Publié le 19 mai 2019 à 08:06

Les plus longs bus électriques sont suisses et roulent à Nantes

Le nouveau bus électrique de près de 25m de long roule déjà à Nantes.
La mobilité électrique se développe en Suisse, jusque dans le monde des transports publics. 19h30 / 2 min. / le 14 mai 2019
Le fabricant Hess a réussi l'exploit de mettre au point des bus de 25 mètres de long roulant uniquement sur batteries. L'entreprise soleuroise a vendu une vingtaine de ces géants, uniques au monde, aux transports publics de Nantes.

Les progrès dans le domaine des batteries, mais aussi dans la conception des bus avec des véhicules plus légers, ont permis à Hess de concevoir le lighTram, un véhicule d'une taille jamais vue dans le secteur des bus roulant uniquement sur batteries.

Un format qui intéresse les TL

Il peut transporter jusqu'à 200 passagers, une capacité qui intéresse les Transports publics de la région lausannoise comme l'a indiqué au 19h30 Laurent Mudry, responsable du système routier aux TL. La compagnie a commandé douze trolleybus de 24,7 m de long à Hess pour 16,5 millions de francs.

L'entreprise Hess n'est pourtant qu'un nain, en comparaison avec les géants chinois du secteur. Elle ne produit qu'une centaine de véhicules par année, contre plusieurs milliers chez leaders mondiaux BYD et Yutong. Il faut dire que la Chine est de loin le pays au monde investissant le plus dans les bus électriques. Ainsi la ville de Shenzen (12 millions d'habitants) ne compte que des bus électriques pour ses transports publics. Cela représente un parc de plus de 16'000 véhicules, alors que les pays européens n'achètent que quelque 3500 bus électriques chaque année.

Un marché en pleine croissance

Le directeur général de l'entreprise de Bellach (SO), Alex Næf, est néanmoins confiant pour l'avenir. Depuis les accords de Paris pour le climat, le marché du bus électrique est en pleine croissance. Moins de pollution, moins de bruits, pas de gaz d'échappement, pas de particules fines: tous ces avantages sont synonymes de meilleure qualité de vie pour les clients et les riverains. Alex Næf est persuadé que la pression populaire va doper le marché, même si les bus électriques sont 50% plus chers que les véhicules thermiques, diesel ou à essence.

Nicolas Rossé/oang

Publié le 19 mai 2019 à 08:06