Modifié le 29 juillet 2019 à 08:15

Cancer et immunothérapie, les universités souhaitent unir leurs efforts

Cancer et immunothérapie, les universités souhaitent unir leurs efforts.
Les hôpitaux universitaires veulent développer une plateforme commune pour lutter contre le cancer: interview de George Le 12h30 / 1 min. / le 28 juillet 2019
Les hôpitaux universitaires veulent s'unir pour développer leurs propres thérapies cellulaires, moins coûteuses que celles des entreprises pharmaceutiques. Une plate-forme commune est en cours de création, annonce dimanche la NZZ am Sonntag.

D'après l'hebdomadaire alémanique, la plate-forme est en train d'être mise sur pied sous la direction du Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer (SAKK).

Le professeur George Coukos, chef du département d'oncologie du CHUV et membre du groupe, s'est expliqué au micro de la RTS.

"L'immunothérapie cellulaire est une thérapie qui peut amener des bénéfices énormes aux patients. C'est encore expérimental mais les hôpitaux universitaires suisses sont capables de la développer (...) Aujourd'hui, les efforts sont très isolés entre les différentes universités et je pense qu'il est très important qu'elles se réunissent pour pouvoir offrir davantage d'opportunités aux patients au sein de ce réseau académique."

"Il ne s'agit pas de concurrence"

Le traitement produit au niveau académique aura l'avantage d'être moins cher. Mais George Coukos se refuse à parler de concurrence envers les groupes pharmaceutiques: "C'est vrai, la production de ces cellules au niveau académique coûte moins cher. Le coût final du produit devrait être de 100'000 à 150'000 francs par patient, soit environ deux fois moins cher que ce que proposent les groupes pharmaceutiques."

Et d'ajouter: "Mais nous n'aspirons pas à être les concurrents de ces sociétés, qui ont déjà développé des produits qui fonctionnent très bien. L'idée, ce n'est pas de reproduire ce qui a été fait mais plutôt d'essayer de développer des thérapies pour tous les patients qui n'ont pas, à l'heure actuelle, de thérapie existante".

Les thérapies cellulaires existantes "ne couvrent actuellement que 2 à 3% des patients oncologiques", conclut-il.

Des propos recueillis par Guillaume Rey

Adaptation web: Tristan Hertig

Publié le 28 juillet 2019 à 13:00 - Modifié le 29 juillet 2019 à 08:15