique de Hans Wicki (PLR-NW) et Karin Keller-Sutter (PLR-SG). [www.smartvote.ch - www.sotomo.ch]

Les positions de Hans Wicki sont clairement bourgeoises. Le conseiller aux Etats se montre toutefois plus centriste que Karin Keller-Sutter sur toute une série de sujets, notamment la naturalisation facilitée des étrangers de la 3e génération ainsi que le durcissement de la loi sur les armes, deux principes qu'il soutient.

En ce qui concerne la politique étrangère et l'Europe, Hans Wicki trouve "juste" que les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) soient contraignantes pour la Suisse, une opinion que ne partage pas la Saint-Galloise. En outre, il ne souhaite pas une application plus stricte du principe de neutralité.

Par ailleurs, le sénateur nidwaldien se prononce sans détour en faveur de la hausse de l'âge de la retraite pour les hommes et les femmes. Et en matière budgétaire, il souhaite accorder davantage de moyens à la formation et à la recherche ainsi qu'à l'armée, tout en diminuant l'enveloppe dédiée à la protection de l'environnement.

>> Lire: Retraite, migration, cannabis: l'avis des quatre candidats au Conseil fédéral

Les liens d'intérêt

Hans Wicki a dirigé de nombreuses entreprises. Actuellement, ses mandats se concentrent entre l'automobile, l'industrie, dont le groupe Schindler, et le tourisme. Le Nidwaldien préside aussi le lobby de la construction, constructionsuisse, dont il a accrédité le directeur au Parlement.

A l'époque où il était au Conseil d'Etat nidwaldien, il avait été reproché à Hans Wicki d'être à la fois Directeur des constructions du canton et président des remontées mécaniques d'Engelberg- Trübsee-Titlis.

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Crédits

  • Réalisation web

    Didier Kottelat

  • Sujets TV

    Pierre Nebel