Modifié le 17 février 2020 à 20:06

Vieillesse et bonne santé ne sont de loin pas incompatibles

Une leçon de Pilates organisée par Pro Senectute à Lucerne.
Le défi de la vieillesse au cœur de la conférence nationale Santé2030 Le 12h30 / 2 min. / le 17 février 2020
Quelles sont les recettes pour vieillir en bonne santé? C'est le thème de la conférence nationale Santé2030 qui se tient à Berne lundi, organisée par l'Office fédéral de la santé publique. Quelque 250 spécialistes y sont réunis.

Les seniors de Suisse se sentent en forme. Y compris pour la tranche d'âge 83-89 ans, où les deux tiers des personnes interrogées estiment être en bonne ou en très bonne santé.

D'ailleurs, ils sont peu nombreux à vivre en institution: à peine 6% des plus de 65 ans. Les autres se débrouillent très bien hors EMS, restent actifs, dynamiques, engagés.

Et ça, c'est une bonne surprise, de l'avis du conseiller fédéral Alain Berset: "Ce qui est très frappant, c'est que l'image qu'on a habituellement de la vieillesse, à savoir que les gens deviennent dépendants, sont dans des homes, n'arrivent plus à se débrouiller tous seuls... cette image-là a été complètement démontée ce matin par quelques chiffres et statistiques. On se rend compte que, y compris au-delà de 80 ans, l'immense majorité des gens vivent de manière très autonome, participent aux votations, sont intégrés socialement."

>> Lire: En 2030, les Suissesses vivront jusqu'à 88 ans et les Suisses à 84 ans

"Bien sûr, il y a une minorité qui a besoin d'aide et de soutien: elle est très importante, il ne faut pas l'oublier", ajoute le chef du Département de l'intérieur. "Mais on ne doit pas non plus occulter la réalité. Et c'est que pour les seniors, dans notre société, les choses vont, pour l'immense majorité, très bien."

Anticiper le vieillissement

La Conférence nationale Santé2030 sert à ce que tout aille encore mieux: à anticiper le vieillissement. Dans 25 ans, le quart de la population suisse aura 65 ans et plus: il faut lui permettre de vivre plus longtemps encore en bonne santé. Mais il faudra aussi réduire les fossés, qui sont bien réels, entre citoyens suisses et étrangers, nécessiteux ou aisés, de formation de base ou supérieure. Parce que tout cela influe beaucoup à la fois sur l'espérance de vie, mais aussi sur le nombre d'années passées en bonne santé.

Le principal, ce sera aussi de se libérer des stéréotypes et des préjugés qui visent les aînés, et qui sont généralement peu justifiés.

>> Interview de Delphine Roulet Schwab, professeure à la Haute Ecole de la santé de La Source, dans Forum:

Vieillissement de la population et santé: interview de Delphine Roulet Schwab
Forum - Publié le 17 février 2020

Sujet radio: Alain Arnaud

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Publié le 17 février 2020 à 14:47 - Modifié le 17 février 2020 à 20:06