Publié le 30 juillet 2019 à 08:59

Des Tessinois trouvent une nouvelle piste dans la lutte contre la grippe

Le virus de la grippe (virus RNA, de la famille des Orthomyxoviridae) mute souvent, ce qui complique les façons de s'en prémunir.
Des scientifiques tessinois trouvent une molécule contre différentes souches de grippe La Matinale / 1 min. / le 30 juillet 2019
Des chercheurs tessinois ont découvert une molécule capable de reconnaître les multiples variantes du virus de la grippe et, par conséquent, de diriger la réponse immunitaire des individus affectés par la maladie.

Malgré le développement de vaccins efficaces, le virus de l'influenza, ou grippe saisonnière, est à même de muter et d'échapper aux défenses de l'organisme. C'est pourquoi il est nécessaire de le reformuler chaque année, a indiqué lundi l'Université de la Suisse italienne (USI). Or, les travaux des chercheurs suggèrent des alternatives à la vaccination: leur étude est publiée dans la revue Nature Microbiology.

La molécule SIGN-R1

Des scientifiques de l'Institut de recherche en biomédecine, rattaché à l'USI, ont identifié une molécule baptisée SIGN-R1, qui reconnaît les variantes du virus et peut donc diriger la réponse du système immunitaire pour les éliminer. SIGN-R1 est également capable de se lier à d'autres agents pathogènes respiratoires comme le pneumocoque Streptococcus pneumoniae, Une modélisation en 3D de la structure de la molécule SIGN-R1 (4C9F-Structure of SIGN-R1 in complex with Sulfodextran). Une modélisation en 3D de la structure de la molécule SIGN-R1 (4C9F-Structure of SIGN-R1 in complex with Sulfodextran). [NGL Viewer (AS Rose et al. (2018) NGL viewer: web-based molecular graphics for large complexes. Bioinformatics doi:10.1093/bioinformatics/bty419) - RCSB PDB] une bactérie impliquée dans les pneumonies.

Ces résultats ouvrent la voie à la recherche de thérapies alternatives à la vaccination, basées sur des molécules de la même famille que SIGN-R1, selon les auteurs.

Ces traitements pourraient être utilisés sur les patients déjà infectés et chez lesquels la vaccination n'est pas efficace. Ils pourraient également venir soutenir les effets du vaccin chez les enfants et les personnes âgées.

Des chercheurs de l'Université de Toulouse (F) ainsi que de la Harvard Medical School (Boston) et de la Mount Sinai School of Medicine (New York) ont également contribué à cette recherche.

ats/sjaq

Publié le 30 juillet 2019 à 08:59