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Avant même l'arrivée de la 5G, des chercheurs planchent déjà sur la 6G

L'Europe a pris du retard dans le développement de la technologie 5G face à la Chine notamment.
Avant même l'arrivée de la 5G, des chercheurs planchent déjà sur la 6G La Matinale / 1 min. / lundi à 06:30
Alors que les inquiétudes montent autour de la 5G et de ses antennes, des chercheurs suisses et européens s'intéressent déjà à la 6G. Ils veulent éviter le retard pris sur d'autres avec la dernière génération.

L'Europe a pris du retard dans le développement de la technologie 5G, face à la Chine notamment. Elle veut donc éviter que ce scénario se reproduise avec la génération suivante de cette technologie mobile.

Et parmi les chercheurs qui planchent déjà sur la 6G figure notamment le Centre Suisse d'Electronique et de Microtechnique (CSEM) à Neuchâtel, qui a participé au "6G Wireless Summit" le mois dernier en Finlande.

Les risques des solutions chinoises

"L'Europe va devoir être prise comme un partenaire important dans la définition de ce que sera la 6G", explique le responsable du secteur Systèmes sans fils embarqués au CSEM Philippe Dallemagne lundi dans La Matinale. "Et pas seulement en se basant sur des solutions développées en Chine, ce qui présente des avantages parce que les produits chinois sont plus abordables mais certainement pas les mieux placés en termes de confidentialité des données. On a aussi évoqué des problèmes d’espionnage. On essayera d'éviter ces questions à l'avenir, j'imagine."

Parmi les autres pistes étudiées pour la 6G figurent des débits encore améliorés. La question de la dangerosité des ondes, elle, n'est pas encore au centre des préoccupations.

Antennes moins puissantes mais plus nombreuses?

"Aujourd'hui, il n'y a pas de demande spécifique concernant la santé dans la 6G, mais c'est un sujet qui pourrait venir" note Philippe Dallemagne. "Il est clair que multiplier les antennes pose probablement un problème de densité d'émissions de radiofréquences. Un des sujets qui pourrait être abordé dans la 6G, peut-être même déjà dans les prochaines versions de la 5G, serait d'établir des mécanismes qui permettraient de réduire la puissance des antennes, en contrepartie de leur multiplication par exemple."

Les recherches sur la 6G n'en sont évidemment qu'à leurs débuts. Il faut en général une dizaine d'années pour développer une nouvelle génération de standards pour la téléphonie mobile.

Cynthia Racine/oang

Publié lundi à 08:13 - Modifié lundi à 12:58