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Ces robots qui achètent de la drogue ou des armes sur internet

L'exposition dévoile notamment l'achat de pilules d'ecstasy par un robot. [!mediengruppebitnik]
L'exposition dévoile notamment l'achat de pilules d'ecstasy par un robot. [!mediengruppebitnik]
Comment punir l'achat de drogue ou d'armes sur internet par des robots? Une exposition, qui pose cette question jusqu'au 11 janvier à Saint-Gall, suscite la controverse.

Est-ce qu'un robot ou un logiciel peuvent être reconnus coupable d'un crime? Que peuvent entreprendre les autorités judiciaires si un robot achète de la drogue, des armes ou du matériel de piratage sur internet et qu'il envoie ensuite ses achats à un particulier?

Ces questions, posées dans une nouvelle exposition du Kunsthalle à Saint-Gall "The Darknet: From Memes to Onionland", suscitent la polémique, relate dimanche le Guardian.

"Explorer les implications éthiques"

Parmi les divers objets exposés, figure une enveloppe remplie de 10 pilules d'ecstasy. Les artistes suisses dévoilent ainsi les achats illégaux qu'un robot peut faire sur la toile en quelques jours.

N'existant aucune base légale spécifique dans ce cas, comment définir la responsabilité d'un robot ou de son propriétaire? "Le but des artistes est d'explorer les implications éthiques et philosophiques de ces marchés", explique le Guardian.

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"Random Darknet Shopper"

Le robot des artistes du !Mediengruppe Bitnik, baptisé "Random Darknet Shopper", a été chargé d'acheter des marchandises pour un montant de 100 dollars en bitcoins.

Le robot a fait ses achats au sein du "deepweb" (web invisible ou caché).