Modifié le 10 août 2017

Des porcs génétiquement modifiés pour être donneurs d'organes

Un croquis évoquant une xénotransplantation d'un porc à un humain.
Un croquis évoquant une xénotransplantation d'un porc à un humain. [Duval - BSIP - AFP]
Une équipe scientifique internationale est parvenue à modifier génétiquement des porcelets pour que leurs organes soient compatibles avec des transplantations sur l'homme, selon un article publié jeudi dans Science.

Cette avancée pourrait révolutionner les greffes d'organes en permettant de les prélever sur des porcs plutôt que sur de rares donneurs humains. Jusqu'à présent, les greffes porcines comportent des risques de transmission de virus.

Selon la revue américaine Science, l'équipe dirigée par deux généticiens de l'université de Havard, George Lurch et Luhan Yang, a utilisé la méthode du clonage pour retirer les gènes responsables de ces virus dans l'ADN porcin avant de développer les embryons.

Près de 40 porcelets compatibles

La société privée eGenesis, fondée par les deux hommes, est ainsi parvenue à obtenir la naissance de 37 porcelets dont les organes seront potentiellement adéquats pour une xénotransplantation, une greffe à partir de donneurs animaux.

Les porcs sont déjà utilisés dans la xénotransplantation de valves cardiaques ou de pancréas. Mais cette nouvelle avancée doit permettre de transplanter des organes porcins plus volumineux et qui posent un risque de transmission de virus plus important.

afp/ptur

Publié le 10 août 2017 - Modifié le 10 août 2017