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Une start-up de l'EPFL sera chargée de nettoyer l'espace

Une start-up de l'EPFL sera chargée de nettoyer l'espace [RTS]
Une start-up de l'EPFL sera chargée de nettoyer l'espace / 19h30 / 1 min. / le 29 novembre 2019
Une spin-off de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ClearSpace, a pris la tête d'un consortium européen chargé d'éliminer les déchets spatiaux. Cette question était notamment au menu du Conseil de l'Agence spatiale européenne (ESA).

La société, fondée en 2017, va ainsi assurer la direction de la mission ADRIOS, chargée de retirer activement les déchets de l'espace. Satellites hors d'usage, fragments de fusées: quelque 8000 tonnes de déchets spatiaux volent au-dessus de nos têtes et représentent un risque de collision pour les satellites en activité.

"Nous avons répondu à un appel d'offres de l'ESA, en compétition avec douze autres consortiums, dont Airbus, Thales et Avio, soit trois poids lourds du spatial européen", se réjouit le directeur de ClearSpace Luc Piguet, cité jeudi par Heidi.news. "Cela démontre qu'il y a une volonté de changement au sein de l'ESA. Je pense que l'agence a envie de voir de nouveaux acteurs se lancer et tenter l'aventure pour construire quelque chose de neuf", estime Luc Piguet sur la RTS.

Un filet tentaculaire

Ce dernier ne souhaite pas dévoiler le budget de la mission, ni ses industries partenaires. Celles-ci "dépendront des contributions financières nationales", a-t-il précisé.

La technologie développée pour le projet CleanSpace One de l'EPFL - une sorte de filet tentaculaire destiné à attraper les débris - devrait être implémentée lors de la mission ADRIOS, avec quelques modifications, relate encore le portail en ligne basé à Genève.

jfe avec ats

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Budget record pour l'ESA

Les 22 pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont voté jeudi un budget de 14,4 milliards d'euros (15,8 milliards de francs), une somme record. Cet argent sera consacré au financement des nouveaux programmes.

Ce budget, qui va financer les nouveaux programmes spatiaux sur une durée de trois à cinq ans, atteint une somme inégalée depuis la fondation de l'organisation intergouvernementale, en 1975.

L'ESA prévoit une montée en puissance dans le domaine des sciences de l'univers, de l'exploration (missions sur Mars sur la Lune) et d'observation de la Terre avec notamment le programme de surveillance du changement climatique, Copernicus, pour qui l'agence spatiale va fournir de nouvelles sentinelles.


Un rôle à jouer pour la Suisse

La Suisse a quant à elle renforcé son engagement dans le domaine spatial, écrit dans un communiqué le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). La secrétaire d’Etat Martina Hirayama a participé au Conseil ministériel de l’ESA à Séville, qui s'est tenu les 27 et 28 novembre.

La Suisse contribue à sécuriser l'accès de l'Europe à l'espace (Ariane et Vega), participe à un programme mondial d’observation de l’environnement, joue un rôle de pionnier dans la réduction des débris spatiaux, livre une contribution clé pour la construction d’une petite navette réutilisable et participe à "Artemis", le programme américain qui lancera une mission lunaire habitée.